dimanche 30 novembre 2014

samedi 29 novembre 2014

Moebius - Inside Moebius Intégrale (2000- 2010)

Le testament de Moebius, faute de mieux, pourrait se résumer ainsi : "Brûlez tout !"
C'est en effet à une forme de suicide artistique délectable ou navrante (selon le point de vue du lecteur) qu'il se livre à travers les 700 pages de cet Inside Moebius. 
J'ai adoré le Moebius des années 70 : Le bandard fou, La déviation, Arzach, le garage hermétique...
Période qui culmine tout en déclinant avec L'incal de John Difool, (du fait que Jodorowski scénariste tire déjà un peu à la ligne) mais c'est quand même extraordinaire ce que Giraud/Moebius a pu apporter au médium BD...
Après, il semble qu'il se soit lassé.
Moi aussi.
Dans ce journal intime dessiné au style très relâché, au lettrage j'm'enfoutiste, il nous donne à voir le processus créatif à l'oeuvre, ou plutôt en panne :
après avoir renoncé à fumer de l'herbe, Moebius-le-Vieux se retrouve à sec d'inspiration, et sommé de rendre des comptes à son propre avatar Moebius-le-Jeune, puis le désert-B, cet espace intérieur dans lequel il cultive des cailloux, est envahi par tous les personnages qui ont jalonné son oeuvre, et qui sont en pétard (sic) après lui, ils sont tous là, à se disputer les faveurs de l'auteur et du lecteur, dans l'attente de la manne céleste : le scénario qui va donner un sens à leur vie...
Mais ça coince.
Quand t'es dans le désert B depuis trop longtemps, tu t'demandes à quoi ça sert, que les non-dupes errent pendant trop longtemps. Les non-dupes errent, c'est une vieille blague de Lacan, qui faisait passer ses gros mensonges avec des petites vérités, là c'est un peu pareil, le temps s'étire et l'espace s'étiole, on pense à "En attendant Godot" (en attendant Jodo ?), il y a du Crumb dans l'auto-dérision moebiusienne, un sens de l'absurde qui emprunte aussi à "Dans la peau de John Malkovitch", quelques reflets de la splendeur passée, le lettrage redevient lisible à partir du tome 4, mais la vanité de se refuser toute fuite fictionnelle pèse comme un couvercle sur l'entreprise de destruction systématique du mythe.
Poiler : et à la fin, il meurt dans une débauche onirique qui m'a fait penser à la séquence finale de 2001.
Pour amateurs avertis qui ne boudent pas devant l'autoscopie autophage.  

http://uptobox.com/sndtasr0jdxh




jeudi 27 novembre 2014

L'attrait vaut mieux que la Réclame


La vitrine de l'entreprise


Revu de l'intérieur, 
et restituant la Vérité Vraie
du sens caché du slogan


Un produit vendu ailleurs,
qui lui n'a guère besoin de publicité.

mercredi 26 novembre 2014

Martux_M Crew, Fabrizio Bosso, Francesco Bearzatti & Eivind Aarset - Imagine (2013)


Excellente surprise.
De toute façon, dès qu'Eivind Aarset participe à un projet, c'est un gage de qualité musicale.
Là où Bill Frisell avait commis un opus assez ennuyeux en reprenant Jaune Les nonnes l'an dernier, Martux_M et son Crew produisent un disque moderne et profondément respectueux.

http://www.israbox.com/1146468909-martux_m-crew-fabrizio-bosso-francesco-bearzatti-eivind-aarset-imagine-2013.html

mardi 25 novembre 2014

Eivind Aarset - Sign of Seven (2010)


 Sign of Seven en studio

Ca fait au moins deux ans que Eivind Aarset n'a pas sorti de nouvel album, et c'est un scandale.
Sur son site, je suis tombé sur la version live de ce morceau terrifiant, d'ailleurs enregistrée en Syrie, chichement filmée au téléphone arabe portable, mais quand même : c'est pas tous les ans qu'on voit une inventivité de ce niveau chez les guitaristes suédois, surtout depuis que Robert Fripp n'est plus que l'ombre de lui-même.



 Sign of Seven en Syrie
(y z'en avaient pas assez avec l'EIIL)


dimanche 23 novembre 2014

The Flaming Lips - Dark Side of the Moon

Un groupe psychédélique contemporain fait une relecture un peu anecdotique du Dark Side des Pink Floyd.

