The Live Story (2025)
par Steve Roach & Vidna Obmana
Portals and Spirals - Limited Edition (2025)
Je suis le premier à coller des étiquettes aux gens : « cancéreux », « noir » « femme » … j’ai l’impression de ne pas pouvoir m’en faire grief directement, j’observe que c’est le cerveau qui est câblé comme ça, parce qu’il a besoin d’aller vite dans la reconnaissance des formes, et ce depuis le Néolithique (distinguer le danger potentiel de l'allié naturel en quelques centièmes de seconde)pour désamorcer ma propension à distribuer des étiquettes (« homosexuel » , « mec de droite » , « journaliste à ICI » lol ), pas d’autre alternative que d’aller à la rencontre de l’autre. Briser la glace. Sortir de l’anonymat pour entrer dans l’intimité de la relation. Dans les limites de la décence, bien sûr. C’est une question de curiosité, plus que de bienveillance, ce concept bisounours pour managers RH.Bref, voilà pourquoi je ne me préoccupe pas trop qu'on me colle l’étiquette « malade ». Chez moi, ça a toujours été la valse des étiquettes, et c'est une des moins pires. Je m’en remettrai.L’ennuyeux, avec un tel comportement, c’est éventuellement de s’attacher à son identité de malade. Se rappeler qu’on ne l’a pas toujours été, et qu’en essence on est bien autre chose.
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| Mon opinion sur les autres : la newsletter qui fait référence dans le Landerneau des jeunes qui le sont restés trop longtemps. |
Dans les notes de pochette, on peut lire cette confession de Steve :"Ces mots sont empreints d’une profonde réflexion sur la musique et l’inspiration. Klaus Schulze est un musicien allemand bien connu pour son travail dans le domaine de la musique électronique et de l’ambient. L’album Timewind, sorti en 1975, est l’un de ses chefs-d’œuvre les plus emblématiques. Il s’agit d’un album instrumental qui a marqué l’utilisation du séquenceur par Schulze. En l’écoutant, vous pouvez ressentir le flux du temps, comme si le vent lui-même vous emportait dans une expérience musicale transcendante.Klaus Schulze - Timewind. Il contient deux longues pistes, “Bayreuth Return” et “Wahnfried 1883”, qui vous plongeront dans un voyage sonore unique. Profitez-en ! 🎶"Enregistré le 01/08/23 avec un public en direct pour Salon d'ambiance à la salle Century Tucson, Arizona.Il s’agit essentiellement d’un enregistrement live en studio.Aucun overdub ou modification d'aucune sorte n'a eu lieu dans post-production.La vidéo de cette performance peut être visionnée ici : youtu.be/B8CYh0nK-F0
Reflections In Repose (2024)
On a quand même l'impression d'avoir déjà entendu ça quelque part; on a aussi la sensation d'avoir déjà lu le fait qu'on avait déjà entendu ça quelque part; rien qu'au début de cet article, pourtant rédigé il y a plusieurs mois. Heureusement qu'on se relit. L'album se révèle au fil des écoutes prodigieusement ennuyant, enfonçant les portes de la déception, déjà toutes écaillées par endroits. Alors soyons clairs : j'ai découvert récemment la bande dessinée Krazy Kat, dont l'auteur a imaginé pendant 40 ans les aventures d'un chat non-genré amoureux d'une souris non-genrée, souris qui passe son temps à lui envoyer des briques à la tête par derrière dès qu'il a le dos tourné, malgré la surveillance constante d'un chien-brigadier qui la met en prison dès qu'il la prend sur le fait. Personne ne reprocherait à Herriman de taper toujours sur le même clou. Peut-être faut-il avoir la même bienveillance envers Steve Roach. Mais bon, des fois, on se dit avec Clémenceau que la tolérance, y'a des maisons pour ça.![]() |
| Jean-Jacques et Geneviève (oui, la veuve à Michel) : priez pour qu'ils ne viennent pas jouer du Steve Roach chez vous. |
"Il faut vérifier soigneusement les connexions de tous les câbles ainsi que le transfert du son de l’oreille gauche vers la droite pour que l’effet de relief hypnotique de ma voix puisse se produire. La lumière de la pièce baisse, les masques de nuit sont mis. L’hypnose peut commencer. Bon voyage ! La musique qui est diffusée en fond sonore est directement inspirée de celle de Steve Roach. Ce compositeur américain est, selon mon ami expérienceur Gilles Bédard le seul artiste parvenu à recréer l’ambiance sonore vécue lors de son EMP. Dix ans après son expérience, l’écoute de l’album Structures from Silence « le replongea instantanément de l’autre côté », dit-il avec un grand enthousiasme communicatif lorsqu’on l’interroge sur ce choix."
