jeudi 12 avril 2012

Toutes des Salopes - Guy Bedos (1971)



Mon compte INA ne m'a pas permis de pouvoir permettre d'uploader la vidéo, mais j'ai retrouvé le sketch audio, et c'est quand même Grand...
Pour nos plus jeunes auditeurs, je rappelle que Guy entre en scène en feuilletant un numéro de "Lui", le magazine de l'homme moderne...

mardi 10 avril 2012

L'ombre au tableau - John Warsen (2005)



Bref passage dans le milieu très fermé de l'art contemporain.
N'ayant pas vu de lumière, je suis ressorti.
Mais ça m'a pris un moment, quand même.

lundi 9 avril 2012

Grand Petit Mix #2

24 titres enchaînés, pour le payeur et pour le rire, mix réalisé à l'occasion des 40 ans de Fredo, qui est lui-même un mix entre Jean-Pierre Léaud, un pote à Monsieur Jean (la bédé de Dupuy et Berbérian) et une touche de folie albigeoise qui n'appartient qu'à lui. 

(penser à mettre une photo pour lui péter l'anonymat, à priori il s'en moque et vit aujourd'hui en Nouvelle - Papouasie.)

Fredo il doit avoir 50 ans incessamment, et comme moi c'est un vieux débutant.
d'ailleurs ça fait longtemps qu'on se le dit, qu'on est des vieux débutants, même quand on était plus jeunes, on se le disait, et puis ça a fini par arriver en vrai. C'est sans doute une tactik inconsciente mais pas tant que ça, pour prolonger notre jeunesse enfuie, la salope.
Comme me disait mon fils ce matin, "papa, sois donc un peu adulte."

Bref.
Et Y'a koidonc dans la compile à Fredo ? 
Henri Salvador, Sanseverino, Gérard Mansoif, LuisTrio, NoirDèz, Arthur H, Craig Armstrong, Ry Cooder avec Ali Farka Touré... des trucs qui plaisent à Fredo, quoi. 

Passque si tu compiles pour quelqu'un, c'est quand même pour lui faire plézir à lui plusskatoi, nan ?

Même principe que d'habitude, si cette compile n'est pas téléchargée pendant un mois, elle s'autodétruira, et je ne la remettrai pas en ligne, bien qu'il ne faille jamais dire "Fontaine, je ne boirai plus de ton martini-gin".

dimanche 8 avril 2012

Le Voyageur - John Warsen, circa 2005



Sur un texte que Gilles Deleuze attribuait à Nietzsche, mais je crois qu'il bluffait.
Pinhas avait dû lui faire fumer du Heldon.

samedi 7 avril 2012

VIDÉO DU JOUR : L’amour au siècle de la cybernetique




J'ai retrouvé les coordonnées de mon compte INA.fr, ce qui me permet d'exporter les vidéos depuis chez eux.
Quel heureux hasard !
Quelle machine à remonter le temps !
(on avait bien besoin de ça !)

vendredi 6 avril 2012

La Murge - Person/Ptiluc sans Ptiluc (1986-93)



Au fil des Zans, tout en m'enfonçant dans la nuit obscure de l'alcool comme un clou dans la fesse gauche, j'ai grabouillé des crobards pour la Murge, que Luc n'a pas repris dans l'album.
Je ne sais pas si on peut parler de bon et de moins bon dans ce qui m'apparait aujourd'hui assez loin de moi, toutes tendances confondues (à part la clope et l'ordi...), mais si je peux pas publier ici mes fonds de tiroir, je sais pas qui c'est qui va s'y coller.

 Comme j'ai réussi à redémarrer mon scanner à partir d'un disque externe sous Mac Os X.5.3, je vouas pas pourquoi je me gênerais.
Qui c'est qui commande, ici ?
Le même qui payait jadis des tournées...




jeudi 5 avril 2012

[ Repost ] La Murge - Person/Ptiluc (1993)

Problèmes :

- Si je me pirate, est-ce que je m'inculpe ?
- Pour complicité de recel d'abus de boisson ?
- Est-ce que Ptiluc va se porter partie civile ?

Ah là là, c'est compliqué, la vie.
D'autant plus que cette édition est augmentée d'inédits que Luc n'a jamais voulu dessiner...
mais ils ne seront en ligne que demain.
Dans cette attente, si l'album vous plait, je ne saurais trop vous suggérer de l'acheter, ça se trouve encore en magasin, et à l'époque de la sortie, on n'en a vendu que 7000, ce qui était un petit tirage pour l'époque, même si maintenant, ça serait un méga-succès de librairies (tant qu'il en reste)

- Scans réalisés par Skandeuh Travioll® - 

http://www.mediafire.com/?ihuvb18i5b2to7j

mercredi 4 avril 2012

Grand Petit Mix #1


Si j'étais une jeune femme qui présente les infos-traffic sur FIP, je kifferais vachement mon fond sonore.

