| Pour ceux qui l'ont connue, je trouve qu'il ressemble un peu à Tata Nénette jeune. |
Alerté par la lecture tardive d'un somptueux fascicule de la tout aussi somptueuse revue Schnock, dont l'approche éditoriale consiste en des ragots hors d'âge sur des artistes populaires disparus ou cacochymes, numéro paru à l'été 2012 et récemment offert à ma femme pour son anniversaire, je me fais bourrer le mou, comme si j'étais en train de lire une critique de disque rédigée par le Philippe Manoeuvre testostéroné de Rock & Folk en 77, et mon attention est irrésistiblement attirée vers cet album voluptueusement somptueux de Robert Charlebois.
Je le place alors sur le tourne-disques.
Fichtre.
Au moins 45 ans trop tard !
Si j'avais entendu ce disque à 17 ans, je ne m'en serais probablement jamais remis.
Et je pourrais le repasser en boucle tel un vieillard maniaque, avec une appétence inoxydable, comme j'écoute encore l'Autorisation de délirer de Thiéfaine.
D'ailleurs, la chanson "Fu man chu" qui clôt l'album de Charlebois a certainement inspiré Thiéfaine pour "la vierge au dodge 51." C'est pas Dieu possible autrement. J'en mettrais mon oreille à couper. Sur une thématique très proche de celle de Boris Vian avec son Cinématographe, Charlebois orchestre une variation démesurée, luxuriante, excessive. Certes, c'est du rock-variété orchestral, qui frise parfois le rock progressif, les arrangements sont très datés, l'orgasme est mimé plusieurs fois par minute, mais quelle énergie, et quelle virtuosité mélodique ! C'est la pierre angulaire du temple du Québécois, parait-il. Et pourtant, je ne l'ai trouvé sur aucun blog musical des schnoques que je fréquente. Alors je l'ai rippé de Spotify, avec la lessive Spotimate.io qui rend les enfants plus blancs et la purée plus onctueuse.
https://e.pcloud.link/publink/show?code=XZBEnk7ZL8mEO40kVjVTLqVgyNExqS9rocrk
*Assurez-vous que le téléchargement de ces fichiers
ne contrevienne pas à la législation en vigueur.
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