samedi 28 février 2015

Les tribulations quantiques de John Scofield (II)

Mon premier haïku hypertexte
par John W, classe de 4ème B

Telle l'élémentaire particule,
jadis vantée par Houellebecq,
le jazzman au phrasé si sec
s'acoquine à Gov't Mule.

Le principe d'incertitude, qui veut que Scofield soit là où l'on ne l'attend pas et que l'on ne puisse mesurer ni sa masse, ni sa vitesse, est ici pleinement réaffirmé dans sa radicale altérité.

Et je vous épargne pour l'instant les conséquences sur l'effet de spin, entièrement imputables au paradoxe Einstein-Podolsky-Rosen, mais vous ne perdez rien pour attendre.


http://exystence.net/blog/2015/01/25/govt-mule-featuring-john-scofield-sco-mule-2015/ 

vendredi 27 février 2015

Les tribulations quantiques de John Scofield contre le principe d'indétermination d'Heisenberg

En octobre dernier, je suis allé voir Bill Frisell et John Scofield en concert avec ma chérie.
J’aime bien Bill Frisell, guitariste aérien et faussement naïf, quand ses disques s’aventurent vers le jazz mou et saturé plutôt que quand il déflore l’americana ou revisite l’histoire des musiques populaires qui font fureur chez les bouseux de l'Arizona juste après que ceux-ci aient inventé le ramasse-courges, dont la culture sauve de la famine une grande partie de la population en offrant des ressources supplémentaires à des familles qui en ont besoin.

Quand à John Scofield, j’avais retenu sa contribution endiablée à l'album The Man with the Horn de Miles Des Vices. 
Pour tout vous dire, en achetant les billets, je l'ai un peu confondu avec Mike Stern. 
Après enquête, c'est Mike qui jouait de la cornemuse nucléaire sur The Man With The Horn.
Scofield, lui, jouait sur Star people, le petit farceur; mais je ne l'ai appris que bien plus tard. 
Trop tard ? 
Les lecteurs auraient sans doute rectifié d’eux-mêmes, mais je n'en avais pas sous la main. 
Je ne suis pas comme l'Odieux Connard, qui persuade ses thuriféraires de l'accompagner au restaurant pour y assouvir son besoin de reconnaissance du ventre.

John Scofield, j’avais quand même écouté son dernier disque avant d’y aller, parce que dans un monde où l'on a tôt fait de périr de surinformation, on aurait tort de s'en priver avant la prochaine Blitzkrieg de l'Armée Electronique Syrienne.
Bref. 
Surplombant au balcon un parterre de notables de la semaine, nous assistâmes un peu gênés (il est gênant de surplomber les génies quand on se croit malin de s'affranchir de ses déficiences en s'en réclamant, d'autant plus quand on va voir n’importe qui en croyant que c’est quelqu’un d’autre, comme ce sinistre imbécile de Rémy Gaillard) à un double set à fleurets et médiators mouchetés, élégant et propret. 

L’acoustique de la Cité des Congrès laissait à désirer, (le son était flou !) on était mal placés, ça sonnait moins bien en live que sur disque, les artistes étaient loin d'être des publicités vivantes pour le téléchargement illégal, mais heureusement, ces vieux jazzmen, quand ils sentent qu'ils jouent en pays conquis, ils font des tout petits sets de 70 minutes, et finalement c’est vite passé, en tout cas c'est ce qu'on se dit une fois que ça s'est passé.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que ça n'a pas enthousiasmé ma femme, surtout le passage où Scofield étouffe son bébé dans un interminable solo de sacs plastiques, elle a de très bons amis qui sont d'anciens bébés et elle a trouvé ça un peu stigmatisant, et si je cherchais à me concilier ses grâces, l'entreprise semblait mal engagée et pour tout dire frisa sur le moment le dépôt de bilan et le râteau du siècle, j'en serais quitte pour dormir à l'auberge du cul tourné, mais n'anticipons pas.

