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vendredi 24 juillet 2026

Gilbert Lafaille - les beaux débuts (2020)

Je m'étonne un peu de ne pas tomber sur le moindre album de Gilbert Lafaille, au hasard de mes pérégrinations parmi tous les blogs de curiosités et vieilleries musicales de quand on était jeunes que je fréquente d'un air un peu gêné, sans songer un seul instant que le mien aussi commence à sentir l'antiquité kitsch, l'urine tiède et la pommade à l'arnica sur une jambe de bois sculptée par les termites. 
C'était un chanteur plutôt sympa fin des années 70 / début 80's.
en compagnie d'un célèbre animateur radio de l'époque


A l'entendre sans l'écouter vraiment, comme on fait aujourd'hui depuis la dégradation de l'attention subséquente à la mort de la chanson à texte, on se dit que c'est un peu gentillet et cucul la praloche.
Les textes sont pourtant d'une ironie cinglante, et si on avait un peu plus écouté Gilbert au cours des dernières décennies, on ne serait peut-être pas à la veille d'un triple holocauste climatique, sociétal et géopolitique.


Comme le dit un ami sans enfants, parce que c'est plus facile à énoncer comme ça, "nos descendants crèveront tous de dessication la gueule ouverte sous leurs clim en panne après l'arrêt définitif des centrales nucléaires au bord de rivières desséchées."

De plus, mes amis de cinquante ans rient de moi quand ma femme leur révèle que je n'ai plus de prostate que j'écoute son triple album acheté pas cher du tout chez l'éditeur fou de Chateauroux à fond les ballons avec pas d'casque dans la voiture, sans toujours porter mes aides auditives, ce qui explique cela, en allant les rejoindre pour faire du kayak entre Loguivy de la mer et Bréhat.

L'ile de Bréhat : l'endroit idéal pour écouter les meilleurs CD de bruit de vagues.

Qu'ils aillent se faire assourdir par la phalange paramilitaire du bagad de Tréguier, beaucoup plus bruyante et démonstrative avant-hier soir que les mélodies beurre-sucre de Gilbert ne le seront jamais, lui qui suggère toujours d'une voix douce et qui jamais au grand jamais ne braille ni ne vocifère, sans doute pour remercier le Ciel de n'avoir pas eu l'infortune de naitre breton, comme il aurait pu le chanter dans son Neuilly Blues.
Je mets le premier cédé ici, les autres y faudra aller les acheter comme je l'ai fait, et j'en suis pas mort sur ma tombe.

https://e.pcloud.link/publink/show?code=XZDsRoZj2O9qWUrXKpadLyFKAc2d8f8f0LX



Coda :

- hé Georges, t'aurais pu mettre un extrait, quand même, qu'on soit pas obligés de te croiver sur la foi de ton article un peu décalé...

- ok ok ! Madame est servie !

samedi 11 juillet 2026

Vincent Baguian - Ce Soir C'est Moi Qui Fais La Fille (2007)

Il a enregistré 3 albums studio de chanson française entre 1996 et 2007, un petit live en 2010 (qui est sorti 8 ans trop tard, c'est pas trop tôt) et puis plus rin. Plus de nouvelles. 
Chanson française ? ah oui, vous voulez parler de ce genre musical prématurément disparu dans les années 2020 grâce à l'I.A. ? hé bé oui, c'est un peu triste, mais "on ne peut pas arrêter le progrès. Alors la question n'est plus de savoir s'il faut l'accepter ou le refuser, mais plutôt : faut-il le subir ou apprendre à l'utiliser ? Personnellement, je préfère encore être du côté de celui qui tient l'outil que de celui qui regarde les autres s'en servir" dit un bloggueur qui sort des faux disques de faux artistes. 
Je suis content de ne pas faire mon shopping chez lui. Ainsi, je ne lui dois rien. 
Alors qu'avec ce Vincent Baguian, on se doit tout : il est né 2 mois et 4 jours avant moi, "Je suis une tombe", c'est la devise au fronton d'un de mes blogs, c'est aussi le titre d'une chanson sur ses origines arméniennes, sur ce troisième et dernier album avant qu'il jette l'eau du bain, le bébé, la bassine et l'éponge... (on se doute que c'est pas franchement hilarant comme chanson, enfin mon blog ne l'est pas non plus, et en plus ma femme prétend que Warsen, en arménien, ça se dit Kestéchian. M'en fous, j'écoute pas.) 
Une autre ? bon, d'accord, au hasard, "Je gagne ma vie avec les morts" :

Je gagne ma vie avec les morts
Quand y'en a plus, tiens, en v'la encore
il n'a pas attendu l'ablation de la prostate
pour découvrir la fluidité des genres.
Les braves gens disparaissent
Et ça remplit mes caisses
Non c'est pas trop crevant
Je m'assieds et j'attends
J'ai pas besoin de faire des promotions
Les affaires marchent quelle que soit la saison
toujours sur ce disque, je me sens vraiment chez moi dans cet entrainant refrain. On peut brailler ça par temps de canicule, toutes fenêtres ouvertes en allant se baquer à la base de loisirs de Saint Philbert de Grand Lieu sans se prendre pour un winner. 
Et au retour on opte pour "Cercueil à roulettes, tombeau à moteur" de Guy Béart, ou sa reprise par King Crimson.

