jeudi 28 avril 2022

[Repost] Métal Hurlant #11 à 20 (1976/78)

mer. 26 sept.
Entre la mort de Métal Hurlant (je me désintéresse de la revue vers 1983, et à moyen terme, elle ne s'en remet pas) et la découverte d'un comic book qui ne parlait pas de superhéros (Blood par JM de Matteis et Kent Williams, dans le grenier de chez Ptiluc, vers 1998) il se passe 15 ans, 15 ans à apprendre à vivre sans drogue métallique ! 

jeu. 28 avr.
Il est pas mal, finalement, le Nouveau Métal Hurlant n°2 dont j'ai dit du mal sans l'avoir lu. Mais il est entièrement constitué de rediffusions du Vieux Métal Hurlant, agrémentées de notules biographiques et de souvenirs rédactionnels de ceux qui l'avaient conçu; ça fait bizarre d'assister à un tel revival, on a l'impression d'en avoir oublié de mourir à temps (pour pouvoir renaitre, en tout cas pour ceux qui y aspirent, parce qu'à force de tourner comme un hamster décérébré dans la roue du samsara, on peut légitimement aspirer à l'extinction sans rébellion). Voici donc les numéros suivant ceux qui les précèdèrent.


les précédents numéros rediffusés, en léger différé des années 70 :

attention à l'effet "machine à voyager dans le temps", dont les effets secondaires sont imprévisibles, mais qui peuvent laisser légèrement nauséeux.

Ce monsieur Soulcié n'est remonté que jusqu'aux présidentielles 2002
sur sa pétrolette temporelle, c'est pour ça qu'il est un peu pas bien.




dimanche 24 avril 2022

Sanseverino - Je n'en veux pas (2021)


"Payer 135 euros parce que
mon tarin dépasse du masque
ou rentrer coupable et merdeux
20 minutes après le couvre-feu
Areva s'appelle Orano
le nucléaire a changé de peau
l'EDF qui s'appelle Engie
me propose un compteur Linky
ben j'en veux pas 
(...) 
Voir la police du roi taper 
sur des ados, sur des mémés
la bombe lacrymo, c'est pas bon
ni pour l'acné, ni pour la tension
obligé d'partir en courant
Avant 'voir débouler les agents
c'est le karting de la matraque
et me faire courser par la BAC
je ne veux pas
ça je n'veux pas"
Sanseverino continue d'écrire des chansons (un peu trop vite à mon goût, elles mériteraient d'être plus travaillées) et à sortir des disques à fond les ballons, mais c'est peut-être parce qu'il a une conscience exacerbée de sa finitude, qui est aussi la notre. 
Surtout le jour du deuxième tour. 
Le jour du "Je n'en veux pas". 
On vit vraiment maintenant au jour d'aujourd'hui dans une société du rejet et de la répulsion mutuelle.
Pour les ni-ni, les adeptes du barrage républicain et tous ceux qui vivent encore en démocratie, qu'ils le croient ou non. Si le premier quinquennat n'était que le teaser du second, on risque d'en avoir pour notre argent, et on va pas s'embêter une seule minute.
" oui mais
je cours tout nu la teub à l'air
chercher une guitare, un revolver
ceinturé par les infirmiers
qui m'attachent devant BFM TV
une soupe de légumes une compote
sur mon carrelage, moi qui grelotte
mourir tout seul pyjama crade
abandonné dans un EHPAD
je ne veux pas
ça j'en veux pas"
J'espère que c'est pas une prophétie auto-réalisatrice, pour lui comme pour nous. Si tous les gens qui méprisent le peu de choix qui nous est laissé devant les urnes s'abstiennent d'aller voter, ils pourraient bien hériter du présidentiable qu'ils méritent. Sauf Arno, le Flamant rock qui est mort hier. Vraisemblablement du fait que en tant que citoyen belge, il ne pouvait pas aller voter, donc c’est tout ce qu’il a trouvé pour protester contre l’équation du second tour
Ah  ça, pour protester, on est là. 
C'est pas demain qu'il faudra venir couiner.
Ca sera trop tard.

l'image de Sanseverino qui va bien, quelle que soit l'issue du scrutin.
L'enterrement de la démocratie ? N'ayez pas de chagrin, elle n'a pas souffert.