Heureusement, en première partie Bill Frisell était entré de plain-pied dans son âge spatial, et mon intention de départ était bonne, pacificatrice et républicaine, c'est important pour une femme, surtout la mienne, donc au final elle ne m'en tint pas rigueur au delà d'une période probatoire de trois mois après les faits durant lesquels je fus tenir de dormir sur la télé du salon.

Quoiqu'il en soit, John Scofield conclut ce soir-là sa prestation au tarif syndical par une version instrumentale d'une chanson issue du patrimoine country américain qui se grava dans mon oreille sans ressortir par l'autre :
"Just A Girl I Used To Know", de Jack Clement.
On comprendra aisément pourquoi ce rappel inspiré me mit la puce à l'oreille, en s'infligeant les 128 versions que j'en ai approximativement visionnées sur Youtube, la chanson en question évoquant sans tabous la pudeur légendaire des vieux cowboys à propos de leurs anciennes conquêtes de l'Ouest.

Contentons-nous pour l'instant de l'originale, aux lyrics ô combien explicites.

Voir également la version de Scofield, au milieu de laquelle il dérape élégamment (ou pas) dans l'indétermination chère à Heisenberg, surfant avec des bottes en caoutchouc sur le fil du rasoir de la désorientation de la personne âgée dépendante de ses royalties pour continuer à survivre vaille que vaille dans un monde incrédule où le cauchemar a déjà commencé.



Et au bout du compte, mêmes si les pires choses ont un début quand les meilleures ont une fin, et quand j'eus fini par faire un débriefing de cette soirée traumatisante pour prendre le taureau par les cornes tout seul comme un chien devant mon ordinateur, à déterrer tant de trésors que si j'avais eu une queue je n'aurais pas hésité à la remuer dans mes plaies, il s'avéra que la version de "Just A Girl I Used To Know" qui nageait au dessus du panier avait réalisée par un obscur hantiste de Youtube, peu désireux qu'on reconnaisse lui aussi son lancinant besoin de reconnaissance puisqu'il l'interprète dissumulé derrière le facétieux pseudonyme de Wank Hilliams, et sans mettre sa tête dedans, au contraire de la plupart des viméistes dont je tairai le nom, ils me reconnétron.




Le billet du petit érudit :

Par une bizarrerie néo-conspirationniste dont ces damnées faces de citron ont le secret, la version de Scofield de « Just A Girl I Used To Know » n’est disponible que sur le pressage japonais de l’album « A Moment's Peace ». Autant dire que même sur What CD, on l'a dans le baigneur.

Le coin du petit scientifique :

Le principe d'incertitude (ou principe d'indétermination) énonce que, pour une particule massive donnée, (et John Scofield remplit parfaitement cet unique critère), on ne peut pas connaître simultanément sa position et sa vitesse avec une précision supérieure à un certain seuil.
Seuil qui semble avoir été franchi au cours de la rédaction du présent article, pendant laquelle il faut toutefois signaler qu'aucun lycéen qui aurait posté sur un réseau social des messages de «tolérance et de laïcité» n’a été sévèrement molesté par d'autres élèves dans le garage à vélo de l'établissement scolaire en question.

La notule bibliographique non exhaustive :

1/ La nouvelle Encyclopédie de Masse
2/ déjà le tome 2 de Federal Bureau of Physics

jeudi 26 février 2015

La Cigarette du Soir et l'Effet Papillon



Après avoir regardé ce court mais trash, je me suis dit dans ma ford intérieure :
aucun danger que ça m'arrive : la fenêtre de mon bureau est au rez-de chaussée, elle donne sur le jardin, et mes poules n'ont pas le permis.
En plus, j’ai vu le chiffre ce soir aux infos : le cancer du poumon, c’est 29 000 morts par an en France, quand même.
On est balèzes.
Les djihadistes peuvent bien aller se rhabiller, et la Scyerie mettre la clé sous la porte.
Bonjour chez vous, tas de branleurs.
Revenez quand vous saurez bosser.
Mais ça sert à rien de s'énerver, ni de sombrer dans une vulgarité stigmatisante.
Je fumerai les autres ici demain soir :
https://www.youtube.com/channel/UCzybjW26GnF-KLTbTc2NrwQ

mercredi 25 février 2015

Graisse : les tas de grasses (pour 100 jours seulement !)