Malheureusement, je suis un hippie vieillissant enchainé au büro à l'heure des embouteillages de pixels sur les autoroutes de l'information, et je connais déjà tous les morceaux par coeur.

Pas de liste de morceaux, pas de notes de pochettes, un fichier mp3 de 80 minutes issu de mes tonneaux percés à la cave.


Si personne ne le télécharge pendant un mois, le fichier s'efface et ça me va très bien.
Bonne journée à tous et à toutes sous les auspices de DJ Kris !

http://bayfiles.com/file/6YZB/42MTyN/Rmx_2006_2011.zip

mardi 3 avril 2012

Les Doigts De L'Homme - Gipsy Jazz Nucléaire (2004)


Un petit album de 5 titres introuvable pour vous donner envie d'acheter les autres.
J'ai mis une heure à comprendre le jeu de mots du nom du groupe, ce qui ne laisse présager en rien de la virtuosité et de l'élégance de leur musique - faut entendre la version manouche du Boléro de Ravel, c'est moins tatapoum que Sanseverino, et ma foi fort agréable.

http://bayfiles.com/file/6pUD/9epxd5/LDH-GJN.zip

Qu'est-ce qu'y fond ? C'est la bougie.

http://www.myspace.com/lesdoigtsdelhomme

dimanche 1 avril 2012

[ Repost ] Emmanuel Booz - Dans quel état j'erre (1979)



Nul n'est prophète en son pays :

Ce disque a d'abord été redécouvert en anglais (je me demande bien ce qu'ils y ont compris, les rosbifs) :

"Dans Quel Etat J'Erre ranks among the best French progressive rock albums that have not seen the light of day on CD format. (...) This is progressive rock at its finest, the melodies are anything but obvious and seem uncommonly researched, the structures are often constantly in motion, changing from measure to measure, and there is a palpable sense of adventure. It's no surprise that Booz's vocal work here is the closest to Ange of the four albums, but even Ange never created a work of such obvious dissonance and experimentation. In fact the only albums even close to this amazing work of art only hint at the edges, such as the eponymous album by Arachnoid or the weird vocal experiments of Philippe Doray. It's an amazing success, particularly in that it belonged more to the progressive rock tradition of a few years earlier rather than that of the digital 80s."
(source)

Je ne m'inscris pas en faux, à l'écoute et la réécoute de ce croisement entre un King Crimson énervé, le gauchisme nihiliste français (alors à son apogée historique), plus des éléments irréductibles à tel ou tel courant.

Oeuvre de franc-tireur, oeuvre maudite, entendue à l'époque parce que diffusée par l'éclectique et courageux Jean-Louis Foulquier, condamnée à traverser le Temps et l'Histoire comme une balle de 6,35 à travers les cervelles incrédules des auditeurs muets d'horreur.

J'ai un ami guitariste qui a enregistré avec lui des maquettes assez flippées et très puissantes dans les années 80, mais rien n'est jamais sorti du studio.

[ Edit mars 2012 ]

ah tiens ça y est, ça commence à sortir...

On peut l'écouter ici, je l'ai acheté , et par le plus grand des hasards, la remarquable édition du DVD est enrichie de certaines maquettes enregistrées avec le Dédé (sans Mireille) des derniers articles en date.

Etonnant, non ?

samedi 31 mars 2012

Les Disques de la Vache qui ouit # 3 - Dédé Sans Mireille - maquettes radioactives (1992 ?)

Une fois la rupture consommée, les deux manbres auto-amputés du duo bicéphale errent comme deux ânes en pen.
L'un des 2 (nous ne vous dirons pas lequel) tente une reformation éphémère, mais ça ne prend pas.

                        

Le public, qui n'était déjà pas au rendez-vous, 
s'immole en mangeant les fauteuils de l'Olympia. 
Bruno Coquatrix en avale son bulletin de naissance.

Alors Dédé, privé de sa Mireille, découvre que ça lui laisse un max de temps libre, et invente une machine à remonter le temps, et retourne dans le passé du futur antérieur de l'empafé du subjectif, enregistrer des maquettes avec Emmanuel Booz, déjà connu de nos services (cf article de demain à paraitre la semaine dernière.)

Il ignore que, habilement travestie en groupie, affublée d'une paire de silicones surarmés, Mireille porte les amplis et roule les beuzes tandis que vrombissent les guitares et éructent les Boozes, d'abord en yaourt, puis en vrai frenchy.