Une musique directement inspirée de celle de Steve Roach ! Diable ! Lui qui si souvent s'inspire de ses anciens travaux, se plagie et se repompe lui-même ! Je n'en veux pour preuve que les 209 disques sur lesquels il a apposé sa signature ces quarante dernières années.
https://jesuisunetombe.blogspot.com/search/label/Steve%20Roach
Alors, que s'est-il passé en 2023 dans la life du pape de la musique des sphères, meufs ?![]() |
| Genevière Delpech anonymisée |
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| ChatGPT_3 me soutient qu'il a déniché un portrait de Steve Roach jeune. Je vais lui couper les croquettes et Internet pour le ramener à la raison. |
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| Le chat n'a pas remarqué que l'image de la télé est inversée gauche-droite par rapport à celle qui orne le livre. Les chats, c'est rien que des branleurs. |
Nautical Twilight (2022)
(en collaboration avec Frank Beissel)
What Remains (2022)
https://steveroach.bandcamp.com/album/what-remains
Church of the Heavenly Rest - New York City (2022)
https://eivindaarsetjanbang.bandcamp.com/album/snow-catches-on-her-eyelashes
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| Le frère de Jan, c'est Big. Mais sa soeur ne s'appelle pas Gang. Ou alors, je n'y suis pour rien. |
ce qu'on en pense dans le Landerneau du jazz ambient atonal moldoslovaque :
D'une durée d'environ quarante-trois minutes, l'élan vers l'avant de l'album sera suffisant pour entraîner la plupart des auditeurs et les laisser rayonner de contentement à la fin. Les passionnés de la scène musicale norvégienne contemporaine trouveront ici de quoi renforcer leur dévotion et les inciter à revenir pour plus. Ceux qui sont curieux, mais qui n'ont pas encore vu la lumière, sont invités à consacrer du temps à écouter sérieusement Snow Catches on her Eyelashes; convertis sont renvoyés à la liste mentionnée précédemment. Aarset, Bang et compagnie vont de mieux en mieux, tout comme la scène norvégienne. En avant et vers le haut.
https://jazzlandrec.com/snow-catches-on-her-eyelashes-eivind-aarset-jan-bang
il existe d'autres oeuvres de Eivind Aarset chroniquées sur ce blog, il faut juste chercher un peu à sortir de sa zone de confort.
https://jesuisunetombe.blogspot.com/search?q=Eivind+Aarset+
il faut aussi que je prenne le temps d'écouter ce mystérieux Jan Bang, impliqué dans une jungle de projets irradiants de silences explosifs (pour que le Big Bang fasse du bruit, il eut fallu qu'il y ait de l'air pour le transmettre, et des oreilles pour l'ouïr)
https://punktstillefelt.bandcamp.com/album/modest-utopias
https://arjunamusic-records.bandcamp.com/album/walk-through-lightly
https://jpshilo.bandcamp.com/album/invisible-you
https://jesuisunetombe.blogspot.com/2022/03/jan-bang-erik-honore-david-sylvian.html
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| L'affiche du flim est de James Jean et elle est à son image : une métaphore de la quête paroxystique perpétuelle de l'espèce humaine (qui durera nonobstant moins longtemps que les impôts) |