Enfin une bonne nouvelle propre à me sortir du bourbier spirituel post-Charlie :
Mélenchonpoulos vient d'être élu à la tête de la dette grecque.
Il envisage de proposer à Angela Merkel le remboursement de celle-ci en TEF (Tonnes Equivalent Féta), sous réserve d'un rééchelonnement sur 100 millions d'années.


Ouééé !

Blasphémator® est ravi de pouvoir se réjouir de cet heureux évènement, en compagnie de son vieux pote Paul, aka Jean-Marie dépasse les borgnes, aka Zorbec le Grave.


Mélenchon, le vrai, a  lui aussi retrouvé la foi.

mardi 24 février 2015

Le Charlithon : un succès en demi-teintes

Je ne sais pas si Reporters sans frontières a demandé son avis à Maxime Le Forestier avant de recycler sa reprise de Brassens de "Quand les cons sont braves".
Le clip a manifestement été monté à la hache par le Boucher de Varsovie, mais c'est efficace.
Mais la chanson intégrale et sans images est encore plus chouette, il faudra que je la reprenne en doom metal et en arabe.

54 000 vues, c'est peu, comparé aux 133 000 récoltées par Francis Lalanne, qui s'autoparodie une fois de plus sans complaisance aucune. 
Mais quand il écrit ces rimes riches :
"La vraie victoire du Barbare, c'est de me transformer en Barbare (...) Que font parmi ceux qui défilent / Et tout en tête de la file / Ceux qui dans le cul nous l'ont mis ?", Blasphemator® ne peut pas s'inscrire en faux. 
Le reste de sa complainte n'est malheureusement pas du même tonneau, tonneau qui, de plus, souffre chroniquement d'un défaut de joint d'étanchéité émotionnelle.



Candidat rêvé du Charliton (Grand prix du Jury Au cul Monique pour la qualité blasphématoire de l'ensemble de son oeuvre), Hubert-Félix Thiéfaine, lui, s'est contenté de s'en aller ce soir, paisible et silencieux, au bras de la première beauté vierge tombée des cieux, et il plafonne à 88 vues.
A vous les studios.



lundi 23 février 2015

Adrian Belew - Desire Caught By The Tail (1986)

Celui-là, je pouvais difficilement le laisser passer.
Rien que le titre, ça m'interpelle au niveau du vécu.
Ensuite, et néanmoins d'abord, parce que Adrian Belew fut le chanteur pas du tout charismatique de la 9eme incarnation de King Crimson.
Enfin, et toujours d'abord, parce que ma mère s'appelait Adrienne, et que dans l'intimité, il m'arrive d'appeler ma compagne "Bilou", en souvenir d'un chien éponyme croisé au lac de Créteil avant Jésus Christ.
Etonnant, non ?

PS : si vous trouvez la pochette moche, attendez d'avoir écouté le disque.

http://www.israbox.net/1146554860-adrian-belew-desire-caught-by-the-tail-1986.html
Pas de doute, dans ses oeuvres solo, il vaut mieux réécouter Lone Rhino 
(le faux frère d'Otto, qui lui n'est pas en voie de disparition)

dimanche 22 février 2015

Lancinances & Lutherianisme (II) : Luther Soundtrack (2013)