Elle espère être reconnue, mais tout okupé kilest à ramoner son manche au service d'une si noble cause, il l'ignore.
Ce n'est qu'en 2012 qu'il découvrira le subterfuge, à l'occasion d'une dénonciation anonyme sur le blogaouarsène.
Sépa jolijoli.
 
http://www.fileserve.com/file/Tsvgnn2/EBooz:JBel l'in_t_es_grave.zip


Avec les photos garanties d'époque, sans trucage devant huissier, pour manger avec.


Dédé (ou alors c'est Mireille)


En studio
(légende à caractère peu informatif)


Le célèbre regard 
"Achetez mon disque, sinon y'm'piquent dans 2 jours"


Manu se prenant pour Mélenchon, 
30 ans trop tôt, 
au bas mot les bas morceaux, 
et les perles aux pourceaux.

vendredi 30 mars 2012

Les Disques de la Vache qui ouit # 2 - Dédé et Mireille #3 - Maudite cassette (1986-87)

Alors d'abord, quelques paroles, sans doute parmi les plus belles qu'on ait enfilées sur des colliers de perles soniques dans l'espoir inavoué, et il faut bien la deux mêtres inavouables, de se mettre une princesse au bout du gland, car telle est en vérité la principale motivation des chanteurs de variétés verdâtres et mordorées.

En tout cas ça serait celle-là qui ma biterait du premier au dernier étage de mon hêtre si je n'étais pas un gland qui ne chante auprès de mon âne que pour humecter les champs en période de sécheresse, vu la raideur de mon organe vocable pas tibulaire mais presk, comme en attestent de nombreuses vidéos qui émaillent et éraillent ce blog funéraire.













Ensuite, dans un de ces échanges kotidiens et pistolaires que j'ai avec feu DD et feu Mirlaine (couleurs) qui viennent de se re-cueillir sur ma tombe, j'ai récemment reçu un billet confondant de naïveté et éperdu d'adoration mouette, quand les gars se sont dit qu'après avoir été floués sur le chaubize, ils allaient enfin accéder à la célébrité posthume tant je leur vantais mes 25000 connexions/jour  (21 selon la peau lisse) et tous les brouzoufs qu'on allait se faire grâce aux milliers de lecteurs qui cliquent sur mes pubs google pour m'aider à confectionner mes articles de plus en plus hors de prix mais restant à la portée de toutes les bourses, ce matin encore l'un deux fraichement équarri par des horaires de le véto, alors que je leurs proposais d'étaler le rythme du déballage de leur quincaillerie entre un par semaine et un par an afin d'aménager un maximum de sucepince et de mettre le lectorat à genous sans X, pas plus tard que le 29 mars 2012 à 06:12, *** a écrit :

merci à toi John, et pour la suite, c'est comme vous voulez, tous les jours toutes les
semaines ou toulézan pour moi c'est pareil, salsepareille


R : Ben moi je vote pour touléZan qui sont revenus réglisse, ésafé un paké.
Je ne sai pas pourquoi chez vous ça s'affichait tout pitit, je n'ai rien fai, paltan, débordé de nouilles au biro qu'il était morice, Djin augure la semaine à 70 heures de taf, et rené va renégochier les zaccords de Grenaille, que par-dessus la grille de Bouse en mi bémoll ça se joue sur le mode myxolydien myxomatose, blague encryptée por nada amigo, guitariste à moi kejaime dont je suis fan de chichourle, et surtout merci a vou d'avoir existé et dexisté ancor, sinon paplu d'artikl sur le blogaouarson que de beur en broche (sauf moha "cherche la med" reza kila bien cherché)
et vouala toute l'istoire, dit Jaune Larsen avant d'aller mater Breaking Dad sur son écran plasmé.

et bien sûr, sanzoublié la gadget du pif qu'on parlait hier ancor :

http://bayfiles.com/file/6v2l/bGmAZv/maudite_cassette.zip

 J'espère que vous prenez des notes, parce que demain y'a interro surprise.

jeudi 29 mars 2012

Les Disques de la Vache qui ouit # 2 - Dédé et Mireille #2 - L'usine à tubes(1986)





Ca a été épique, pour mettre la main sur les Introuvables mais retrouvés...
Mais n'anticipons pas, les Vraiment Introuvables ne seront disponibles que dans le pif gadget de demain, avec un sachet de pifises électriques.