(reste à savoir si c'est vrai qu'il n'a pas de compteur linky)

jeudi 21 avril 2022

Fred - Le petit cirque (2012)

Une famille pas nombreuse de bohémiens arpente la lande (infinie, et désolée de l'être) en tractant leur roulotte à la force des bras depuis que les chevaux-clowns leur ont faussé compagnie. Carmen héberge toute la tristesse humaine dans ses yeux de romanichelle. Léopold accueille stoïquement les aléas de leur existence nomade, faite de rencontres incongrues et tournant souvent à leur désavantage. L'enfant n'est pas envoyé mendier dans les grands centres urbains, et c'est toujours ça de moins affreux que si c'était pire.
Comme les tziganes sédentarisés de Kusturica dans le Temps des Gitans, la petite famille semble maudite, pas pour une raison ethnique comme le peuple Rom vu par Kustu, mais néanmoins vouée par le karma à errer, de déconvenue en déconvenue. 

C'est du grand art, avec beaucoup moins de moyens que Kusturica, et aussi un zeste de cruauté, puisque la série d'histoires courtes est d'abord parue dans le Hara-Kiri des années 60 (revue dans laquelle il était impératif de se montrer cruel sinon on pouvait passer prendre son chèque à la réception et bonsoir messieurs les censeurs) avant d'être régulièrement reprise en album depuis 1973. Fred abandonnera ensuite sa cruauté, au profit d'une grande gentillesse dans le choix de ses univers ainsi que beaucoup de tendresse pour ses personnages, pourtant bien moins héroïques que ceux du Petit Cirque, au temps béni des pionniers de la bédé adulte (sans cul dedans, parce que la bédé adulte avec du cul dedans est souvent un peu infantile). 


Peut-être que la tendresse nous vient quand on accepte enfin la cruauté du monde, tout autant que celle qu'on lui oppose pour s'en protéger, et ça ne marche jamais très bien, bien qu'en principe ça s'équilibre, comme le bien et le mal dans une chanson de Guy Béart. Fred considérait Le petit cirque comme ce qu'il avait réalisé de meilleur. C'est poétique, surréaliste, mélancolique. C'est là qu'on voit que l'âge d'or est derrière nous. On respire doucement, dans un silence respectueux, en parcourant ces planches magiques, c'est le patrimoine, c'est notre collection Morozov de chez Dargaud. Et en plus, on n'est pas emmerdés pour les rendre à la Russie, vu que Fred était d'origine grecque, et que tout le monde sait ce qu'on dit aux Grecs quand on est fâchés avec eux au point de refuser d'honorer leurs créances, même sans être un menteur crétois bourré de paradoxes.



Voici l'extrait qui explique implicitement pourquoi les pauvres n'iront pas se faire sauter en hurlant "Mélenchon Akbar !" dans les bureaux de vote au matin du second tour, eux qui sont trahis par les candidats restant en lice : c'est parce que les ors de la République les intimident. Même quand celle-ci est prostituée aux Valets de la Banque et du Patronat et aux Fripouilles Fascisantes.


Allez, on se quitte, c'est bientôt l'heure d'aller voter, selon tous les pourriels Nespresso, Leclerk, Samsong, Carouf et cdiscont que les Russes balancent pour perturber l'élection présidentielle.
J'espère que je vais pas me gourrer de bulletin. Il y a un somptueux trucage à réaliser sur l'image ci-contre en faisant pointer l'index du monsieur environ 7 cm
plus haut, mais j'ai la glu.



jeudi 14 avril 2022

Gomez & Dubois - Hotel Commissariat (2003)

Gomez et Dubois était un groupe humoristique éphémère de hip-hop français. Formé en 2003 et parodiant l'univers policier, le groupe se compose des rappeurs Faf Larage et Eben. Ils publient l'album Flics et hors la loi en 2003, qui se classe à la 24e place des classements français.  