A l'écoute, ça présente peu d'intérêt, sauf quand on est branché crime de lèse-majesté, voire meurtre rituel du père avec un torchon de cuisine... même si j'apporte ci-dessous la preuve visuelle que le petit bassiste est peut-être la prochaine réincarnation du Dalaï-Lama. Si c'était avéré, le disque serait sans doute meilleur.





Il y a eu à travers les âges de bien meilleurs covers de cet album inspiré.

samedi 22 novembre 2014

Tuxedomoon - 59 to 1 Remix (1980 B-Side)


Parce que quand on aime, on a toujours 20 ans, et qu'à l'époque, j'ai aimé Tuxedomoon bien plus que mes parents. C'est un peu ballot, d'ailleurs, parce que la différence entre mes parents et Tuxedomoon, c'est que mes parents ils ont fait ce qu'ils ont pu, alors que Tuxedo ils ont fait ce qu'ils ont voulu...
Bref...
Le nombre de clips d'art vidéo que j'ai tournés/montés sur les morceaux de Tuxedo...
Ca a changé ma vie.
Sans compter le fait qu'ils m'ont invité au restau, et que c'était des gens aussi joyeux que leur musique était triste. Moi qui vous cause, j'ai vu Blaine Reininger se mettre une langoustine dans le nez pour faire rire ses collègues...
Ah oui, et ils viennent de sortir un nouvel album à ma gloire : Pink Narcissus.
Dommage qu'il soit un peu mou du genou, il n'a manifestement pas été dicté par cette urgence qu'on a quand on est jeune et qu'on retrouve quand on est vieux.



Tuxedomoon is an experimental, post-punk, new wave band from San Francisco, California, United States. The band formed in the late 1970s at the beginning of the punk rock movement. Pulling influence from punk and electronic music, the group, originally consisting of Steve Brown and Blaine L. Reininger, used electronic violins, guitars, screaming vocals and synthesizers to develop a unique "cabaret no-wave" sound. Bassist Peter Principle joined the band and in 1979 they released the single "No Tears", which remains a post-punk cult classic. That year they signed to Ralph Records and released their first album, Half-Mute. Eventually Tuxedomoon relocated to Europe. The band separated in the early 1990s, only to reunite later that decade. They have remained together since, releasing their latest album, Pink Narcissus, in 2014.



Pour Val, qui m'a rappelé avant-hier que j'avais mieux évoqué Tuxedo ici, du temps où j'avais des mots dans mon sac à mots.

vendredi 21 novembre 2014

La nouvelle encyclopédie de Masse (2014)

Avant, je me prenais pour un artiste maudit, mais un jour j'ai accepté le fait que je n'étais que maudit, et encore, que par ma femme.
Alors que Francis Masse est un putain de génie.
Et c'est d'un air jaloux que ses thuriféraires se flattaient jusqu'ici de pouvoir se compter sur les doigts de la main d'un lépreux en phase terminale.
Un tombereau d'histoires courtes parues dans les revues qui virent naitre la BD adulte dans les années 70 : Le Actuel underground première formule, puis l'Echo des Savanes de Mandryka, les glorieux débuts de Metal Hurlant, Fluide Glacial.
A qui faisait l'effort lucide et conscient d'affronter un dessin hachuré jusqu'à provoquer des acouphènes visuels et des textes hérissés d'empattements barbelés peu amicaux, entassés dans des phylactères toujours deux tailles en dessous du minimum syndical de la lisibilité, (un peu comme cette phrase dont on se demande dans quel mur elle va finir), un univers absurde et cruel (mais d'une implacable logique) déployait ses fastes et sa sombre ironie.
Succès d'estime, une poignée d'albums aujourd'hui introuvables, malgré un passage tardif à la couleur et un lettrage plus sobre, les massophiles restent clairsemés, et Francis jette le gant à la fin des années 80.
Glénat réédite aujourd'hui l'encyclopédie de Masse, enrichie et aggravée d'inédits.
Je ne sais pas ce que ça peut donner, je ne suis pas fan du Masse nouvelle manière, mais mon édition originale de 1981 tombe en poussière, et celle-ci est publiée dans un format qui permet un déchiffrage plus aisé des planches hyper-chargées de ce démiurge franc-tireur scandaleusement méconnu de la narration figurative.