Ceux que je vous donne à entendre aujourd'hui dormaient dans l'ordinateur de Dédé, à moins que çe soit Mireille, j'ai jamais vraiment su déterminer qui était qui dans cette histoire.
Mais bon, avec de la bonne volonté et quelques poignées de brouzoufs tombés dans les bonnes poches, ça met de l'huile...

http://bayfiles.com/file/6BPv/ZqM4in/DD_MIR1.zip

mercredi 28 mars 2012

Les Disques de la Vache qui ouit # 2 - Dédé et Mireille #1 - Postlogue

Où l'on comprend qu'on va prochainement se trouver en face de quelque chose d'assez énorme, malgré l'hermétisme apparent du propos :

La Véritable Biographie Biodégradable et Chronologique de Dédé & Mireille, narrée par un des survivants du Krach, gravée sur du vrai bois d'arbre.pdf raclé à la main pour être réduit à de fines pelures.jpg par JW, de l'Institut Médico-légal.









mardi 27 mars 2012

Coluche au Tribunal des Fragrants Délices (1981)



Michel Colucci jugé au tribunal des Flagrants délires, avec Guy Bedos comme témoin à charge.
C'était pendant l'état de grâce de Mitterand, c'est intéressant de le remettre en perspective aujourd'hui : il y avait une ironie et un mordant qui n'avaient rien à voir avec le Décap'Four et la méchanceté de maintenant.


http://bayfiles.com/file/6iqN/4Xw7Vs/colci_trl.mp3.zip

lundi 26 mars 2012

Rien n'a vraiment changé depuis le commencement de la faim

http://www.ina.fr/divertissement/humour/video/I07079339/guy-bedos-le-commencement-de-la-faim.fr.html


Bon, Guy, déconne pas, c'est pas passke Moebius est mouru 3 jours après être passé dans mon émission qu'il faut te sentir obligé de faire pareil, hein...
J'ai trouvé tout plein de tes archives en accès gratuit sur le site de l'ina, c'est bon de te revoir jeune...et beau... et en Caustique sous Giscard, comme d'autres sont Bernadettes sous Bayrou.

samedi 24 mars 2012

Les beaux livres de la vache qui lit : Ashe Barrett # 1



Tiens, puisqu'on en est à parler d'actualisation de potentiel, évoquons le cas Vincent Hardy.
Vincent Hardy ne finira sans doute jamais d'écrire la véritable histoire de Ashe Barrett.
Nous voilà donc éternels orphelins, on s'en doutait un peu, mais c'est l'occasion de se rappeler que le lien de l'attachement pend dans le vide.
C'est dommage, ça partait bien.
Vincent Hardy bénéficie de circonstances exténuantes, mais c'est pas une excuse.
Il vaut mieux faire envie que pitié, et à tout prendre, ne pas se préoccuper du regard des autres, à moins qu'on soit un tueur psychopathe dans le viseur d'un tireur d'élite du GIGN, mais il est alors bien tard pour refaire ses choix.
Les rares éléments biographiques collectés auprès de sources plus que douteuses ne permettent pas de reconstituer un parcours erratique, rendu d'autant plus malaisé que les vents karmiques soufflent assez fort à cette altitude où l'on tutoie les Géants de la Pensée Humaine.

Pour commencer, Vincent Hardy naît difficilement chez sa tante de Bujumbura, au Burundi, car sa mère avait dû s'absenter, prétextant des courses à faire, parce que ça mange beaucoup à cet âge-là.

Une des rares photos de Vincent Hardy bébé, entre son oncle et sa tante.

Plus tard, il est asséché émotionnellement sur le rivage de cette mère morte à marée basse, dont il apprend accidentellement qu'elle est décédée avant sa naissance, bien qu'elle ait tout fait pour lui cacher ce secret de famille.
Il est élevé à la force du poignet par un oncle incarné, rendu tétraplégique à la suite d'un bête saut dans une piscine vide, comme dans une célèbre chanson de Raoul Pitètre, oncle à qui il obéit dorénavrant au doigt, et surtout à l'oeil.



Quelques ouvrages écrits par son oncle, 
manifestement sous l'influence d'anti-inflammatoires périmés,
mais qu'est-ce que vous voulez, en Afrique on fait avec ce qu'on a, 
qui exerceront une forte influence sur le développement ultérieur de l'adolescent tourmenté.