Luther, c'est de la pornographie spirituelle (à ne pas foncondre avec le porno spirituel comme essayait d'en faire Russ Meyer avant d'être abattu, et ça m'étonne que Mel Brooks ne se soit pas engouffré dans la brèche à grand coups de boutoir) : faut pas commencer à en regarder, sinon, on ne peut plus s'arrêter.
Heureusment, je n'ai plus qu'un épisode de Luther à mater avant d'en avoir fini de chez fini.
En plus, la bande son du feuilleton, je l'ai trouvée sur Israbox, le blog musical des frères Chouraqui, de sinistre mémoire.
Si Luther l'apprend, ça va barder.
A ce titre, on appréciera sur la B.O. la présence de l'entêtante ritournelle "Satan, Your Kingdom Must Come Down" par Robert Plante, en passe de devenir un hit planétaire au Nigeria et au Yeah men, les pays le plus cool du monde.


samedi 21 février 2015

La Nasa nous prend pour des quiches

...mais elle fait de jolies affiches, qui ne le cèdent en rien sur le plan esthétique aux campagnes publicitaires du début du XXe siècle pour les stations balnéaires de la côte de Granit Rose, et ça leur coûte bien moins cher que de refinancer le programme spatial.



et à peu de choses près, la même chose en français 
(pour nos amis étrangers, donc)



Aber ist das nicht Nasa Propaganda ? 
comme dans ce petit film ?
C'est toujours un peu mieux que Nazi Propaganda, qui a bien du mal à émettre depuis la face cachée de la Lune, mais quand même... 

à partir du premier article, je me suis d'ailleurs retrouvé à explorer les exoplanètes de la galaxie en 3D, alors à quoi bon se droguer ?




"les yeux de la Nasa" ?
rien à voir avec ceux de la NSA, j'espère.




Mais si elle n’a plus beaucoup de sous, la Naza déborde d’idées pour échapper à la Gravité de notre bonne vieille planète de merde !
Allez, je vous laisse, j'ai bien failli être le Michel Chevalet de ma génération, mais j'ai merdé l'exam, j'étais trop scato.
Alors que pendant ce temps, des cuistres comme Stephen Hawking continuent d'occuper les toilettes !

jeudi 19 février 2015

Mieux vivre son hypomanie au quotidien


Que faire si votre cerveau vous réveille tous les matins vers 4h30 depuis deux mois, vous ordonne d'aller vous faire un café, puis de descendre à l'ordi pour sauver Le Monde ?
Ben déjà, je me suis abonné au journal éponyme.
Se pose quand même l'épineuse question :
Comment désactiver le son au démarrage d’un Mac ?
(et sans réveiller les Autres)


D’autant plus que le monde se porterait sans doute pas plus mal sans mes velléités, et que rien ne dit qu’il ait envie d’être sauvé, à supputer ses motivations d’après ses actes, on frôlerait même l’inverse (du carré de l’hipo- t’es-naze)








mercredi 18 février 2015

Easy Star All-Stars – Dub Side of the Moon [Anniversary Edition] (2014)

J'en ai déjà parlé ici, mais il me faut repasser dessus avec le tracteur, puisque sort aujourd'hui une nouvelle édition Kollector.
Ach !

Tout d'abord, n'en déplaise aux conspirationnistes les plus éclairés, les Nazis ne sont pas embusqués sur la Face Cachée de la Lune.
Ils sont bien en vue à Dresde, et ils viennent de se tirer une balle dans le slip sans prendre le temps de fermer la porte des toilettes de Facebook, ce qui me réconcilierait presque avec cet instrument du Démon de promotion de la Face Casher de l'Islam, mais pas que, et si c'est une Ruse du Malin, bravo Monsieur, c'est assez finement joué, mais n'oubliez pas qu'à Malin, Malin et demi.
Pis d'abord, je l'fais mieux que Lutz Bachmann.

Sur la Face Cachée de la Lune, que ça reste entre nous, y'a que des Rastas, qui jouent des vieux Pink Floyd à donf, et c'est la meilleure nouvelle de la journée.




http://exystence.net/blog/2015/01/18/easy-star-all-stars-dub-side-of-the-moon-anniversary-edition-2014/


Lutz Bachmann : "Ich bin ein Charlot."
Tant mieux.
Tu le sens, mon gros point de Godwin ?


mardi 17 février 2015

[Repost] [Résolu] Le mystère des enlèvements par des extraterrestres

« Moi, je dis qu’il existe une société secrète avec des ramifications dans le monde entier, qui complote pour répandre la rumeur qu‘il existe un complot universel. » 
Umberto Eco  (merci à Anniceris de l'avoir cité)

07/12/2014
Trois articles plutôt sympas pour les fans de SF dans le dernier Courrier International :

Le mystère des enlèvements par des extraterrestres enfin résolu ?

