jeudi 3 décembre 2015

Les Vivants (II) : Matt Johnson : Sweet Bird of Truth (1986)

Suite cryptique en sous-sol du billet d'hyènes d'hier.
Comme dirait Rick Degen, caché dans ce dessein, ivre mort à en faire pâlir les poissons violants sur le pont du Charles De Gaulle :

Et toi, fantôme de Matt Johnson, où te c-a-c-h-e-s-t-u, mmh ?

Et ton corps disloqué
Hante-t-il l'archipel que peuplent les sirènes ? 

Toi qui fus l'auteur de "Sweet Bird of Truth", sur le meilleur album de rock du monde de la semaine, qu'on ne peut même pas visionner sur Youtube ?

Bien sûr, il existe des solutions souterraines, à la limite de la légalité.

Pas de ça chez nous.
Alors on se rabat sur Infected.
On finit toujours par se rabattre sur notre second choix, c'est ça le drachme.
On devrait pas faire de compromis avec soi m'aime.
Ca nous gruge.
Donc,  Infected, ok.



Mais quand même, c'est pas la même.
Je me vois pas demander à Jésus "Infect me with your love".
Y'a des limites.

Alors, je me tourne vers mon gang de limiers & succubes détrousseurs de charognes, qui ont tôt fait de me ramener le fichier du darknet.
Après quoi je n'ai plus qu'à l'encoder, et lui faire passer la frontière sous une fausse usurpation d'identité non nominative, pour ne pas éveiller les soupçons du Ministère du Blasphème et du Download®.
Et hop !



And the bloody lyrics :

Arabia, Arabia, Arabia
6 o'clock in the mornin'
I'm the last person in this plane still awake
Y'know, I can almost smell the blood washin' against the shores
Of this lands that can't forget it's past
Oh, the wind that carries this plane
Is the wind of change, heavensent an' hellbent
Over the mountain tops we go
Just like all the other G.I. Joes, ee-ay-ee-ay-adios
This is your captain calling, with an urgent warning
We're above the Gulf of Arabia, our altitude is falling
An' I can't hold her up, there's no time for thinking
All hands on deck, this bird is sinking
Across the beaches an' cranes, rivers an' trains
All the money I've made, bodies I've maimed
Time was when I seemed to know
Just like any other G.I. Joe
Should I cry like a baby, die like a man?
While all the planets go to war, start joining hands
Oh, what a heaven, what a hell
You know there's nothing can be done in the whole wide world
Arabia
I don't know what's wrong or right
I'm just a regular guy with bottled up insides
I ain't ever been to church or believed in Jesus Christ
But I'm praying that God's with you when you die
This is your captain calling, with an urgent warning
We're above the Gulf of Arabia, our altitude is falling
And I can't hold her up, there's no time for thinking
All hands on deck, this bird is sinking
Arabia, Arabia, Arabia

Je n'en disconviens pleutre :
A'nouar, mais en plus elle ça date de 1986, le Pirée devant nous.
Quand j'aurai 5 minutes, j'enregistrerai une version karaoké avec mes poules, furieusement tendance.

mercredi 2 décembre 2015

Les Vivants (1) : Joseph Arthur & autres Obscurs Incornus

Il faut laisser les Vivants enterrer les Morts.
Ce douloureux travail d'enfouissement à coups de tractopelle doit être confié de préférence à des professionnels chevronnés et inspirés, qui ne soient pas rebutés par une actualité qui n'a rien pour réjouir les poètes, hormis ceux qui mettent du vitriol dans leur café du matin. 

J'en connais.

Plein.

Trop.

Alors que Joseph Arthur, aimable troubadour dont un bon quart de la production foisonnante me réjouit les oreilles et le coeur quand j'en lis les lyrics, ben lui c'est pas pareil.
Il faut le voir massacrer en toute bonne foi un standard de l'archange Gabriel (loué soit son Saint Nom) avec sa tronche d'Edouard Baer d'occasion.

.

...ou sortir trois albums la même année quand ça lui chante, sans plus se soucier de l'avis des gars du marketing.
(de fieffés gredins sur le plan spirituel, si vous voulez mon avis)





Bref, il fait un temps à réécouter ses chansons, parfois dégoulinantes d'un appel à la fraternité qui trouvera peu d'échos parmi les enculés, mais quand même, le message aura été passé, on ne trouvera rien à redire et on aura les fesses propres.

Ainsi de Travelos as equals qu'on trouve sur l'album Redemption city
le bien nommé, ou encore La ballade de le Bouggie Christ (avec les paroles incrustées dans la pochette including des vrais bouts de la vraie croix)

...Roger, remets-nous la même en live, l'autre on l'a trop crucifié et y s'en est pas remis.