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gomez_et_Dubois

Je n'ai pas encore remis la main sur l'album, sauf sur Youtube

mais Youtube, c'est le mal, et l'impact environnemental des vidéos en ligne nous sera reproché par nos arrière-petits enfants (des cancrelats télépathes, selon mes pronostics de l'entre-deux tours) dans Métal Hurlant n° 3465 qui sortira en décembre 5674. En attendant ce jour, j'ai retrouvé le single acheté avec mes sous dans la joie de découvrir un groupe de rap parodique, inventant au passage le rapodique, la France étant déjà le berceau du rock parodique. J'ai même réencodé le clip vidéo avec Handbrake.
Face A, "Hotel Commissariat", dérivée d'Hotel California,  ha ha. Mais surtout, la face B, "Le 3eme Doigt", énorme, hymne au nihilisme électoral rappé en duo par des avatars de Charles Pasqua et Joey Starr. Warsen en a aussi fait un youtube, j'ai beau lui dire que c'est le mal, il est terrible. Et pourtant, il a pris ses médocs, je le sais parce que Tyler Durden le sait.

jeudi 7 avril 2022

Guy Béart - 1966 - 1968 - La Vérité (2020)

La seule véritable vraie pochette de l'album authentique
dévoilant la Vérité de Guy Béart
 (attestée sur discogs devant huissier)
Une nouvelle compilation de chansons de Guy Béart ? Nan mais vous rigolez, ou bien ? après toutes celles que j'ai déjà chroniquées, en les truffant de blagues que je suis bien le seul à pouvoir décrypter ? Chroniques auxquelles on accède en sélectionnant #sauce béarnaise# dans les hachetagues de ce blog ? Vous rigolez moins fort, hein ? bon enfin, il faut bien que quelqu'un s'y colle, et ça sera mieux fait par moi que par vous. Au fil des z'ans devenus réglisse, le grand manteau de l'oubli a rabattu ses pans sur les laudateurs de Guitou, et je reste le meilleur seul dernier spécialiste mondial de son oeuvre anthume, quoique ultra-spécialisé dans la période 1966-68, parce que c'est les seuls disques de Guy qui passaient sur l'électrophone du salon. 

Première remarque : après toutes les anthologies consacrées au barde immortel déjà publiées, cette "nouvelle" compilation a un goût étrange au parfum de resucée. Seconde remarque : cette compilation, que je n'ai pas réussi à trouver ailleurs que sur internet, ce qui pose la question de sa réalité en tant qu'objet d'un éventuel discours discographique, ressemble comme le frère de lait d'un marchand de beurre à sa grande soeur "Les années Béart, Volume 5 : 1967-1968 (1987)" mais n'est pas tout à fait pareille, tout en n'étant guère dissemblable à bien des égards. Il y a de subtiles variations sur lesquelles le Temps n'aura plus Prise, l'auteur ayant rejoint les rangs des Non-vivants, alors y'a cabane. 

ceci est soi-disant la pochette de 
Les années Béart, Volume 5 : 1967-1968 (1987)
Et c'est tant mieux, car 
quiconque sort quelque chose de "nouveau" se condamne à voir son œuvre se flétrir dès l'instant Té de son émergence hors du vortex des virtualités possibles. Guy Béart avait lui-même paré cet écueil de la Nouveauté (Ontologiquement Démodable) en débutant sa carrière par les "Très vieilles chansons de France" relativement inoxydables même à l'époque, suivies par les "Nouvelles Très vieilles chansons de France", au cours desquelles il prenait un risque de péremption calculé. J'ignorais qu'à la même heure, Pierre Dac ironisait sur le dos de Jean-Marie Léopold Sallecomble "qui, après cinquante ans d'absence, revient à Villeneuve-la-Vieille, son village natal." L'eussé-je appris, je fusse été trop petit pour trouver ça drôle.