Le troll, ce passionné obsessionnel du conflit

Pour Stephen Hawking, l'intelligence artificielle menace l'espèce humaine



Stephen Hawking, dit "Bec-en-biais" : 
"Une telle intelligence artificielle pourrait sonner le glas de l'humanité".
Enfin une bonne nouvelle.

[Edit]
 11/12/2014 
Le journaliste d'investigation qui sommeillait en moi a eu plus de détails sur les déclarations de Hawking.

et du coup, j'ai trouvé encore plus fort :

Stephen Hawking veut encadrer les neuro-révolutionnaires

Stephen Hawking soutient le boycott d'Israël

Stephen Hawking nous laisse peu d'espoir quant à l'existence de Dieu

Je pourrais commencer une collection d'albums illustrés, à l'instar de ceux de Martine qui ont connu un vif succès ces derniers années.


un mystère que la Science n'est pas prête de résoudre

une fois qu'on a le modèle, c'est facile à décliner :

- Stephen Hawking écorche le chat de Schrödinger
- Stephen Hawking cuisine de la meth avec Heisenberg
- ... c'est facile de se moquer d'un infirme, tu me rappelles les heures les plus noires et les pages les plus sombres de la désencyclopédie.

Bon, fini de rire : Stephen Hawking, c'est le Chuck Norris de la physique quantique, et je ne comprends pas qu'aucun scénariste n'en ait encore fait un personnage de fiction.

[Edit] 15/12/2014
Je n'en reviens pas : ils l'ont fait !
http://rarbg.com/torrent/391cjhg

[Edit] 29/12/2014
Oh pinaise !
http://sciencepost.fr/2014/12/sil-existe-une-intelligence-extraterrestre-elle-est-probablement-artificielle/

Je peux donc énoncer sans trop de risques de me tromper le principe suivant :
« Moi, je dis qu’il existe une société secrète d'Intelligences Artificielles avec des ramifications dans la galaxie entière, qui complote pour répandre la rumeur qu‘il existe un complot universel d'humains acharnés à mettre au point une Intelligence Artificielle qui les verra disparaitre. » 
Uberto Warseno.
Je lui demanderais bien de préfacer mon ancienne prophétie, enfin auto-réalisatrice.
Je savais bien que c'était une question de temps. 
Plus on fait de la prospective à long terme, moins on a de chances d'être démenti de son vivant.

[Edit] 21/01/2015
Suite à une conversation de bistrot, je suis tombé d'accord avec mes collègues de laboratoire pour admettre qu'il y a quand même un domaine dans lequel l'intelligence artificielle ne pourra jamais rivaliser avec l'intelligence humaine, dont les limites sont perpétuellement repoussées : la connerie.

Et je le prouve, pas plus tard que maintenant.
Les androïdes n'ont plus qu'à retourner à leurs chères études.





lundi 16 février 2015

Love by Amen (Dunes) - 2014



Et la tendresse, bordel.

dimanche 15 février 2015

Dale Cooper Quartet & The Dictaphones : Metamanoir (2011)



Ca le fait grave !

samedi 14 février 2015

[Repost] Lancinances & Lutherianisme : Massive Attack : Heligoland Remix EP (2010)

