Un copain presque juif tellement il est monothéiste, mais en moins bon état que moi qui suis plutôt animiste, en tout cas souvent le jeudi, m'a vendu sur son lit de mort l'adresse d'un site où l'on trouve quantité de concerts d'artistes de variétés non disponibles dans le commerce.
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La brigade aéroportée de l'Arcom se tient prête à intervenir si vous rechutez pendant le réveillon dans le blasphème et le download. |
C'est vertigineux.
Je consulte sans compulser les étagères infinies bourrées à craquer de concerts passés de vieilles gloires de la musique de jeunes subrepticement passés du côté de la musique de vieux, y rejoignant André Verchuren, Annie Cordy, Nina Hagen et Berthe Sylva, et je me tiens prudemment au bord de l'abîme du téléchargement illégal sans y tomber. (faire commerce avec la grande cyber-prostituée de Babylone, ça serait encore rester ancré à Babylone).
Je me sens un peu comme l'homme qui lutte pour sa vie dans la parabole du miel au bord du précipice (recueillie dans "Les plus beaux contes zen racontés par ChatGPT et illustrés par Philippe Druillet", le must-have pour un nouveau Noël Extinction-Réveillon) :
Un homme marche dans la forêt lorsqu’un ours se met à le poursuivre. Terrifié, il court jusqu’au bord d’une falaise. Dans un réflexe désespéré, il se laisse glisser et s’accroche à une racine qui dépasse du flanc rocheux.
Au-dessus, l’ours l’attend, grognant.En dessous, au fond du ravin, un autre danger — parfois un tigre, parfois des rochers, selon les versions — l’attend la gueule ouverte.Alors qu’il se cramponne, il voit une ruche accrochée dans la paroi, tout près de lui. Une goutte de miel tombe sur son main.Il porte la goutte à sa bouche…Et il sourit : comme ce miel est délicieux !

Oh putaing ! Mais vous êtes un bienfaiteur m'sieur Warsen. Si un jour je possède un terrain j'y élèverai une statue à votre effigie. De rien.
RépondreSupprimerJ'ai longtemps pensé comme toi. Plus circonspect aujourd'hui sur la malédiction des fichiers, je m'arrête au bord du trou fumant, car je vois bien que ce que nous possédons nous possède. Encore que avoir trois concerts pirate en mp3 sur son ordi, c'est pas la mort du petit cheval. Mais l'envie d'en avoir toujours plus, chez moi c'est le commencement de la fin.
RépondreSupprimerBon, au prochain stade je ne posterai même plus ce genre d'articles, mais au départ ce blog avait vocation de partager et de diffuser des incunables. Et c'est toujours mieux de saturer le web avec des concerts de BB King plutôt qu'avec des IA.
Le raisonnement est sans faille mais y'a quatre ou cinq perles sur ce Barnum qui méritent le détour. Après, on n'est pas forcés d'être gargantuesques.
RépondreSupprimerFaut s'avoir s'arrêter comme disait Thorez entre la poire et le dessert.
Je croyais que vous étiez Onaniste (grâce à mon snobisme artistique, j’évite le download à outrance).
RépondreSupprimerJe l'étais. Sans prostate, c'est plus compliqué. C'est pourquoi je me contente désormais de dénicher des liens affriolants, en dénonçant les dangers qu'il y aurait à en user à l'excès.
SupprimerJ'ai publié en juillet un pensum cryptique sur ce douloureux sujet :
https://jesuisunetombe.blogspot.com/2025/07/psychopathologie-du-telechargement.html