Et cette nouvelle compilation a le culot de s'appeler "La Vérité", mais moi j'étais là, j'ai tout vu, Guy était encore vivant quand j'ai commencé à écrire sur lui, et il n'est guère venu me démentir sur mon blog, et je puis vous dire que c'est pas toute la vérité. Dans l'intégrale "Les années Béart, Volume 5 : 1967-1968", y'avait une version éhontément tronquée de "La Vérité" (sa chanson phare de 1968) qui avait été amputée du dernier couplet. Nous avions mis à jour l'imposture avec un jeune collaborateur stagiaire de l'époque, et nous nous attendions à subir le sort des lanceurs d'alerte tel que prophétisé par Guy dans la chanson elle-même, ce qui aurait occasionné une mise en abîme du type boucles d'oreilles de La Vache Qui Rit du plus bel effet, mais l'omerta d'indifférence qui entourait la carrière déclinante de Guy avait pesé comme une chape de plomb sur notre révélation du scandale. Tous les détails en pages intérieures :

Ils ont beau l'attendre devant l'église, il ne viendra plus.
Pourtant, plutôt que de revisiter ad nauséam ses succès des années 60,
Guy Béart aurait préféré se présenter aux élections 2022,
car malgré la présence de deux candidats d’extrême-droite,
les gens sont déçus par une campagne assez plan-plan.

Ou alors tout le monde s'en foutait déjà au moins autant que maintenant, à l'heure où Joe Staline (le vrai) revient, et pas que dans Métal Hurlantà l'heure où tout le monde s'enrhume dans les courants d'air parce que quelqu'un a laissé la porte ouverte à la guerre froide, et au retour des années 60. Et donc à Guy Béart. A l'heure où nous sommes entrés dans un monde de post-vérité et de post-vergogne, où l'on peut enfin apprécier "La Vérité" comme l'album reflétant la meilleure période créative de Guy, si tu permets que je t'appelle Guy, GuyCette vérité dont Vladimir Jankélévitch disait qu'elle ne triomphe jamais, mais que ses ennemis finissent toujours par mourir. Et Guy Béart ajoutait, 50 ans avant les lanceurs d'alerte, qu'elle était inaudible :" Le premier qui dit se trouve toujours sacrifié / d'abord on le tue. Puis on s'habitue. On lui coupe la langue. On le dit fou à lier. Après sans problèmes / parle le deuxième. Le premier qui dit la vérité / Il doit être exécuté. "

Dans cette nouvelle compilation de vieilles chansons du troubadour imbu, je découvre "Tant de sueur humaine", une chanson qui n'était pas sur  "La Vérité" d'origine  : 

Tant de sueur humaine
tant de sang gâté
tant de mains usées
tant de chaînes
tant de dents brisées
tant de haines
tant d'yeux éberlués
tant de faridondaines
tant de turlutaines
(quand tu décris des atrocités immémoriales, c'est important de finir tes couplets par "turlutaines" ou "faridondaines", d'abord ça fait folk, et puis ça fait passer le merlan de l'indicible souffrance humaine.)
tant de curés
François de Closets ne se prenait pas pour Guy Béart,
et n'avait de cesse d'alerter contre les inflations de l'ego 
tant de guerres et tant de paix
tant de diplomates et tant de capitaines
tant de rois et tant de reines
tant d'as et tant de valets
tant de pleurs tant de regrets
tant de malheurs et tant de peines
tant de vies à perdre haleine
tant de roues et tant de gibets
tant de supplices délectés
tant de roues et tant de gibets
Cette mélopée chantée à cappella m'émeut, et si Guy était encore parmi nous il pourrait la chanter à tue-tête à Boutcha ou dans ce qu'il reste de Marioupol sans que les Russes puissent prétendre par la suite que les Ukrainiens se sont auto-suicidés d'une balle dans la nuque sous les gravats pour ne pas entendre ça. Car ce qui rend les gens circonspects par rapport à Guy Béart, c'est le fait qu'il se prenait pour Guy Béart, alors qu'il aurait pu se contenter de l'incarner, vu qu'il l'était, mais ça ne lui suffisait pas car l'égo est assoiffé de toujours plus, comme l'a fait remarquer François de Closets.