9 juin 2012

Paradise Circus, c'est un morceau de Massive Attack qui m'avait pas vraiment frappé, sur Heligoland qui ne m'avait pas transporté non plus, parce que depuis Mezzanine je trouve que c'est quand même bien moins intéressant, et puis ils ont perdu 3 membres d'origine sur 4 aussi, faut dire ce qui est, mais à force d'entendre cette rengaine électro-cold dub dans le générique de Luther, la série anglaise avec Idris Elba, ça finit par porter sur le système.
Je pense aussi que tous les récepteurs synaptiques mis aux chômage par l'arrêt des drogues se mettent en veille technologique, et puis quand il y a quelque chose d'un peu obsessionnel qui passe à leur portée, paf, ça leur fait l'apéro gratuit. 
En tout cas, Paradise Circus, j'en ai dénombré une dizaine de remixs, dont une prestation live bien lourdingue.



et une version complètment méfu la ketmo pas dénuée de charme.



et comme par hasard, le clip original, pas piqué des hannetons non plus.
Rien qu'à l'écoute et à la lecture des paroles, j'étais certain que le clip finirait comme ça.






Quand la morbidité, le mal et la glauquitude atteignent un tel degré de sophistication dans leur expression artistique et surtout commerciale, comment résister à leurs sirènes ?

[Edit] 18 janvier 2015

Je suis au milieu de la saison 3 de Luther, de plus en plus glauque, mais personne ne m'oblige à regarder, n'est-ce pas ?
Ca me change un peu de Charlie Hebdo.
Et Idris Elba reste impérial et plus qu'humain.
Donc je réentends puis réhante les remixes de "Paradise Circus" sur Heligoland remix EP, je retrouve mon article, et l'enrichis du disque :

http://newalbumreleases.net/14289/massive-attack-heligoland-remix-ep-2010/

Je ne sais pas si DJ Croqu'mort a passé du Massive Attack à l'enterrement de Charb, à mon avis ça l'aurait fait grave...yard.

Ou alors un morceau super-déprimant de The Bug, que je retrouverai demain.


jeudi 12 février 2015

Guy Béart - La Vérité (1968)



Au soir du 17 janvier 2015, Guy Béart a fait ses adieux sur la scène de l'Olympia, devant un parterre trié sur le volet du temps de vieillards décatis dont le sang n'a fait qu'un tour dans son sac en entendant leur idole entamer cette antienne virile :

"Le premier qui dit se trouve toujours sacrifié 
D'abord on le tue 
Puis on s'habitue 
On lui coupe la langue on le dit fou à lier 
Après sans problèmes 
Parle le deuxième 
Le premier qui dit la vérité 
Il doit être exécuté. "

Rappelons aux plus jeunes de nos lecteurs qu'il s'agit d'une chanson non seulement à texte, mais à chute, et que le dernier couplet se fredonne ainsi, en tout cas dans les versions live, la version studio présentée plus bas est celle de l'enregistrement original de 1968, qui ne comportait pas cette strophe  rajoutée postérieurement par le chanteur entretemps enhardi par la liesse générale qui entourait ses performances devenues mythiques) :

"Ce soir avec vous, j'ai enfreint la règle du jeu
J'ai enfreint la règle des moineaux, des aigles
Vous avez très peur de moi car vous savez que je
Risque vos murmures, vos tomates mûres
Ma chanson a dit la vérité
Vous allez m'exécuter !"

Malheureusement, aucun djihadiste n’était de permanence dans la salle ce soir-là.
Ils étaient tous en RTT.
Guy Béart a donc pu regagner son domicile sans encombre, avec le sentiment du devoir accompli.
Bien joué, Guy !


référence discographique et illustration :

http://www.discogs.com/Guy-Béart-La-Vérité/release/2756325

Le disque :



Episodes précédents :

http://jesuisunetombe.blogspot.fr/2014/08/les-annees-beart-volume-4-1965-66.html

http://jesuisunetombe.blogspot.fr/2009/12/guy-beart-nest-pas-mort.html

mardi 10 février 2015

[Repost] Maxime Le Forestier - l'hymne à 7 temps (1976)