Plus tard, il s'engage dans les commandos parachutistes, ce qui forgera sa personnalité de grand solitaire paranoïde, et donnera à son alter héros ce caractère décidé et risque-tout, surtout quand il s'agit de faire un choix erroné en situation d'urgence, don qui s'acquiert précocement et ne se perd que difficilement et presque par inadvertance, parce que même si on le laisse sur le siège à côté dans l'autobus 28 et qu'on fait mine de descendre à l'arrêt suivant, il se trouve toujours un Bon Samaritain pour vous faire remarquer que vous oubliez votre paquet, et tout est à refaire.
Plus tard encore on le retrouve inscrit à l’Institut Saint–Luc de Mons en section Arts Graphiques, et c'est difficile de comprendre pourquoi et comment, mais avec un coco comme ça vous imaginez bien que les contradictions inhérentes à l'être humain sont poussées dans leurs ultimes retranchements.
A la suite de quoi, et sans autre forme de procès, cette édition inédite dans le monde mondial, antérieure à l'album paru sous le titre "les 12 travaux d'Ashe Barrett" dans les années 8o chez Vents d'Ouest, est vendue à la main et sous le manteau sur le campus de Louvain-la-Neuve, ce qui n'est guère pratique, surtout quand la froidure condamne aux moufles pour éviter les engelures de poitrine, et on se l'arrache sans doute fort peu, vu sa teneur hermético-déroutante, pourtant indéniablement innovante et originale dans le domaine de la figuration narrative.
Encore plus tard  mais pas tout à fait le demain d'hier, une si belle aventure s'évanouit au milieu de nulle part comme le mirage d'un désert peut apparaitre au soiffard sur le plafond d'une oasis, alors que je ferais mieux de balayer la poutre que j'ai présentement empalée dans l'oeil de boeuf de ma porte.
L'Homme et Son Oeuvre inachevée retombent alors dans un oubli prématuré, et même Vincent Hardy a totalement perdu la mémoire de qui il était du temps d'Ashe Barrett, sauf s'il a revu entretemps le Angel Heart avec Mickey Rourke et que ça lui a provoqué une anamnèse (= amnésie de l'oubli), mais c'est statistiquement improbable.
Aujourd'hui, qui est enfin le demain d'hier et le hier de demain, il est illustrateur de livres pour enfants.

Voilà, vous savez tout ce que j'en sais, c'est à dire pas grand chose.
On peut redécouvrir avec une incrédulité croissante et une stupéfaction sur laquelle le temps n'a pas prise, l'enculé de sa race, le début de l'Oeuvre d'Ashe Barrett, sorte d'Homme Sans Qualités à la Robert Musil qui aurait fumé la moquette plus que de raison, et qui en subirait les conséquences dans un univers légèrement gauchi mais à forte présence policière, ce qui n'est pas plus paradoxal que le reste, tout en restant très attaché à sa crispation identitaire d'antihéros post-moderne rêvant d'aventure dans un monde où il est né un peu trop tard pour ça, bien qu'il soit doté d'une très riche vie intérieure, alors ça compense un peu.
http://bayfiles.com/file/4Y5t/NwG7f8/ashe_barrett_1.zip

http://bayfiles.com/file/5cnR/BEwPKY/AB2.zip

Qu'est-ce que j'oublie? ben de saluer dans l'allégresse et la dignité retrouvées là où on les avait laissées, la naissance de ce nouveau babylabel littéraire autoproduit, en souvenir des Editions Nallet-Boisrunvert, fruit d'une initiative privée de moyens mais dotée d'une mémoire de pachyderme et des clés du bureau pour pouvoir scanner sans nuire à la productivité de l'entreprise, alors que tant d'éditeurs indépendants et de libraires émérites ferment leurs portes après avoir mangé toute leur poussière.



vendredi 23 mars 2012

Chopin, Frédéric & Rubinstein, Arthur : Nocturnes (1965)

Après une tentative de suicide à 20 ans, Rubinstein s'ouvre soudainement à la beauté du monde.
C'est pas trop tôt.
Mais j'en connais qui ont mis plus longtemps que ça.
Il n'aura de cesse sa vie dupond durant d'essayer de transmettre son amour des choses et de la vie à travers la musique. 
C'est en 1965, âgé de 79 ans, qu'il réalise cet enregistrement des Nocturnes.
Comme le disait Boris Vian, quand on a tout usé, il reste les Nocturnes de Chopin.
A fond dans l'émotionnel, mais au moins ça fait émerger des trucs qui sinon seraient restés enfouis.

Et paf, à la surprise générale, un fichier torrent.


Les tapages, majoritairement nocturnes, 
représentent plus de 80 % des nuisances recensées 
dans la main courante de la Sécurité publique en 2007.

jeudi 22 mars 2012

San Severino - Dementibulus Recompilationem (2009-2011)

Je m'aventure à petits pas vers le grand Mix... 
mais siii, vous savez bien, ces Sélections de la Digestion du Lecteur, qui provoquent parfois d'indigestes raideurs chez l'auditeur le plus openspace des oreilles.
Tout à fait le genre de procédé qui me débecte chez les bloggueurs musicaux, et dont je sens les prémisses monter en moi.
Flûtalors.
-Mais pourquoi il a pas mis l'album entier, et qu'il nous force à écouter les titres qui ont l'heur de lui complaire, ce bâtard de sa mère ?
-Hé bien dites donc, jeune freluquet, vous serez priés de laisser ma mère en dehors de tout ça, elle a sa place ailleurs, et puis je voudrais vous y voir, c'est du boulot de se taper deux alboumes de San Severino, de les démantibuler pour n'en faire plus qu'un dont la longueur excède d'ailleurs légèrement la taille maximum des CD audio, puis de le mettre en ligne...