Francis Masse version 1.0 (circa 1973)


Francis Masse version 2.0 (circa 1979)


Francis Masse version 3.0 (circa 1982) :
l'obsédé textuel


La nouvelle encyclopédie (2014)


Ma vieille encyclo toute usée, 
que je revendrai à mes enfants sur mon lit de mort.


Un bon article pour aller plus loin.
Et un autre pour manger avec.

jeudi 20 novembre 2014

Steve Roach & Jorge Reyes - The Ancestor Circle (2014)



http://steveroach.com/Music/discography.php?albumID=523

Dans les limbes, mais en bonne compagnie.
Bande son idéale du post d'hier.
En plus, pour le quatrième anniversaire de la mort de maman, ça tombe pile poil.
Bon anniversaire, maman, où que tu sois.


mercredi 19 novembre 2014

L’Europe avance, vers le mal…

Extraits de l’excellentissime débat Emmanuel Todd / Henri Gaino chez Atlantico (version intégrale sur le site), survenu le 10 octobre.

Emmanuel Todd : Ce qui est caractéristique de l’Europe c’est de ne plus être dans la réalité du monde, de plus avoir de vision globale du monde, comme il en existe aux Etats-Unis, en Russie, en Chine ou au Japon. Cela dit,  l’Allemagne  développe  une vision et si elle reste longtemps le centre de l’Europe, alors l’Europe finira par acquérir une vision allemande du monde.

Ce que montre l’Histoire c’est qu’en général les politiques sont en retard sur les crises économiques.  On en arrive en général à une crise politique avant d’avoir résolu la question économique. Et ce que montre l’histoire des crises politiques, c’est que les tempéraments politiques nationaux sont très différents. En vérité, l’entrée en crise maximise la diversité  culturelle et les antagonismes. En 1929, les deux pays les plus avancés dans la crise sont l’Allemagne et les Etats Unis. Pour produire Roosevelt d’un côté et Hitler de l’autre. En France cela donne le Front Populaire. Ce sont des réactions fort diverses. Je sens monter une tension générale s’incarnant  en Europe dans une divergence des comportements politiques. En France, on est pris dans une farandole totalement démente associant une droite classique pulvérisée, un PS qui est devenu un vrai parti de droite, aile gauche comprise,  et un Front National prônant simultanément la solidarité nationale et la division de la nation entre Français anciens et récents. En Allemagne, ils ont comme en Suisse l’union de la gauche et de la droite, effet d’une organisation verticale de la société. Lorsqu’on dit que l’Europe est désormais le continent de “la” démocratie, (après avoir inventé le fascisme, le communisme et le nazisme soit dit en passant), on fait comme s’il n’y avait chez les 27 qu’un seul système politique. C’est faux. D’ailleurs, si les gens de l’UMP ou du PS étaient sérieux dans leur idée de faire comme l’Allemagne, ils gouverneraient ensemble.

La crise approche, la pensée unique évolue. La pensée unique des années 90  (pour moi pensée «zéro »), c’était l’infinie beauté du libre-échange, de l’euro, de la démocratie,  l’amitié entre les peuples, un pacifisme de principe. Sur ce dernier point nous pouvons identifier une mutation récente, effet de l’anxiété d’élites, politiques ou journalistiques impuissantes devant le détraquage du monde. Ce que l’on sent venir,  ici c’est un besoin de boucs-émissaires et une préférence pour la guerre: avec Bachar El-Assad, avec Poutine. La pensée zéro n’est plus pacifiste. L’Europe avance, vers le mal.On dénonce depuis un quart de siècle la xénophobie des couches populaires, mais vraiment, m’acharnant à essayer de comprendre la russophobie des élites, je suis arrivé à la conclusion que la russophobie, c’est tout simplement la xénophobie des élites. 


Pas de doute, Emmanuel Todd est toujours aussi passionnant.

Et en super-bonus :



« Quand vous prophétisez un conflit entre la nation américaine et le nouvel empire allemand, vous êtes sûr de vous ?