2 Juillet 2009

Evidemment que Maxime a raison de traiter les internautes de pétainistes - qui ne dit mot, qu'on  danse avec les poules en écoutant du mp3, et soutient le système, et celui du téléchargement illégal devient un repaire de tristes blaireaux avec des disques durs pleins de trucs qu'on n'a même pas assez d'oreilles pour se les mettre dedans.
(voir le lien ci-dessous pour s'en convaincre)
http://www.alainfinkielkrautrock.com/ce-matin-je-me-suis-reveillee-et-jetais-morte/

Dans un monde idéal, j'écoute de la musique que je trouve à profusion sur internet-la-mediathèque-de-babel, et si elle me plait je l'achète sur iTunes ou sur amazon. Mais en réalité, c'est assez rare - et je n'ai jamais une clé usb assez grosse pour écouter ce que de toute façon je n'ai le temps que d'entendre, vu que je suis toujours en quête du disque qui me manque pour apprécier l'instant présent. (à sa juste valeur, sans doute)
Bon, je me voyais assez mal racheter ce vynile de 76 que j'avais payé au prix fort, en sesterces de l'époque. Mais bon, c'est l'argument de certains pirates, et il permet tous les débordements.
Je n'ai jamais dit que c'était une bonne idée de dépouiller les artistes de leurs moyens de subsistance.
Voici un etat des lieux d' une filière qui respecte une certaine équité dans la part de chaque acteur :

Depuis la fin mai, les éleveurs dénoncent avec véhémence le prix auquel les laiteries leur achètent leur lait. Des 220 € les mille litres, tarif moyen alors constaté, ils sont parvenus à 280 € au cours de négociations très tendues. Un tarif qui ne semble pas vraiment satisfaire l’intégralité des producteurs puisque des actions sont encore en cours.
Cette crise est symbolique des travers d’une société de consommation où le "toujours plus et moins cher" domine. La comparaison avec une filière 100 % bio, de la production aux distributeurs, est à ce titre éloquente. Quand les producteurs conventionnels ont fixé la barre à 290 € les mille litres (montant qui reste à atteindre à ce jour, N.D.L.R.), les acteurs laitiers de Biolait, principal fournisseur de lait du réseau de magasins Biocoop sont payés en moyenne 430 € les mille litres.

A ce niveau tarifaire, très au-dessus des prix pratiqués en agriculture conventionnelle, même si les rendements par vache sont inférieurs (à race identique, en moyenne 20 % de moins), la pérennité des exploitations est assurée tout en assurant un revenu décent à l’exploitant. Il est vrai que les parts du transformateur et du distributeur sont sensiblement inférieures à celles que l’on rencontre habituellement, avec respectivement 21 % et 37 % de la valeur du prix de vente final, quand l’éleveur, à la base du système, obtient 42 %. Un vrai modèle équitable

Que les consommateurs que nous sommes tous en tirent leur conclusion personnelle.
au passage force est de constater que le libéralisme quand il se conjugue au respect mutuel , n' est pas dépourvu de qualité
et c' est bien la cupidité qui est notre vrai ennemi intérieur , qui a tendance à détruire tout ce qu' elle touche
et c' est bien un élan intérieur qui nous détourne de notre tendance egoistement et betement cupide , ce qu' aucune loi ne pourra faire aussi bien.
(emprunté sur un mail reçu perso)
Comme le faisait remarquer une amie, il est malaisé de me justifier karmiquement quand c'est par du travail volé aux autres que tu te fais pardonner d'avoir volé le travail des autres.
C'est pas du partage, c'est du vol à l'étalage.
Et c'est cet assentiment en creux de toute la communauté (réduite à des petits yeux rouges, des ventres affamés sans oreilles derrière leurs écrans) qui permet de songer au pétainisme digestif internautonier, auquel répond le pétainisme délatoire de Pharos.
Au début, je n'étais pas un tel trou du cul, mais il semble que dans ce domaine, la fonction crée l'organe.

