lundi 19 mars 2012

Arthur Schopenhauer - L'art d'avoir toujours raison

Le livre préféré de mon papa.
Bien qu'il ne l'ait sans doute jamais lu.
Mais bon, il n'a pas le monopole, non plus, ça sert à rin de tout lui mettre tout sur le dos.
On a du mal à imaginer aujourd'hui les trésors ed' l'intelligence d'hier, parce qu'on a un peu perdu la main du cerveau à force de lire des conneries peu nourrissantes sur Internet,
et à mesurer combien la mauvaise foi peut se travestir derrière la bonne, à l'inverse de DSK qui se dévêtait devant, sans doute par souci d'hygiène mentale.
L'art d'avoir toujours raison se perd sans son pantalon (proverbe chinois appris dans la souffrance = mieux retenu !)


http://bayfiles.com/file/4FIR/6MZpst/L%27art_d%27avoir_toujours_raison.zip

dimanche 18 mars 2012

San Severino - Dementibulus Recompilationem (2009-2011)

Je m'aventure à petits pas vers le grand Mix... 
mais siii, vous savez bien, ces Sélections de la Digestion du Lecteur, qui provoquent parfois d'indigestes raideurs chez l'auditeur le plus openspace des oreilles.
Tout à fait le genre de procédé qui me débecte chez les bloggueurs musicaux, et dont je sens les prémisses monter en moi.
Flûtalors.
-Mais pourquoi il a pas mis l'album entier, et qu'il nous force à écouter les titres qui ont l'heur de lui complaire, ce bâtard de sa mère ?
-Hé bien dites donc, jeune freluquet, vous serez priés de laisser ma mère en dehors de tout ça, elle a sa place ailleurs, et puis je voudrais vous y voir, c'est du boulot de se taper deux alboumes de San Severino, de les démantibuler pour n'en faire plus qu'un dont la longueur excède d'ailleurs légèrement la taille maximum des CD audio, puis de le mettre en ligne...

Message personnel :
Celui-ci est pour Jack M, dans le cas improbable où il réussirait à le télécharger et encore plus incroyable, mais avec Sarkozy tout est possible, à l'écouter.
Jack, enlève tes lunettes et goûte comme ça sent bon ...
T'occupe pas des signaux et remets du charbon !
bon ok, je blague, je sais que la tâche est trop rude, je te graverai un CD et tu seras contraint de m'inviter à déjeuner, comme d'hab.

Car San Severino c'est un peu comme sa soeur San Pellegrino, y'a beaucoup de bulles, ça monte vite à la tête, mais au final, les oligo-éléments sont moins nombreux que dans le Bourgogne.
Mais bon, quand on est Témoin de Gévéor, en principe le traitement c'est à vie qu'on doit se rappeler d'oublier de le prendre.
Surfant sur le succès mérité de son premier disque couronné par Charles Kro en 2001, et jouissant sans complexes de ses chakras bien ouverts, le troubadour, remonté comme un sévère Hinault remontant le col d'Aubisque, pond en rafale des mélopées entraînantes, mais avec moins de fond et de sens que dans le temps où c'était mieux avant.
Il plie parfois le langage à sa loi, plus proche en ses fulgurances d'un Raymond Devos ou d'un Boby Lapointe que d'un Thomas Fersen (du temps où il en avait sous la godasse, même s'il avait avalé un dictionnaire de rimes), moins démiurgique qu'enfileur de perles.
Enfin, j'ai beau râler, des perles, y'en a quand même des sacrées, foi de pourceau.
Et en concert, ça doit déchirer sa race, comme le prouve le DVD Live qui cale les soubassements de ma bibliothèque de Babi bèle (la chevrette dont la soeur, Baba, coule...)

Attention aussi au cynisme, qui guette SanSever, qui a écrit une chanson méchante sur une connasse, et dire du mal des cons ça les rend hargneux quand ils arrivent à pressentir dans un accès de paranoïa justifié qu'ils se sentent visés.
Ou cette autre sur un type "qui se la pète" au risque que ça soye celui qui le dit qui y soit.
 
Et puis le cynisme, c'est bon pour les losers qui n'osent pas s'avouer des trucs, comme me le confiait récemment le jeune Hugo P. à la sortie du Super U, me scotchant brièvement en tant que géniteur d'icelui.

http://bayfiles.com/file/5JvP/hBO3xs/SSV-cpltnm.zip

et la pochette en kilt, pour manger avec.