Et sinon, pour varier les plaisirs :

Harmlessness  : The World is a Beautiful Place & I am No Longer Afraid to Die
...argh trop tard...

ps : cette photo n'est pas tirée de mes films de vacances avec BlasphémaTorah®.
J'insiste.




mardi 1 décembre 2015

Les Morts (Emmanuel Booz)

Une chanson de saison, par un pote de Dédé (sans Mireille, mais avec Manu) dont je vais prochainement rouvrir le blog pour y déposer le surplus de trop plein d'excédents et continuer à faire du déchet une ressource.



 LES MORTS

Pourriez-vous entrevoir
Batraciens nyctalopes
Une autre dissidence
Une autre alternative
A côté du chaos
De la conscience de l'être
Nous incarnons l'espoir
Agitons-le d'ailleurs
Enclavés dans les blocs
La zone dépressionnaire
Pas la peine d'expliquer
Auf wiedersen Mein Herr
Le comble de l'histoire
C'est que la race s'en branle
Le consensus des deux
Est égal à son nul
Et la rumeur répand
Que c'est pire que l'enfer

Ta mère n'est qu'un fossile
Et ton père irradié
Faut pas être parano
No no baby
No no

Dans ce capharnaüm
De fragments d'intégrales
Exsangue est la pensée
Et ça me fout la haine
Mais parlons d'autre chose
C'était en 54
Dans le stadium de Berne
La Hongrie fut vaincue
Puskas Hidegkuti
Mes idoles abattues
Le sort n'était pas juste
Et l'art assassiné
Dieu nous avait trahis
En ce temps de guerre froide
Je me sentais floué
Ad vitam aeternam
Tu pleures dans les peep shows
Sur tes amours détruits

Ta mère n'est qu'un fossile
Et ton père un taré
Faut pas être parano
No bébé
No no bébé

Nous sommes Les Morts
On pue
Nos yeux
Nos âmes et nos armées
Ensanglantées
Immondes
On voudrait bien vouloir
Mourir...

La beauté de la violence
Te fascine encore
Nous marchons sur nos ruines
En déséquilibre
Hier, aujourd'hui, demain
Digital rebelle
Mongolian gynécologue
Et fan d'Oum Kalsoum

Tonight

La nécessité de vivre
Mutile nos thèses
Un herpès métaphysique
Altère la structure
Maîtrisons nos verticales
Nos strongiloïdes
Sur la rue pavée de tombes
Où va ton calcium

Tonight

Auf wiedersein
Mémoire satellite
Auf wiedersein

Hein que quoi ! quoi quoi quoi quoi !
Hein que quoi ! quoi quoi quoi quoi !
Hein que quoi ! quoi quoi quoi quoi !
Hein que quoi ! quoi quoi quoi quoi !

De la mort de l'ADN
Sommes-nous responsables
Difforme et dénaturé
Le prolégomène
Dans l'océan des secondes
Sidéral foetus
Et la rage d'être la rage
Il est 27 heures tonight

Auf wiedersein
Mémoire satellite
Auf wiedersein

Petite fille nécrophile
Echappée de ton sang
Dans l'urgence de la perfection
Dans un état d'hypnose
Tu fais l'apologie
De la décomposition
Et de la lenteur
La psychiatrie aérienne
Qu'est-ce que t'en penses
Aux seins de la génisse
Tu t'ennuies à pourrir
Apaise un peu ta molécule
L'orgasme des saintes vierges
Les expériences limites
Arrache à la matière
Tragique et sculpturale
Les restes du Paradis

Auf wiedersein
Mémoire satellite
Auf wiedersein

Fraternise
Fraternise
Primitif du futur
Sauvage et raffiné
Avec la différence
Avec le sybarite
Avec le sycophante
Et son teckel clouté
Dans l'empreinte effondrée
Il faut tenir
Avant la nuit
C'est le temps des béatitudes
Dans une apocalypse culturelle
Ecoute
Ecoute la maladie des hiéroglyphes


Auf wiedersein
Mémoire satellite
Auf wiedersein

J'ai parcouru mes tripes
Descendant mes boyaux
Remontant l'oesophage
J'ai entendu vagir
Sur le Stabbat Mater
Des anges atomisés
Recouverts d'excréments
Un gang d'hermaphrodites
Et des filles d'archevêques
Accepte la douleur
Accepte la laideur
Prépare-toi au bonheur
Vox mahler
Ich bin Vox Mahler
Nous sommes
Le génome bactériel

Euh euh ah ah ah euh euh euh euh...

Les photos, paroles et le merchandising :

http://mbooz.blogspot.fr/2007/03/paroles-booziennes.html

lundi 30 novembre 2015

Anonymousses (not Alcolikousses)

Alan Moore + Monty Python : enfin le crossover !!!


Bon, au moins, pendant ce temps, ils ne sont pas au bistrot.

Dans la même collection :

Les Anonymous contre Dieudonné
(je n'ai pas pu regarder la vidéo, trop didactique et aux effets spécieux un peu tchip)

Les Anonymous contre l'E.I.