-Évidemment non. J’élargis le champ de la prospective. Je décris un futur possible parmi d’autres futurs possibles. Un autre serait une solidification du groupe Russie-Chine-Inde en un bloc continental s’opposant au bloc occidental euro-américain. Mais ce bloc eurasiatique ne pourrait fonctionner qu’avec l’addition du Japon, seul capable de le mettre au niveau technologique occidental. Mais que va faire le Japon ? Pour le moment, il est plus loyal envers les États-Unis que l’Allemagne. Mais il pourrait se lasser des vieux conflits occidentaux. Le choc actuel paralyse son rapprochement avec la Russie, complètement logique pour lui du point de vue énergétique et militaire, élément important du nouveau cours politique imprimé par le Premier ministre japonais Abe. C’est un autre risque pour les États-Unis, dérivant du nouveau cours agressif allemand.
Plusieurs futurs sont ainsi possibles mais pas une infinité ; 4 ou 5 peut-être…
Je me suis remis à lire de la science-fiction pour me décrasser le cerveau et m’ouvrir l’esprit. Je recommande vivement un exercice du même type aux gens qui nous dirigent, qui, sans savoir où ils vont, marchent d’un pas décidé. »

Parce qu'il n'y a pas que Twin Peaks et les musiques bizarres dans la vie...

mardi 18 novembre 2014

Arash Akbari - Cracked Echoes (2014)

Pendant ce temps, à Téhéran...
un cyberpote m'a fait écouter ça :
https://softrecords.bandcamp.com/album/cracked-echoes

C'est très bien.
Même s’il y a dans le petit monde de l’ambient music des mystères que je ne m’explique pas. 
D’abord, pourquoi en écouter ? 
Les maitres auto-proclamés du genre procèdent par empilements de strates sonores souvent dénuées d’architecture mélodique, qui semblent uniquement destinées aux géologues amateurs armés de leurs petits marteaux si mignons, et dont l’écoute attentive provoque toute une série d’inconvénients majeurs : d’abord la déception liée à l’absence de grain à moudre (il n’y a littéralement pas grand chose à voir et encore moins à entendre) bientôt suivie d’un sentiment de torpeur mélancolique non localisé, cédant alors la place à un ennui profond, puis des saignements du nez et des oreilles, voire des épanchements de synovie du genou gauche, et finalement l’apparition de crampes menstruelles d’autant plus inquiétantes si l’on est un mâle… de l’aveu même des thuriféraires du genre, c’est plus une musique à entendre un peu au dessous du seuil de la conscience qu’à écouter. Les éditeurs phonographiques peu scrupuleux et âpres au gain n’hésitent pas à insister sur les vertus lénifiantes, voire curatives de leurs galettes, dans une optique de développement personnel axé sur le filtrage des émotions et leur décantation dans le creuset de l’écoute en boucle à faible volume. Rions.
Pire encore : à l’instar de la pornographie, l’ambient music semble décrire un pays merveilleux auquel on n’arrive jamais, et dont les paysages sonores sculptés dans la chair de l’auditeur consentant retournent aux limbes à peine le disque fini, nous laissant Gros-jean comme devant.
Voilà pour les mauvaises raisons (je les cumule toutes) d’écouter de l’ambient en général, et ce disque en particulier.
D’autant plus qu’on sait peu de choses à ce jour sur son auteur : 
Arash Akbari est né en 1987, il vit à Téhéran, et utilise la palette traditionnelle de synthétiseurs polyphoniques, de sons acoustiques, de guitares électriques trafiquées par des desperate moudjahidines pour nous délivrer  « Cracked Echoes » (2014) qui est à ce jour son premier opus paru sur l’obscur label nantais Soft Records.
Y entend-on les mélopées orientales lancinantes que nous chantait notre nounou métèque pour nous endormir le soir quand nos parents étaient restés jouer à Doom II au bureau ? 
Non.
Que nous dit ce Perse énigmatique de l’utilisation de drones dans la musique ambiente et le ciel iranien d’aujourd’hui ? 
Rien.
Peut-on passer ce disque à l’inauguration d’un congrès d’ex-emmurés vivants nostalgiques de la réclusion en éclusant de grands godets de ciment frais ? 
Peut-être.

