Et voilà.
Tout ça, c'est de ma votre faute.
Avec mes vos conneries, je suis en train de louper l'horaire de diffusion de la programmation méga-concoctée avant-hier et pas de main morte, je peux vous l'assurer, et d'ailleurs veuillez excuser mon écriture saccadée, qui devait précautionneusement miraculeusement couillincider avec l'ouverture du Festival des Trans Musicales Rennes 2015®.
Qui a lieu en ce moment même, et où donc ?
Ben à Rennes, si vous étiez un peu moins borgnés plus attentifs vous auriez déduit vous-même la prémisse du fait désincarcéré de la phrase précédente, de même nature ontologiquement votre que quand il pleut, ben les rues elles sont mouillées.
Rirabbin qui tirera le dernier, comme disent les Palestiniens de Jérusalem-Est.
D'ailleurs, par un fait étrange que je ne m'explique point encore et sur lequel j'ai dépêche les plus fins limiers du Landerneau de la correction orthographique ottomatik, lorsque cette blague m'est venue sous mes doigts gourds de frappe hier ô soir, Jérusalem s'est transformé sous mes yeux en "J'ruisselle salement", ce qui est un peu troublant comme trou noir, parce que je n'ai pas installé de correcteur orthographique sur ma mitraillette à mots.
J'aime bien les homos Trans.
Le festival est un radar à trouvailles, programmant contre vents et marées (à Perros Guirec mais aussi, faut-il le rappeler, à Rennes, dans le 35, où ils sont souvent contraires autant qu'elles restent basses), des groupes d'avant-garde, arty, noisy, trashy ou flashy, qui font ensuite carrière, ou pas, mais les concerts s'envolent et les compiles restent, et je me régale ensuite à me délecter de redécouvrir tous ces nouveaux talents du rire peer-to-peer que je ne suis pas allé voir en concert parce que j'étais sans doute en transs d'écrire des articles alakon sur mon blog minable, que je suis un putain d'évitant sociable, talents dont les chansons de saillies égayeront nonobstant mes mornes séances de repassage quand ma femme, excédée par mon incessant verbiage, mon parler haut et mes actes bas, m'enfermera avec une pile de linge sale dans la buanderie avec son fer à friser et trois litres d'eau déminéralisée à faire glisser dans le jerricane bêtement.
D'ailleurs, je vous prie de m'excuser, c'est déjà l'heure.
Pas grave : vous trouverez ci-dessous des concerts et des vidéos comme s'il pleuvait de l'eau écarlate. Edit :
Comme au Bataclan le 13/11/2015.
L'injonction permanente à la joie est ce que notre société produit de plus troublant, à l'exception de tout le reste.
C'est qu'on commence à s'y faire, à ces saloperies de compiles underground & arty de La Souterraine. Ca change du tout-venant du ramassis de tarés dépressifs qu'on croise d'habitude sur ma tombe, en tout cas.
Y'a une certaine fraicheur, que je n'ai plute.
Forcément, 2 heures de sommeil par nuit depuis 45 jours, je commence à être un peu naze.
D'un côté, y'a des effets secondaires rigolos, de l'autre, je vous le souhaite pas.
... JE VOULAIS DIRE "QUE SON FILS"
Tanpitanmieux, je laisse.
Mes biographes de l'an 3000 apprécieront la coquille.
Salut les petits loups !
Les gros aussi.
(Râtissons large)
Le week-end fut constructif, même sur le plan électoral (je dis ça avant de consulter les résultats, on est lundi matin very early in la mañana mais je subodore que ça sent le cramé dans plusieurs régions du pays)
J'ai aussi remis la main sur une vieille bande à moi, réalisée entre amis.
Heureusement qu'il y a prescription.
Ce fut pour moi une formidable leçon d'humilité que de travailler sur ce film.
En même temps qu'une bonne leçon de peinture.
Aucune de ces deux leçons ne furent suivies d'effets dans les trois décennies qui suivirent, mais je ne suis pas encore mort.
Enfin, je dis ça, mais la journée est encore jeune.
Je vous bise.
message personnel : M.W., désolé, faut vraiment que je prenne le temps de regarder ton film avant diffusion. (aux autres : M.W. n'est pas la soeur de J.W.... enfin, si, mais pas au sens biologique du terme)
Je Voudrais Être Mariée

Je voudrais être mariée,
j'irais peut-être plus au champ.
Je voudrais être mariée,
j'irais peut-être plus au champ.