Message personnel :
Celui-ci est pour Jack M, dans le cas improbable où il réussirait à le télécharger et encore plus incroyable, mais avec Sarkozy tout est possible, à l'écouter.
Jack, enlève tes lunettes et goûte comme ça sent bon ...
T'occupe pas des signaux et remets du charbon !
bon ok, je blague, je sais que la tâche est trop rude, je te graverai un CD et tu seras contraint de m'inviter à déjeuner, comme d'hab.

Car San Severino c'est un peu comme sa soeur San Pellegrino, y'a beaucoup de bulles, ça monte vite à la tête, mais au final, les oligo-éléments sont moins nombreux que dans le Bourgogne.
Mais bon, quand on est Témoin de Gévéor, en principe le traitement c'est à vie qu'on doit se rappeler d'oublier de le prendre.
Surfant sur le succès mérité de son premier disque couronné par Charles Kro en 2001, et jouissant sans complexes de ses chakras bien ouverts, le troubadour, remonté comme un sévère Hinault remontant le col d'Aubisque, pond en rafale des mélopées entraînantes, mais avec moins de fond et de sens que dans le temps où c'était mieux avant.
Il plie parfois le langage à sa loi, plus proche en ses fulgurances d'un Raymond Devos ou d'un Boby Lapointe que d'un Thomas Fersen (du temps où il en avait sous la godasse, même s'il avait avalé un dictionnaire de rimes), moins démiurgique qu'enfileur de perles.
Enfin, j'ai beau râler, des perles, y'en a quand même des sacrées, foi de pourceau.
Et en concert, ça doit déchirer sa race, comme le prouve le DVD Live qui cale les soubassements de ma bibliothèque de Babi bèle (la chevrette dont la soeur, Baba, coule...)

Attention aussi au cynisme, qui guette SanSever, qui a écrit une chanson méchante sur une connasse, et dire du mal des cons ça les rend hargneux quand ils arrivent à pressentir dans un accès de paranoïa justifié qu'ils se sentent visés.
Ou cette autre sur un type "qui se la pète" au risque que ça soye celui qui le dit qui y soit.
Et puis le cynisme, c'est bon pour les losers qui n'osent pas s'avouer des trucs, comme me le confiait récemment le jeune Hugo P. à la sortie du Super U, me scotchant brièvement en tant que géniteur d'icelui.

http://bayfiles.com/file/5JvP/hBO3xs/SSV-cpltnm.zip

et la pochette en kilt, pour manger avec.






mercredi 21 mars 2012

Marconi Union - Beautifully Falling Apart (2011)

  Alors eux, je sais pas d'où ils sortent, et je n'ai guère le temps de me renseigner bien que j'aie acheté leur galette pour apaiser ma conscience éthique, après les avoir découverts en traînant sur Funky Souls, mais c'est vraiment bien ce qu'ils font.
Pour peu qu'on soit fondu d'ambient music, évidemment, sans quoi il nous faudra modérer notre enthousiasme pourtant si communicatif.

mardi 20 mars 2012

La mort d'Orion - Gérard Manset

 http://des-chibres-et-des-lettres.blogspot.com/2009/12/gerard-manset-la-mort-dorion.html
C'est son avis et je le partage.
Et ça fait longtemps que j'aurais dû effectuer son rapatriement sanitaire sur ma tombe.
Sauf que le lien vers Groove Shark semble en vrac.
Je le remets .
Et dans le bon ordre.
Ah Flûtabec alors ça marche pas.
Faut le faire en kit : on débarque sur le moteur de recherche, on tape "Gérard
Manset la mort d'Orion" dedans, et voilà.
Punaise, quelle interactivité !


Edit : en fait, son lien il marche très bien, ça dépan dekel ordi jmekonect.
Evidaman joré bien achté lalboum, mé sepauvr Gégé l'a piloné, ilété pakontan de son travail.
Ilorédu ékouté sépotes, mé p'têt kilan napa, ce qui expliquerait beaucoup de choses à son sujet, mais ne hurlons pas avec les loups pour ne pas mettre le feu aux poules.

lundi 19 mars 2012

Arthur Schopenhauer - L'art d'avoir toujours raison

Le livre préféré de mon papa.
Bien qu'il ne l'ait sans doute jamais lu.
Mais bon, il n'a pas le monopole, non plus, ça sert à rin de tout lui mettre tout sur le dos.
On a du mal à imaginer aujourd'hui les trésors ed' l'intelligence d'hier, parce qu'on a un peu perdu la main du cerveau à force de lire des conneries peu nourrissantes sur Internet,
et à mesurer combien la mauvaise foi peut se travestir derrière la bonne, à l'inverse de DSK qui se dévêtait devant, sans doute par souci d'hygiène mentale.
L'art d'avoir toujours raison se perd sans son pantalon (proverbe chinois appris dans la souffrance = mieux retenu !)