En tout cas, ça m’a bien plu.
Ca m'a coûté le prix d'un paquet de Winston 25, et l'effet produit est bien meilleur.

lundi 17 novembre 2014

Remèdes & miracles



http://28minutes.arte.tv/blog/emission/le-bacoflene-remede-miracle-laddiction-alcoolique-ps-ump-discredites-qui-peut-stopper-marine-le-pen/
Quand je pense que je me suis fait chier à devenir abstinent alors que j'aurais peut-être pu conserver une consommation modérée si ma tante avait eu des roulettes et si j'avais connu le Baclofène, je me demande ce qui me retient de passer à la pharmacie avant d'aller boire un petit coup à la maison...
Je déconne : voilà au moins un problème de réglé.
Vivement qu'ils découvrent une molécule efficace contre l'addiction à la connerie, le sort de l'humanité en dépend.

dimanche 16 novembre 2014

Boardwalk Empire Volume 1 : Music From The HBO Original Series (2012)

The Sheik Of Araby by Leon Redbone on Grooveshark

Compilation de standards des années 30 réenregistrés avec des moyens modernes tout aussi épatante que le volume 2 publié la semaine dernière dans ces colonnes.
Et il y a encore un Leon Redbone inédit dedans.
Quand je serai vieux, je regarderai Boardwalk Empire, pour l'instant je n'ai vu que le pilote, réalisé par Scorsese, c'est très bien fait, mais je n'éprouve pas encore, spirituellement parlant, le besoin de me confronter à la Mafia de la côte Est dans les années 30, surtout après m'être délecté pendant 6 ans des turpitudes de ce pauvre prédateur dépressif de Tony Soprano, et je me demande bien ce que je fous dans Twin Peaks, bien que je sois maintenant près de la fin, dans mon souvenir elle justifie les moyens, mais il doit me rester 8 épisodes sur la trentaine que compte la série, et il y a comme un ventre mou dans la saison 2 qui s'est installé depuis une bonne dizaine d'heures, par contre comme somnifère c'est assez radical, presque aussi réussi que Steve Roach contre le Zopiclone®.

Alors que trouve-t-on dans la bande son de Boardwalk Empire ? mmmh ?

"Livery Stable Blues", performed by Vince Giordano and the Nighthawks
"The Dumber They Come the Better I Like 'Em", performed by Stephen DeRosa
"My Man", performed by Regina Spektor
"Darktown Strutters' Ball", performed by Vince Giordano and the Nighthawks
"Crazy Blues", performed by Catherine Russell
"Mournin' Blues", performed by Vince Giordano and the Nighthawks
"Some of These Days", performed by Kathy Brier
"Margie", performed by Vince Giordano and the Nighthawks
"Carrickfergus", performed by Loudon Wainwright III
"Wild Romantic Blues", performed by Nellie McKay
"After You Get What You Want (You Don't Want It)", performed by Kathy Brier
"The Sheik of Araby", performed by Leon Redbone
"Japanese Sandman", performed by Vince Giordano and the Nighthawks
"Don't Put a Tax On the Beautiful Girls", performed by Kathy Brier
"All by Myself", performed by Martha Wainwright
"Life's a Funny Proposition After All", performed by Stephen DeRosa


https://www.mediafire.com/?0y0xazx0wq4ddm2

samedi 15 novembre 2014

Histoire de L'art


D'habitude, l'odieux connard produit des articles très documentés sur des films à ne pas voir : il choisit des nanars modernes, c'est à dire le tout venant des blockbusters, et dissèque interminablement leurs incohérences scénaristiques.
C'est souvent amusant, mais aussi assez vain.
Là, il réfléchit sur l'art.
Il emploie enfin son intelligence à quelque chose d'intéressant.
 « Quand il faut plus de temps pour justifier une oeuvre que pour la faire, c’est probablement qu’il y a un problème. »

vendredi 14 novembre 2014

Grasscut : Catholic Architecture (2014)


J'admire sincèrement ces deux anglais qui réinventent une électro-pop élégante et ô combien mélodieuse à chacun de leurs albums, alors que l'électro-pop, sincèrement je m'en tamponne le coquillard, et qui se placent apparemment sous la tutelle de Robert Wyatt, dont je n'ai qu'une connaissance livresque.
En tout cas, leur nouveau single est plaisant et lumineux.


http://xerver.co/lal1y2fl9bkw/Grachicon.rar

jeudi 13 novembre 2014

The Gary Burton Quartet With Orchestra : A Genuine Tong Funeral (1967)