Herbert Schönheit von Vogelsang, le retour

Hier matin en vaquant ici et là à bord de mon véhicule carburant aux fossiles, j'ai ouï la voix grave que même John Warsen quand y se bitume la trachée n'y arrive pas à la cheville ouvrière question timbral, et même Hervé Morzadec quand il enregistrait les Très Riches Heures de JW jivépa c'était un Garden Nabbott de l'infra basse, et qu'en plus au niveau contenu l'émission accapare tellement le nez au cortex qu'il ne reste plus beaucoup d'attention lucide et consciente pour éviter les accidents de la circulation, et d'autant pluche que hier matin il était question de la beauté du son des oiseaux et du Sens Profond de Toute Chose Qui se Fond et se Défont fonfon à l'instar des maris honnêtes ou pas de la chanson et ponyme à la plage mais on va attendre un peu pour ressortir les mayos parce que le redoux s'est fait piquer toutes ses couvertures par l'Heureux dur, à la surprise génitale de ceux qui pensaient pouvoir se l'aérer un pneu.
Brèfle, soyez gentils, allez écouter le podcast de Sur les épaules de Darwin, moi qui suis de par ma constitution chétive et maladive un chantre mou de la contre-culture et qui n'ai pas d'habitude ma langue dans ta poche, j'y découvre chaque samedi où j'y panse des rézons d'en rabattre mon caquet et de démonter mon bourrichon.
Un peu comme si le Jacques Dartan du cours d'orthologique avait couché avec un ornithologue pour nous faire voir mais à la radio ça s'appelle entendre, la beauté de ce monde dans lequel nous sommes des guerriers de lumière, mais j'ai laissé mon pyjama au pressing alors il faudra repasser pour que je l'endosse.

Pour les non-germanistes, et parce que la Conne Essence ne vaut que si elle est partagée par touffes, je rajoutardif et scrupuleux que Herbert Schönheit von Vogelsang veut dire Herbert Beauté du Chant des Oiseaux, que ce n'est pas un patronyme apache, et qu'il vit sa vie littéraire immortelle et à jamais sous la plume du bec acéré de feu Phil Dick dans le roman Ubik.

samedi 17 mars 2012

C'est Munch qu'on assassine




D'un autre côté, l'expo Munch à Beaubourg cet hiver était un peu prout-prout ma chère.

vendredi 16 mars 2012

Aller simple - John Warsen, vers 2001



Allez, encore un p'tit tour de manège dans les Bardos, ça ne se refuse pas.
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.
Pas de sortie prévue.
Purée, j'ai encore claqué tout mon bonus Vimeo HD de la semaine pour uploader ça, je suis vraiment un minable...

jeudi 15 mars 2012

Dans les Bardos, sans Brigitte...



Voyage avec Blueberry :

Quand Collin et Mauduit deviennent des personnages de Blueberry, la mythique BD de Jean Giraud, alias Moebius. 

 C'est une chouette idée que de tenter de pénétrer dans les albums de Blueberry pour essayer d'y prévenir ce pauvre Lieutenant Myrtille qu'il est désormais orphelin de père.
Il avait déjà perdu sa mère spirituelle Jean-Michel Charlier en 1989, d'ailleurs assez peu féminine au vu de sa production, et ne s'en était jamais vraiment remis sur le plan scénaristique, errant depuis lors dans des états proches de l'Ohio, dans l'attente d'une hypothétique et énième rédemption, depuis son renvoi de l'armée à la suite du complot pré-conspirationniste qui court de Chihuahua Pearl à Angel Face, pour moi le plus bel arc de la série même s'il manque singulièrement de flèches, qui n'arriveront que plus tard, bien que certaines se soient plantées plus tôt dans nos héros, mais chaque chose en son temps.