http://bayfiles.com/file/4FIR/6MZpst/L%27art_d%27avoir_toujours_raison.zip

dimanche 18 mars 2012

Herbert Schönheit von Vogelsang, le retour

Hier matin en vaquant ici et là à bord de mon véhicule carburant aux fossiles, j'ai ouï la voix grave que même John Warsen quand y se bitume la trachée n'y arrive pas à la cheville ouvrière question timbral, et même Hervé Morzadec quand il enregistrait les Très Riches Heures de JW jivépa c'était un Garden Nabbott de l'infra basse, et qu'en plus au niveau contenu l'émission accapare tellement le nez au cortex qu'il ne reste plus beaucoup d'attention lucide et consciente pour éviter les accidents de la circulation, et d'autant pluche que hier matin il était question de la beauté du son des oiseaux et du Sens Profond de Toute Chose Qui se Fond et se Défont fonfon à l'instar des maris honnêtes ou pas de la chanson et ponyme à la plage mais on va attendre un peu pour ressortir les mayos parce que le redoux s'est fait piquer toutes ses couvertures par l'Heureux dur, à la surprise génitale de ceux qui pensaient pouvoir se l'aérer un pneu.
Brèfle, soyez gentils, allez écouter le podcast de Sur les épaules de Darwin, moi qui suis de par ma constitution chétive et maladive un chantre mou de la contre-culture et qui n'ai pas d'habitude ma langue dans ta poche, j'y découvre chaque samedi où j'y panse des rézons d'en rabattre mon caquet et de démonter mon bourrichon.
Un peu comme si le Jacques Dartan du cours d'orthologique avait couché avec un ornithologue pour nous faire voir mais à la radio ça s'appelle entendre, la beauté de ce monde dans lequel nous sommes des guerriers de lumière, mais j'ai laissé mon pyjama au pressing alors il faudra repasser pour que je l'endosse.

Pour les non-germanistes, et parce que la Conne Essence ne vaut que si elle est partagée par touffes, je rajoutardif et scrupuleux que Herbert Schönheit von Vogelsang veut dire Herbert Beauté du Chant des Oiseaux, que ce n'est pas un patronyme apache, et qu'il vit sa vie littéraire immortelle et à jamais sous la plume du bec acéré de feu Phil Dick dans le roman Ubik.

samedi 17 mars 2012

vendredi 16 mars 2012

Aller simple - John Warsen, vers 2001



Allez, encore un p'tit tour de manège dans les Bardos, ça ne se refuse pas.
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.
Pas de sortie prévue.
Purée, j'ai encore claqué tout mon bonus Vimeo HD de la semaine pour uploader ça, je suis vraiment un minable...

jeudi 15 mars 2012

Dans les Bardos, sans Brigitte...

Voyage avec Blueberry :

Quand Collin et Mauduit deviennent des personnages de Blueberry, la mythique BD de Jean Giraud, alias Moebius. 

 C'est une chouette idée que de tenter de pénétrer dans les albums de Blueberry pour essayer d'y prévenir ce pauvre Lieutenant Myrtille qu'il est désormais orphelin de père.
Il avait déjà perdu sa mère spirituelle Jean-Michel Charlier en 1989, d'ailleurs assez peu féminine au vu de sa production, et ne s'en était jamais vraiment remis sur le plan scénaristique, errant depuis lors dans des états proches de l'Ohio, dans l'attente d'une hypothétique et énième rédemption, depuis son renvoi de l'armée à la suite du complot pré-conspirationniste qui court de Chihuahua Pearl à Angel Face, pour moi le plus bel arc de la série même s'il manque singulièrement de flèches, qui n'arriveront que plus tard, bien que certaines se soient plantées plus tôt dans nos héros, mais chaque chose en son temps.

De plus, le procédé Collin-Mauduit® lorgne ostensiblement vers les très riches heures de la Production Radiophonique Farfelue & De Qualité, évoquant aux plus dinosauriens de nos auditeurs, au rang desquels j'ai le regret impavide de me compter, les aventures d'Adolf, le petit peintre viennois...
... avec lesquelles il tente de renouer, et y parvient parfois.
En fait assez peu, dans l'ensemble, mais si je disais cela, je leur ferais le procès inconscient de n'être pas capable de regagner mon Enfance à pied d'oreilles radiophoniquement aimantées vers des cieux plus cléments, idéalisés dans un âge d'or révolu où les aventures du Lieutenant Blueberry représentaient ma nourriture spirituelle favorite et unique, autour de l'arc "La mine de l'allemand perdu / Le spectre aux balles d'or".
Et ça, moi vivant, jamais.
Laissons les procès d'intention aux Inquisiteurs Espagnols, eux qui ne se gènent guère pour surgir providentiellement au coeur des sketches du Monty Python Flying Circus quand ils ne savent pas comment finir .
Mais pas de ça chez moi, dans mon Sublimatorium®.