Voilà la belle mariée, elle va toujours au champ.
Adieux nos amourettes,
adieu donc pour longtemps.
Je voudrais être enceinte,
j'irais peut-être plus au champ.
Je voudrais être enceinte,
j'irais peut-être plus au champ.
Voilà la belle enceinte, elle va toujours au champ.
Adieux nos amourettes,
adieu donc pour longtemps.
Je voudrais être accouchée,
j'irais peut-être plus au champ.
Je voudrais être accouchée,
j'irais peut-être plus au champ.
La belle est accouchée, elle va toujours au champ.
Adieux nos amourettes,
adieu donc pour longtemps.
Je voudrais être vieille,
j'irais peut-être plus au champ.
Je voudrais être vieille,
j'irais peut-être plus au champ.
Voilà la belle vieille, elle va toujours au champ.
Adieux nos amourettes,
adieu donc pour longtemps.
Je voudrais être morte,
j'irais peut-être plus au champ.
Je voudrais être morte,
j'irais peut-être plus au champ.
Voilà la belle morte ; elle ne va plus aux champs.
Adieux nos amourettes,
adieu donc pour longtemps.
(Merci à Solveig pour cettes paroles)
Edit :
et merci à Addict-Culture pour le compte rendu du concert que j'ai raté y'a 15 jours pour cause de crevaison !
J'ai proposé l'album à Sb, qui a fait la sourde oreille.
Dont acte.
Idéal pour le sacrifice humain après les vêpres du dimanche matin.
J'ignore pourquoi la photo me rappelle celles du Gritche qu'il m'envoyait petit, quand il était en colonies de vacances, longtemps avant Daech. https://sunn.bandcamp.com/album/kannon
Y'en a qui font pas de chichis... le samedi, c'est permis !
Aah s'il était permis d'espérer d'avoir une parole aussi libérée, ça se saurait.
Dans cette attente, méditons sur l'impertinence.
Ca couvait depuis plusieurs jours et puis... Je crois que je refais une attaque de fièvre folkeuse, pour reprendre le bon mot d'un collègue qui n'a pas sa langue dans ma poche.
Moins handicapante que la grippe aviaire ou que la fièvre porcine (Grooouuuiiik !) mais quand même...
Tout à l’heure j’écoutais très scolairement "The Music Of Inside Llewyn Davis", la bande originale d'un film de les frères Cohen un peu beaucoup triste, qui raconte une semaine de la vie d'un jeune chanteur de folk dans l'univers musical de Greenwich Village en 1961. Llewyn Davis est à la croisée des chemins. Alors qu'un hiver rigoureux sévit sur New York, le jeune homme, sa guitare à la main, lutte pour gagner sa vie comme musicien et affronte des obstacles qui semblent insurmontables, à commencer par ceux qu'il se crée lui-même. Il ne survit que grâce à l'aide que lui apportent des amis ou des inconnus, en acceptant n'importe quel petit boulot. Des cafés du Village à un club désert de Chicago, ses mésaventures le conduisent jusqu'à une audition pour le géant de la musique Bud Grossman, avant de retourner là d'où il vient.
...là d'où il vient, c’est à dire au néant.
Comme ce clochard pas très céleste croisé en moins 32 avant WarZen, sur un quai hagard RER un lundi matin à Châtelet, qui brandissait triomphalement sa fiole emplie d'un liquide vermeil dont il était très friand, en dégueulant à la cantonade : " Beuuaâârrr !! Je rreppars à Zérooo !!! "
Manifestement ravi de sa métaphore, il voulait qu'on sache qu'il était ravi d'y retourner, au Néant.
Et comme je le comprends, parfois.
Mais comme c'est parti, ça viendra bien assez tôt, as far as I am concerned.
Et les passants passaient, murés dans une indifférence coupable devant cette réincarnation avérée d'un grand sage de l'Inde mystique, sans doute Brahmapoutre-que-j'ai-dans-l'oeil, pas très chauds pour envoyer un message fort aux flics de la RATP, engoncés dans leurs problèmes égotistes de cancrelats cafardeux, enchainés à leur métro-boulot-parano-d'attentat.
Tandis que Llewyn Davis, lui, passe aussi beaucoup de temps dans le film éponyme à repartir à zéro dans les RER de New York, mais c’est un Bob Dylan en puissance, même s'il ne rencontre jamais les gens qu’il faut au moment opportun, et se trouve même assez souvent (pour ne pas dire toujours) au mauvais moment, at the wrong endroit, (un peu comme le manager des Fatals Picards au Bataclan l’autre soir), sans parler de son attitude d'esprit, franchement déplorable.