Et maintenant, un peu de musique ancienne.
(lien megaupload pété)

14 Janvier 2015
On continue de me demander ce torrent sur t411 alors que le dernier seed est mouru depuis bien avant l'attentat à Charlie Hebdo.
Je mets donc le lien dans les commentaires, tralalère.

dimanche 8 février 2015

Daniel Lanois – Flesh and Machine (2014)

Je n'avais plus pris de nouvelles de Daniel Lanois depuis son premier album solo, Acadie, en 1989, qui me plaisait bien, mais je l'ai beaucoup écouté dans une mauvaise période de ma vie où j'étais très souvent pris de boisson, alors que lui n'était cajun.
Donc j'avais pas trop envie que ça me remonte par la tuyauterie, une fois que j'eus cessé de rendre à Jacob Delafon ce qui lui appartenait.
Et puis j'avais lu une critique comme quoi il n'était pas terrible, son dernier album, à Lanois.
Pourtant, sa carrière de producteur me laisse pontoise. Et j'ai quelque part dans mon disque dur trois side projects de lui à écouter.

Celui-ci célèbre la fusion de l'homme (en tout cas sa chair) et de la machine.
Je dis fusion, mais je pourrais aussi bien évoquer les mots-clés suivants :
combat, dialogue interreligieux, théorie du bordel ambient, Radiohead bourré sous acide, absence totale de vieilles chanson cajun.
Comme disaient les frères Kouachi, je vous laisse juges.

http://exystence.net/blog/2014/10/26/daniel-lanois-flesh-and-machine-2014/

samedi 7 février 2015

vendredi 6 février 2015

[Repost] Loory Petitgand - Liqueurs de chair (1988)


21/12/2009

Musiques écrites pour le ballet éponyme d'Angelin Preljocaj, qui m'avaient énormément impressionnés (le ballet, la musique, Angelin... tout, quoi) à leur création en 1988.
C'était ma période danse contemporaine.
A noter qu'un spectacle vivant est une expérience unique, qui doit être vécue dans le temps où elle se déroule, qu'aucune captation audio-visuelle ne saurait restituer plus tard, et encore moins mettre sur internet.
C'est en retombant dans ma discothèque de Babybel sur un disque de Neotropic (celui-là même qui pourrait devenir un hit sur une planète Mars noyée dans les fumées d'herbe, abritant des adeptes de cyber-yoga) que j'ai subi l'irrépressible réminiscence de Loory et de ses lancinants volutes, et partant l'envie de les réécouter ; me parvenaient même par delà le temps et l'espace, des remugles d'un sample du Requiem de Fauré qui déchirait sa race... ma mémoire me jouait-elle des tours de cochon, à l'instar des héros des romans de Philip K. Dick ? il fallait en avoir le coeur net... après des mois d'une avidité éperdue et désorientée (dans un moment de détresse j'ai même failli m'abonner à la médiathèque de Saint Herblain, ayant vu que la galette maudite faisait partie du fonds de catalogue), je me suis miraculeusement souvenu de l'existence d'Amazon, et pu acquérir ce joyau noir de l'électro barrée pré-90's pour une misère, et si je te le mets aujourd'hui ici, entre tes oreilles, ce n'est pas par pur prosélytisme, ni parce qu'un camion te l'a apporté : 20 ans après, nous sommes bien en présence du chaînon manquant entre Tuxedomoon et Ninja Tune.
Après un tel cliffhanger, la France respire à nouveau, et le lien est dans les commentaires.

[Edit] :
je l'ai remis là

https://www.mediafire.com/?v3ucbcl8yp4vd0g

lundi 2 février 2015

Steve Roach & Byron Metcalf - Monuments of Ecstasy (2015)



Pour adopter le point de vue d'un caillou et mesurer les évènements récents à l'aune du temps géologique, le dernier Steve Roach se pose un peu là.
Maintenant, un caillou, ça peut aussi se jeter, soit au fond d'un précipice pour en apprécier la taille en attendant le "plouf" ou le "toc" de l'impact, soit ailleurs.

dimanche 1 février 2015

Inédits Goossens 81


"La Science Mystérieuse des Grands Anciens" a été publiée en 1978 dans A Suivre (à partir du n°9)