Comme la radio est un média chaud, et l'on ne saurait honnêtement lui reprocher de ne produire que des sons, elle laisse l'auditeur sécréter ses propres images, dans ce siècle qui en surconsomme jusqu'à vomir, et là bon ben moi  tout de suite j'imaginais des choses un peu plus dramatiques et velues, à la Cronenberg ou Philip Dick : le cowboy inoxydable se rend compte que son univers se décompose lentement tandis que son démiurge fraîchement décédé s'éloigne dans les Bardos... c'est l'occasion salutaire mais toujours remise à demain d'une saine prise de conscience de sa mortalité, à l'instar de la décrépitude qui s'abat sur les personnages littéraires quand plus personne ne les lit…
mais ce n'est pas trop le ton de l'émission, et puis dans un format de 2 minutes, même l'immense John Warsen, du temps où il se murgeait à la 3D, ne saurait synthétiser ses obsessions mortifères au point de les rendre sensibles en 120 secondes krono, faut pas rêver.

Et puis de toute façon, il y a longtemps que Moebius avait contaminé Giraud, des pages entières de Blueberry basculent dans un univers plus proche de Castaneda que de John Ford, sans atteindre aux outrances de l'accident industriel cinématographique (je dis ça rapport aux investissement non rentabilisés, puisque ce fut le plus gros bide Gaumont de l'an 2002) qu'en avait tiré Jan Kounen, lui aussi grand amateur de psychotropes.

C'est ben ça le problème avec les tord-boyaux de la tête, c'est qu'après on n'est plus étanche, et si on est créateur de mondes, ben ça diffuse à travers les strates de l'imaginaire personnel, jusqu'au jour où on se retrouve l'otage de Palmer Eldritch.
Et il est alors bien tard pour chercher la marche arrière, qui n'est d'ailleurs pas fournie, même en option, dans ce type de véhicule.

Les Hollandais, non contents de cultiver des fromages sans trous et sans goût, et de professer autant que de pratiquer un libertarisme douteux depuis 5 décennies, se sont lancés dans la production à grand échelle d'Herbe Transgénique il y a déjà un moment, produisant une plante à la teneur inédite en THC, et quand tu tires trois taffes de skunk et qu'ensuite tu passes 4 ans à regarder tes pompes, merci bien, j'ai autre chose à faire de ma vie, si elle est d'accord.

Déjà que  j'arrive même pas à trouver une plage horaire psychologiquement idoine pour fumer celle que j'ai achetée le mois dernier, tellement que mon cerveau est le hall de gare de trains d'idées que je ne voyais plus guère s'arrêter devant chez moi avant ma cure de Fringanor®, bref et pour conclure, tant pis-tant mieux, ces 2 minutes de déconnade bouche-trou avant le journal de 8 heures de France Inter m'arrachent un pauvre sourire à l'heure où je dépose mon fils au lycée, et lui aussi.

Et j'allais oublier de faire le joint avec une aventure littéraire nettement plus ambitieuse et carrément  jubilatoire, sur le même thème de la littérature contaminée par le réel et vice-versa, dans ce roman de Jjasper Fforde, qui gagne au passage le jambonneau offert au lauréat du concours du patronyme ressemblant à s'y méprendre aux mots de passe générés aléatoirement par les petits frères et soeurs du défunt Megaupload au moment de télécharger les fichiers convoités, ouvrage si réussi que je n'ai pas lu les autres de peur d'être déçu, un peu comme les Japonais qui se font hara-kiri quand ils pensent qu'ils sont au top et que maintenant, ça ne peut que redescendre.



Ah ça, pour fumer des clopos en salle de rédaction
à l'heure où nous mettons sous stress, 
alors que frémissent les rotatives et que nous n'avons plus rien à nous mettre,
hormis une robe de chanvre en pilou cotonneux,
à la faveur de ces insomnies où d'autres en profiteraient 
pour rompre le pacte de Varsovit 
et tenter d'envahir la Pologne de leurs femme,
si elle ne dormait du sommeil du travailleur social épuisé, 
ah ça, on est .

Merci à Plouf pour le titre et à Wikipedia pour les infos pertinentes, surtout depuis que je sais ce que je cherche.
J'ignorais la teneur réelle du projet bloqué par les héritiers de Charlier "Bloub 1900", où la teneur en peyotl semblait définitivement l'emporter sur les cruchons de Jack Daniels, et finalement il vaut peut-être mieux qu'il reste dans les limbes, comme le Dune de Jodorowski.