En jazz, je suis un nain culte, ce qui ne m'empêche pas d'apprécier les bonnes choses. Au début des années 80, j'ai couru sur la lande avec une compagnie de danse contemporaine qui répétait un ballet sur cet album orchestral, ironiquement funéraire, écrit par Carla Bley qui, paraît-il, aurait été inspirée par un film français nommé "Le monocle rit jaune" dans lequel on voyait un enterrement chinois avec un orchestre de cuivres jouant, naturellement, une musique funèbre.



mercredi 12 novembre 2014

Soundtrack From Twin Peaks (1991)

Falling / Julee Cruise by Ost on Grooveshark

Une sélection personnelle à travers les mélodies sirupeuses et hantées de la série de David Lynch pour laquelle j'ai du mal à comprendre mon engouement passé, suite à un revisionnage en cours 25 ans après. C'est comme visiter un monument historique audiovisuel (la Matrice de Toutes les Séries Modernes) d'un air timide et respectueux tout en reconnaissant que cette balade compassée me fait globalement l'effet d'une cure de Lexomil, nonobstant les séquences récurrentes de cocasserie bizarresque (l'attachement de l'agent Cooper à la cause tibétaine, l'esprit du Mal incarné par un hippie vieillissant et cauchemardesque à souhait, les métamorphoses de Leland Palmer, les lunettes bicolores du psychiatre, le décalage vers l'infra-barge de la plupart des personnages)


https://www.mediafire.com/?lwvd89m1em3ft95





Mes vacances aux Sports d'hiver (1989) 
avec Laura Palmer et Audrey Horne.


mardi 11 novembre 2014

Pink Floyd - A Piece for Assorted Lunatics (1974)



A Piece for Assorted Lunatics est un célèbre bootleg (enregistrement non officiel) de très bonne facture enregistré pendant la tournée Dark Side of the Moon en janvier 72, sorti sous le manteau au Japon peu avant l'accident de Fukushima.
Malheureusement, John Warsen, qui s'est gavé pendant la freelech, le confond avec un live enregistré à Wembley en 1974, ce que notre équipe de Trou détectives corrobore du fait qu'on y trouve des morceaux comme "You've got to be crazy" (qui deviendra plus tard "Dogs" sur l'album Animals) ou "Raving and Drooling", précurseur de "Sheep" sur l'album précité, que je n'ai jamais vraiment apprécié à sa juste valeur, et c'est bien triste.
Il est bien malaisé de démêler le vrai du faux dans la masse des enregistrements pirates disponibles sur Internet.
Comme l'ensemble des intervenants concernés, votre serviteur inclus, est quasiment en état de mort cérébrale, on se contentera d'apprécier la qualité de la prestation hors-commerce, qui a la saveur de l'inédit.
La datation au carbone 14 jugera.




nos quatre amis juste avant leur passage au blog 
pour une coloscopie de dépistage gratuite.


https://www.mediafire.com/?o1o48mzcradju8d

*Assurez-vous que le téléchargement de ces fichiers ne contrevienne pas à la législation en vigueur.

Dark side of the Nouille

Ca fait huit jours que je reposte comme un bourrin, je m'étonne du peu de trafic engendré, et je finis par m'apercevoir que je suis resté en mode privé, c'est à dire que je suis le seul à pouvoir consulter mes articles.
Rions.

lundi 10 novembre 2014

Pink Floyd - Wish You Were Here - Unreleased Tracks (1974)

Un nouvel album du Floyd va sortir aujourd'hui.
A l'écoute, c'est la cata, le coma dépassé pour les survivants du radeau en or massif qui fut jadis un vaisseau interstellaire bourré de muses à moitié à poil.
Comme dit une copine, je crois qu'une fois qu'on a fait le constat de la cata généralisée, il est plus utile d'étudier les moyens d'en sortir que d'étudier les différents aspects de la cata.
Et donc, tant qu'à écouter des versions alternatives des morceaux sur lesquels nous nous sommes tant aimés, autant déterrer les invendus de Wish You Were Here.

http://www.mediafire.com/download/2yld862k27iq74c/WYWH_UT.zip


Ou le live à Pompéi.
Ousque la version de Echoes est presque mieux que sur Middle.