Les Anonymous contre Manuel Valls

Les Anonymous font pleurer un sans abri

Les Anonymous contre Cortex
_____


Hors collection

Cortex contre Marine Le Pen

Soral contre les Juifs

Odezenne : Tu pu du cu 
(ma nouvelle passion musicale qui va aérer un peu l'atmosphère)

La météo sur la France vue par l'E.I.





« Lorsque sa télé tomba en panne et ne montra plus rien d’autre qu’un champ de lignes grises ondulantes agrémenté de points qui bougeaient comme de la poussière en suspension dans un fluide et placée sous le microscope pour démontrer le mouvement brownien, le tout accompagné du murmure électronique du haut-parleur, Bennie Noakes (défoncé à la tryptine, rappelle Warsen) songea à la faire réparer. Mais après une heure ou deux, il trouva que ce spectacle, dans sa spontanéité aléatoire, et le bruit, étaient en eux-mêmes psychédéliques. 
De plus, la réalité n’était plus cette intruse qui ne parlait que de gens en train de tuer des gens. Ramené à l’état de pure perception, il continua à regarder l’écran. De temps en temps, il disait : « Bon Dieu, mais quelle imagination je peux avoir. » 

 John Brunner, « Tous à Zanzibar »  (1968)






Edith : je ne savais pas trop comment finir l'article, quand je l'ai démarré ce matin. 
Mais les vidéos, dont j'ignorais l'existence et que j'ai découvertes petit à petit, parlent d'elles mêmes.
La synthèse nous est offerte par Sb :

https://www.facebook.com/filipflatau/videos/10153855002525992/?pnref=story

Qu'il en soit remercié.

dimanche 29 novembre 2015

Le Silence assourdissant des Tombeaux, et tout le Bataclan








C'est vrai que ça ne fait pas rire.
Willem a beaucoup perdu la gniaque depuis qu'il a survécu à tous ses collègues de bureau.
Pour rire aux sanglots de consolation, c'est .
N'hésitez pas à cliquer sur la vidéo, ce n'est pas sale.

Sinon, cette nuit j'ai commencé à regarder la vidéo d'Alain Soral, ce triste sire, (on est tous le triste sire de quelqu'un), ce frère en désolation.
Bon, enfin, si c'était mon frère, je refuserais quand même d'épouser sa soeur.



Le pire, c'est qu'il dit des trucs intéressants, qui surnagent parfois au milieu de son vomi complotiste. Cest comme ça qu'il gagne des points, comme sa copine Marinella, celle qui a des roulettes en chocolat.
Malheureusement je me suis endormi au bout de 13 minutes.
Le jetlag.
Comme vous le feriez si je vous assumais d'un talk show de 13 minutes.
Tiens, il faudra que j'essaye.

samedi 28 novembre 2015

Les Nocturnes de Chopin


enfin

un 

billet
déconstructiviste

Ben 
oui.
http://www.mediafire.com/download/6wuecvwnb22n3e3/FC_NTNS.zip

-->








jeudi 26 novembre 2015

Kouleur...kaki, ke j'aime ta kouleur... kaki !

Evidemment c'est encore parti d'une mauvaise blague de Nova Express, celui par qui ses sandales arrivent, et qui ferait mieux de faire ses prosternes, si vous voulez mon avis.

J'ignore pourquoi les reprises death métal m'évoquent toujours des bruits de bottes, sans parler d'avoir l'impression d'être tombé dans un cauchemar à N dimensions et à 4 litres 12 la veille de ses noces, mais c'est ainsi.

Ca doit venir de Rammstein et le leur iconographie douteuse.

Et encore celle-ci, qui m'a fait hurler de rire, parce que quand j'étais jeune j'avais fait une fixette sur l'original
un jour où j'avais trop pris de coke en travaillant sur Culture Rock.
Voilà, vous savez tout.
Inutile de venir me chercher des poux dans la tonsure, j'ai balayé devant ma porte.


Le camping-car de Lemmy : 
"entre Garches et Damas,
le GPS annonçait des bouchons
mais ils se sont liquéfiés à notre approche."

mercredi 25 novembre 2015

No Depression In Heaven



Une nuit où Avide Vincent cherchait un raccourci clavier pour accéder à des sites de Q que jamais il ne trouva, il fit le tour des blogs de nuit où l'on boit et l'on danse, et ouït alors promptement une musique céleste d'outre-tombe propre à réveiller son enfant mort de faim qui sommeillait en lui.
Et depuis, il tente de convaincre un monde incrédule que le salut individuel est à la portée d'un simple clic, à condition de ne pas se gourer de link.


http://jeepeedee.blogspot.fr/2015/10/165-carter-family-from-1936-radio.html





Fais gaffe, Avide, à faire ton jogging de nuit sur Internet, tu n'es pas à l'abri du burn-out, ce fléau des temps post-modernes.