Peter J. Tomasi, Ian Bertram - House of Penance (2017)

Sarah Winchester est folle à lier. Depuis la mort de son mari et de sa fille, cette riche héritière de l’empire Winchester passe son temps et sa fortune à faire construire une villa gigantesque et délirante en Californie.
"Délirante" dans le mauvais sens du terme : portes ouvrant sur le vide, escaliers ne menant nulle part. 
Sarah est hantée par les fantômes des victimes des carabines à répétition Winchester, qu’elle pense tenir à distance en poursuivant la construction de sa villa à jamais inachevée.
Un mystérieux étranger arrive... et il pourrait bien rendre les démons de Sarah trop réels.

Au départ, il y a une histoire vraie : 
Sarah L. Winchester, née en 1839 et morte en 1922, fut bien l'épouse de William Wirt Winchester. 
Elle hérita de ses biens et de 50 % des parts de la Winchester Repeating Arms Company quand celui-ci meurt de la tuberculose en 1881. 
Convaincue que des esprits allaient la tuer si la construction de sa maison en Californie était terminée, Sarah Winchester utilisa sa fortune pour poursuivre la construction de la maison 24 heures sur 24 pendant 38 ans.

Je ne l'ai su qu'après, et ça ne m'a pas gêné.
A partir de ce destin tragique et fou comme seuls les Etats-Unis peuvent en produire, les auteurs nous plongent dans une recréation hallucinée, tordue et cauchemardesque de l'histoire de cette femme rongée par la folie. Le scénario s'effiloche sérieusement, gravement contaminé par des embardées oniriques réservées aux amateurs de tripes à la mode de Caen et de boissons énergisantes à base de cassoulet et d'ayahuesca.
Graphiquement, ça me fait beaucoup penser au Joann Sfar de la période Donjon Crépuscule, au Manara première période, à du Moebius underground.
Et j'imagine bien Tim Burton ou Jan Kounen en faire un film avec Eva Porée Green.
Vous pouvez l'emprunter à la médiathèque ici et ne jamais le rendre, ou l'acheter sur Mamazone
Ca sortira peut-être un jour en français, j'en sais foutre rien, et alors des milliers de bloggueurs sortiront de l'ombre pour rédiger de petits articles inspirés du mien, en me reversant des droits d'auteur faramineux.
Ou pas.








Commentaires

  1. En effet, un peu l’enfant conçu sous ukulele de Sfar et Moabius. Du point de vue graphique.

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  2. Moabius lol. Toabius ? glop glop !

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  3. Une des conséquences désastreuses de ma décision de me mettre au clavier bépo.

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