https://www.mediafire.com/?dpssxcues5z84jt

Tout plutôt que cet album officiel en forme de faire-part de décès, dont le projet de pochette resté inédit renouvelait pourtant les fondamentaux du concept Dark side of the Moon, tout en prévenant malicieusement des effets induits sur les malheureux acheteurs.


dimanche 9 novembre 2014

Boardwalk Empire Volume 2 : Music From The HBO Original Series (2013)

I'll See You in My Dreams by Va - www.musicasparabaixar.org on Grooveshark

Evidemment, à force d'écouter Leon Redbone, on s'aperçoit qu'il ne fait guère que réenregistrer avec brio des standards des années 30-40. 
Ici, en voilà une bonne palanquée, tout autant réenregistrés : ça gratte moins que les originaux, et les arrangements sont assez respectueux de ceux d'époque (comme dans le sketch de Jacques Dufilho quand il parle de "la chapelle construite au XIIeme, entièrement rasée au XIIIeme, reconstruite au XVeme, détruite à la Révolution, et qui est entièrement d'époque")

samedi 8 novembre 2014

Chanson Française Dégénérée (2014)



Tout est dans le titre.
En entendant ça, je me dis que j'aimerais pas être jeune.

jeudi 6 novembre 2014

Leon Redbone - Live Olympia (1992)

Je m'en souviens comme si c'était hier : Leon est arrivé sur scène tout de blanc vêtu, un Martini long drink à la main; il l'a posé nonchalamment sur son ampli, nous a regardés droit les yeux à travers ses verres fumés, et nous a dit :
"Relax ! Ca va bien se passer !"
C'était le 26 Octobre 1992, j'avais trois semaines d'abstinence au compteur, et ça m'a pas donné soif.
En première partie, on avait eu droit aux Pires, un groupe de Bretons qui jouaient de la fausse musique des Balkans comme si c'était de la vraie. Je n'avais pas revu le saxophoniste depuis le lycée, nous avions un ami commun qui allait se laisser mourir sur un banc du bois de Vincennes deux ans plus tard, un soir de Noël, mais c'est une autre histoire.

http://www.mediafire.com/download/p30ckz012kzlcti/LR_LO.zip

mercredi 5 novembre 2014

La mort de la SF ? (III)

La SF n'est pas morte, démonstration en 8 points : 

1/ les robots tueurs suscitent l'inquiétude en Norvège.

2/ selon les nouvelles prévisions du GIEC, qui corroborent les anciennes, on va tous mourir.

3/ je n'ai pas eu le temps d'aller aux Utopiales, mais je suis sûr que c'était très bien, d'ailleurs il y a eu une conférence de Daniel Goossens, et même en l'ayant ratée, je l'ai trouvée sur Internet.

4/ J'ai suicidé ce blog (qui était en état de mort clinique, et moi-même ne me sentais pas très bien) pendant 2 mois, sans que l'univers phénoménal en pâtisse, malgré mes prévisions. En le ranimant aujourd'hui, je m'aperçois qu'en fait j'avais du mal à passer le cap des 666 articles publiés qu'il affichait au compteur.

5/ J'ai commencé à relire la biographie de Dick par Emmanuel Carrère, et je me rappelle avoir oublié pourquoi l'Empire n'a jamais pris fin.

6/ Steve Roach sort un nouveau disque pour la Toussaint, en forme de cérémonial pour les dieux oubliés, avec Jorge Reyes à la basse et Cthulhu aux choeurs sépulcraux. C'est assez réussi : je n'en ai écouté que 2 morceaux, et j'ai déjà envie de vomir.

7/ J'ai plus ou moins réussi la migration de mon Imac 24 pouces (early 2008, fabriqué en République Tchèque) vers le nouveau système d'exploitation Yosemite. Comme il est physiquement limité à 4 Gigas de Ram, il met à peu près autant de temps à ouvrir les applications qu'il en faut pour relire le premier livre de la Genèse à haute voix. N'empêche : en 2008, on m'aurait prédit que je garderais un Mac pendant 7 ans, j'aurais dit que c'était de la science-fiction.

8/ Quelqu'un a eu la bonne idée de sortir un album de Jimi Hendrix qui n'a jamais existé, mais qui eut pu s'il n'était pas couru; c'est pas de la SF en action, ça ?