En plus de ce toujours plus, je découvre après-coup que si Guy la ramène moins que d'habitude dans "Tant de sueur humaine" c'est qu'il n'en est que l'interprète, au départ c'est un texte de Raymond Queneau. Avec une énumération en guise de narration, comme si on était dans les aventures de Vincent Delerm au Royaume du name dropping. 
Sans vouloir remonter jusqu'à la complainte du Progrès de Boris Vian, la ruse n'est pas nouvelle :

Guy Béart se lamentant 
de n'avoir pas osé bâtir de chanson
sur des énumérations
sauf dans "A Amsterdam" 

 

Pas mal de journées sont passées
Depuis que l’on s’est quittés
Pas mal de journaux sont parus
Depuis que l’on s’est pas vus
Pas mal de chambres d’hôtel ont vu le jour
Pas mal de bombes et pas mal de discours
(Manset)

Et les hommes chantaient :
"On a mangé des tonnes de viande,
Picolé des tonnes de tonneaux.
Combien d'orgasmes, on se l'demande, a-t-on atteint ?
Liz Taylor is rich on veut l'être aussi.
On f'ra tout c'qui faut pour ça ici.
Combien de guerres brûlantes en tout a-t-on éteint ?"
(Jonasz)



L'énumération, 
les chansons de SF délicieusement vintage
(et financées en sous-main par les Russes et le PCF)
de Guy Béart, entendues dans la saison 5
de The Expanse
ça marche toujours, et ça pourrait servir de modèle pour le devoir d'inventaire de l'existence de chacun, y compris l'espèce humaine, à J moins pas grand chose du Doomsday.
- Espèce humaine, vous dites que c'est pas de votre faute, mais celle de votre striatum, mais quand même, combien d'espèces se sont éteintes sous votre règne ? combien d'hectolitres de ressources fossiles dissipées dans l'azur, et de gigatonnes de CO_2 dans l'atmosphère ? - Guy Béart, combien de chansons dont on se souvient ? - Warsen, combien d'articles qui ne valaient pas l'arbre en silicium pour les imprimer sur écran ? etc...
L'énumération, sèche comme un bilan d'entreprise, sobre comme un poème de Raymond Queneau.


les chansons de SF outrageusement kitsch
(et sous influence du lobby de la NASA)
de Guy Béart, entendues dans les space-operas
post-apo d'Adrian Tchaikovski
Car je semble me moquer de Guy Béart depuis des éons, mais je continue d'écouter ses disques, alors qu'il est extrêmement moins béarnais (quoique plus musical) que Jean Lassalle. Guy Béart dont les chansons de science-fiction me fascineront, dix ans avant la naissance de Métal Hurlant, le vrai, quand il chante la mort de la Terre par le feu nucléaire et la continuation de la vie dans les colonies spatiales, (les enfants sur la lune) la surveillance généralisée (les collines d'acier) les guerres galactiques (Étoiles, garde-à-vous ! dont le titre servira à la publication du roman militariste Starship Troopers de Robert Heinlein, longtemps avant que Paul Verhoeven repasse dessus avec le tracteur). Alors pourquoi cette malédiction ancestrale ? Aucun ouvrage de référence sur sa vie, son oeuvre. Seuls de tristes vieillards composent des articles obscurs dans des fanzines miteux. 

Peut-être parce que chez Guy Béart, comme chez Polanski il faut  apprendre à distinguer l'homme de l'oeuvre : si l'homme avait l'air assez pénible, l'oeuvre est remarquable.

La compilation qui a mis le feu aux poutres :

https://www.mediafire.com/file/k0134ce8f6okjze/1966+-+1968.zip/file

Sa nomenclature en écoute gratuite :


https://www.discogs.com/fr/artist/648082-Guy-B%C3%A9art

L'absence totale de références scientifiques dans les précédents épisodes :


Onsanfou un peu, mais pour renforcer son côté post-vérité, j'antidate cet article, qui était censé sortir le jeudi de hier, mais que j'ai eu un peu de mal à écrire. (onsanfou totalgrave)