De plus, le procédé Collin-Mauduit® lorgne ostensiblement vers les très riches heures de la Production Radiophonique Farfelue & De Qualité, évoquant aux plus dinosauriens de nos auditeurs, au rang desquels j'ai le regret impavide de me compter, les aventures d'Adolf, le petit peintre viennois...
... avec lesquelles il tente de renouer, et y parvient parfois.
En fait assez peu, dans l'ensemble, mais si je disais cela, je leur ferais le procès inconscient de n'être pas capable de regagner mon Enfance à pied d'oreilles radiophoniquement aimantées vers des cieux plus cléments, idéalisés dans un âge d'or révolu où les aventures du Lieutenant Blueberry représentaient ma nourriture spirituelle favorite et unique, autour de l'arc "La mine de l'allemand perdu / Le spectre aux balles d'or".
Et ça, moi vivant, jamais.
Laissons les procès d'intention aux Inquisiteurs Espagnols, eux qui ne se gènent guère pour surgir providentiellement au coeur des sketches du Monty Python Flying Circus quand ils ne savent pas comment finir .
Mais pas de ça chez moi, dans mon Sublimatorium®.

Comme la radio est un média chaud, et l'on ne saurait honnêtement lui reprocher de ne produire que des sons, elle laisse l'auditeur sécréter ses propres images, dans ce siècle qui en surconsomme jusqu'à vomir, et là bon ben moi  tout de suite j'imaginais des choses un peu plus dramatiques et velues, à la Cronenberg ou Philip Dick : le cowboy inoxydable se rend compte que son univers se décompose lentement tandis que son démiurge fraîchement décédé s'éloigne dans les Bardos... c'est l'occasion salutaire mais toujours remise à demain d'une saine prise de conscience de sa mortalité, à l'instar de la décrépitude qui s'abat sur les personnages littéraires quand plus personne ne les lit…
mais ce n'est pas trop le ton de l'émission, et puis dans un format de 2 minutes, même l'immense John Warsen, du temps où il se murgeait à la 3D, ne saurait synthétiser ses obsessions mortifères au point de les rendre sensibles en 120 secondes krono, faut pas rêver.

Et puis de toute façon, il y a longtemps que Moebius avait contaminé Giraud, des pages entières de Blueberry basculent dans un univers plus proche de Castaneda que de John Ford, sans atteindre aux outrances de l'accident industriel cinématographique (je dis ça rapport aux investissement non rentabilisés, puisque ce fut le plus gros bide Gaumont de l'an 2002) qu'en avait tiré Jan Kounen, lui aussi grand amateur de psychotropes.

C'est ben ça le problème avec les tord-boyaux de la tête, c'est qu'après on n'est plus étanche, et si on est créateur de mondes, ben ça diffuse à travers les strates de l'imaginaire personnel, jusqu'au jour où on se retrouve l'otage de Palmer Eldritch.
Et il est alors bien tard pour chercher la marche arrière, qui n'est d'ailleurs pas fournie, même en option, dans ce type de véhicule.

Les Hollandais, non contents de cultiver des fromages sans trous et sans goût, et de professer autant que de pratiquer un libertarisme douteux depuis 5 décennies, se sont lancés dans la production à grand échelle d'Herbe Transgénique il y a déjà un moment, produisant une plante à la teneur inédite en THC, et quand tu tires trois taffes de skunk et qu'ensuite tu passes 4 ans à regarder tes pompes, merci bien, j'ai autre chose à faire de ma vie, si elle est d'accord.

Déjà que  j'arrive même pas à trouver une plage horaire psychologiquement idoine pour fumer celle que j'ai achetée le mois dernier, tellement que mon cerveau est le hall de gare de trains d'idées que je ne voyais plus guère s'arrêter devant chez moi avant ma cure de Fringanor®, bref et pour conclure, tant pis-tant mieux, ces 2 minutes de déconnade bouche-trou avant le journal de 8 heures de France Inter m'arrachent un pauvre sourire à l'heure où je dépose mon fils au lycée, et lui aussi.

Et j'allais oublier de faire le joint avec une aventure littéraire nettement plus ambitieuse et carrément  jubilatoire, sur le même thème de la littérature contaminée par le réel et vice-versa, dans ce roman de Jjasper Fforde, qui gagne au passage le jambonneau offert au lauréat du concours du patronyme ressemblant à s'y méprendre aux mots de passe générés aléatoirement par les petits frères et soeurs du défunt Megaupload au moment de télécharger les fichiers convoités, ouvrage si réussi que je n'ai pas lu les autres de peur d'être déçu, un peu comme les Japonais qui se font hara-kiri quand ils pensent qu'ils sont au top et que maintenant, ça ne peut que redescendre.