Un vrai Jo la Loose.
Il y a certainement un enseignement spirituel secret caché dans le film des frères Cohen, mais j'avoue que même avec ma pelle des 18 Joints, je ne l'ai pas encore excavé. A part les ruminations convenues sur le mauvais karma et comment finir de le foutre en l'air, j'veux dire.
Aparté à Dédé (oui, celui de DD et Mirlaine) : Bon, le film m’a pas fait du tout penser à toi, lol. D’ailleurs tu chantes pas, toi, t’as un parolier- interprète-nom. Autant des fois, comme ici, les Cohen sont des fossoyeurs pisse-froids, tout baigne dans une sinistrose délicieusement glauquesque, réservée aux amateurs avertis accompagnés de leurs parents fraichement décédés, (Barton Fink, No Country for old Men, The Man Who Wasn't There, A Serious Man) mais au moins y’a toujours un truc à se goinfrer avec les bandes-sons de leurs films. Et là, sur qui je tombe ? Rhiannon Giddens !!! Celle de La viande rose dont tu m'inspiras jadis le post, pas plus tard que la semaine dernière ! Bon, je te mets pas sa chanson, mais une de celles chantées par l’artiste maudit lui-même, qui, parti de rien et arrivé nulle part, n’a eu de merci à dire à personne, comme disait Pierre Dac. Bonne semaine ! Ca pourrait être pire : on pourrait habiter Bruxelles !
Tout de suite, la preuve en Images et en caméra casher :
Bruxelles :
la maison deInside Llewyn Davis (vue de légèrement Outside)
où le pauvre Llewyn a squatté tout un hiver
avant de se faire jeter et de partir pour Nouillorque.
Bien mal lui en a pris, le pauvre lapinou.
Bruxelles :
une habitante en costume traditionnel,
dans un quartier cosmopolitre,
à l'heure de l'appel allah soupe populaire.
- Oui d'accord, très bien, j'aime beaucoup ce que vous faites, mais et la musique alors, me direz-vous.
- J'y viens, mon bon :
- tout d'abord par une remarquable chronique, que j'eusse aimé écrire, if only I had a brain précâblé dans une autre gamme de coloris que celles que Dame Nature m'a offertes en héritage et que j'essaye de faire fructifier, parce que quoi faire d'autre ?
- et puis ensuite, il faut livrer le skeud, au mépris du Ministère du Blasphème et du Download, sans doute occupé à regarder ailleurs par les Temps Qui Courent au Jour d'Aujourd'hui.
(la galette virtuelle incluse dans ce numéro de Pif WarZen Gadget comprend la compilation dégraissée puis radicalisée sur internet de la B.O. du film + Another Day Another Time - Celebrating The Music Of Inside Llewyn Davis (2014), même faute, même punition.)
- et de trois, la chanson qui me hante, enfin plutôt qui m'a hanté jusqu'à ce que je fasse appel au service dératisation de la Mairie.
Hang Me, Oh Hang Me Hang me, oh hang me, I’ll be dead and gone Hang me, oh hang me, I’ll be dead and gone I wouldn’t mind the hanging it’s just the laying in the grave so long Poor boy, I’ve been all around this world I’ve been all around Cape Jerdo and parts of Arkansas All around Cape Jerdo and parts of Arkansas I got so Goddamn hungry, I could hide behind a straw Poor boy, I’ve been all around this world I went up on a mountain, there I made my stand I went up on a mountain, there I made my stand Rifle on my shoulder and the dagger in my hand Poor boy, I’ve been all around this world So put the rope around my neck, hang me up so high Put the rope around my neck, they hanged me up so high The last words I heard them say it won’t be long now before you die Poor boy, I’ve been all around this world P.S. à nos amis djihadistes :
cette chanson n'est pas une incitation à remettre ça tout de suite.
Ne prenez pas tout au pied de la lettre du gibet.
Merci d'avance.
Et puis tiens, parce que c'est vous, voici encore la version bastringue, que n'aurait pas désavoué Tom Waits, qui pourrait à l'occasion, Tom, je sais que tu me lis, se fendre d'une cover quand il aura fini de s'empiffrer de chocolats à la liqueur à la santé des Assedic Spectacle indûment perçus :
Rappelons aussi que les frères Couenne,
quand ils ne se regardent pas filmer,
c'est quand même du bon cinéma, en principe :