Guillaume Perret revient. Es-tu prêt ?

Voici le groupe que j’ai vu hier soir


comme c’est du Youtube, tu ne pourras pas te défiler, et prétendre ensuite que tu ne savais pas.
Le fait que leur dernier album s’intitule "Open Me » n’est qu’un heureux hasard.
Fortuit, bien qu'improbable.
Evidemment, Guillaume Perret, faut imaginer ce que ça donne sur scène :
sur disque, ça me semblait parfois un peu bavard, comme un type que je connais ;-)
mais je me suis dit « ça doit valoir le coup de les voir en live : incarnent-ils en vrai cet élan, cette fougue ? »
Quand j’y fus, je me suis senti comme Claude Villers sur un paquebot transatlantique, qui avait dit alors :
« Quand on double le cap de Bonne-Espérance après en avoir longtemps rêvé, une fois qu’on y est, ben c’est comme si on y était. » 
Ca m’avait marqué.
Et pour m’en être longtemps contempté, pu et repu, je connais bien maintenant les limites du virtuel et de ce qu’on peut en attendre.
Donc j’y suis allé, voir et entendre.
Je me suis assis à côté d’un charmant monsieur de mon âge, venu tout seul assister à la messe pour les mêmes raisons que moi, aucun amateur déclaré dans sa famille pour se faire déboucher les chakras par les oreilles, et avec qui nous avons échangé des propos fort amènes jusqu’au moment où la brutalité et la volupté de ce que nous subissions sur le plan vibratoire nous jette dans les bras l’un de l’autre en sanglotant de joie.
C’était juste énorme, nous en convînmes sans vaines arguties en mangeant nos fauteuils et hurlant des insanités entre les morceaux.
Un tel déluge d’amour et de métal avait de quoi nous réconcilier avec le Grand Tout, et c’est Ce qu’Il Fit.
Quand on voit la Puissance et la Gloire dérouler leurs pompes et leurs ors sous nos yeux, il est difficile de rester de marbre, fût-on beau militaire.
J'en fus transpercé de frissons du début à la fin, bave et sourire aux lèvres.
J’ai joui comme une femme, vibrant de tous mes pores (grouïk !) et ne conçois nulle honte à le dire.
Evidemment, je ne puis mentionner tout cela dans le compte rendu que j’en ferai sur mon blog musical.
Il va encore falloir broder.


Aah, ça ramone un peu plus les centres énergétiques que John Scofield !


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