Baguian sait distiller de sa voix atone une ironie froide avec du lugubre, du sinistre, c'est assez malaisant et ça peut expliquer pourquoi son succès est resté confidentiel. Il peut aussi être assez méchant, en ayant l'air d'être cucul. Comme un disciple inatttendu de Gilbert Lafaille. C'est un talent rare. Ils sont bien, ses albums, je regrette de n'avoir pas été plus nombreux à les acheter. Il a la voix d'un mec qui n'y croit pas, qui n'y a jamais cru (sur son premier album il se prétend "sous Souchon", manifestant des tendances à l'auto-dévalorisation que je partage aussi mais je me soigne) d'ailleurs ça n'a pas tellement marché (j'ai pas les chiffres) mais il y en a d'autres à qui ça a plutôt réussi.


dans la même collection :
https://jesuisunetombe.blogspot.com/2018/01/vincent-baguian-les-biches-regardent.html

jeudi 2 juillet 2026

Jean-Patrick Capdevielle - Les Enfants Des Ténèbres Et Les Anges De La Rue (1979)

Objet: Projet de discours pour le rapatriement des cendres de Jean-Patrick Capdevielle au Panthéon 

Entre ici, Capdevielle, avec ton terrible cortège...  
En voulant re-copier le 1er disque de Jean-Patraque Covidelle sur mon blog, là où je l'avais pieusement déposé sur la tombe à moi que j'ai et que je suis, en tout cas que j'étais en 2009,
et ensuite des salauds nécrophages détrousseurs de cimetières l'avaient tchouré, et pas moyen de remettre la main dessus, et au lieu de le remettre en ligne, j'ai rédigé un nouveau rédactionnel, galvanisé par la chronique intimiste qu'en fit jadis un génie anonyme à la gloire obscure dans cette pépinière de nouveaux talents du rire et de garants du bon goût qu'est le réseau social "Sens Critique" : 
J'ai aussi déniché un dithyrambe (attention, ne va pas orthographier ou comprendre ce terme de travers pour ne pas te faire buter par des Grammar Nazis, ce mot désigne originellement un hymne religieux de la Grèce antique chanté et dansé en l'honneur de Dionysos, caractérisé par son lyrisme exalté. Par extension littéraire, le terme désigne aujourd'hui une louange extrêmement enthousiaste, voire démesurée) pas piqué des hannetons chez Forces Parallèles.


Les disques de Capdevielle ne vieillissent pas. Ils ne s'usent pas, même si on ne les écoute pas pendant des décennies. Des empires peuvent bien naitre, croitre et s'effondrer, l'oeuvre impie de Capdevielle reste debout, insensible aux outrages du Temps. Par contre, nous, qu'est ce qu'on prend cher ! c'est d'ailleurs pourquoi on veut confusément et obscurément le réécouter, lui qui dès l'origine alertait sur l'inanité de toute quête et dont le fond de commerce est que sur toute chose la ruine étendra sa ténèbre, mais que c'est pas une raison pour la fermer; nul besoin de farceurs pour le parodier, comme la complaisance contient son propre châtiment, Capdevielle contient sa propre caricature, depuis le début, pour toujours et à jamais. Son personnage de dandy désabusé et survivaliste, parti de rien, arrivé nulle part et revenu de tout, n'ayant donc de merci à dire à personne, a pu faire illusion lors du premier album, dont certaines phrases étaient admirablement troussées, car la Muse s'était assise sur ses genoux au lieu de se foutre de sa gueule en lui tirant la langue, on parlait en anciens francs, Rock et Folk était aussi exigeant à lire que le Monde diplomatique, c'était le bon temps. 

dimanche 30 avril 2023

Maxime Le Forestier - Passer ma route (1995)


J'aimais bien cette chanson, sans m'être vraiment penché dessus, Maxime le fox-terrier, bof bof, ou plutôt wouaf wouaf, aussi has been que moi, même si le chanteur présente de meilleurs états de services, et l'individu, je sais pas, bien que je vienne de lire une interview plutôt sympa
Chanson dont j'ignorais qu'il existât deux versions, une longue, qui semblait l'originale, une courte pour les passages radio et télé, et à l'écoute à tâtons et à vue de nez je croyais qu'il chantait en intro "Laissez-les dans les cartons les plombs d'la planète" et je trouvais ça bien vu comme image. 

Vu qu'on est bien partis pour les faire sauter, les plombs de la planète, entre la guerre aux portes de l’Europe, un peu partout en Orient et en Afrique, le réchauffement, la famine à suivre, des virus inédits plus ou moins rigolos et mortels, l'andropause, la déclaration de revenus et la mycose d’orteils qui nous guettent dans l’ombre, de même que les marées de coëfficient 345 sur la plage de Trestrignel, merci, c’est vraiment pas la peine d’en rajouter, et dire qu’on a eu l’imprudence de faire des enfants, et qu’on va leur laisser un monde au bout du rouleau, et que le public de la finale de la coupe de France n'a même pas perturbé le match hier soir pour protester contre la réforme des retraites, les supporters ne méritent même plus mon mépris pourtant démocratique,  mais même si tout est foutu, n’allons pas trop vite en besogne, certes, l'inquiétude, on en a ras les baignoires, mais on a encore le temps d'écouter une petite chanson de Maxime Le Forestier, même en version longue. 
En fait, après avoir laborieusement recherché une version correcte des paroles, j'ai capté qu'il chantait les plans d’la planète, et pas les plombs, et que mon cerveau avait juste essayé de recréér du signifié là où il n' y avait que du signifiant, surtout avec la suite du couplet, Faites-les sans moi, oubliez pas les fleurs
Quand ces rétroviseurs-là m’passent par la tête
J’ai du feu sur l’gaz et j’m’attends ailleurs 
ça ne veut délicieusement rien dire, c'est une ode à la nonchalance, au désengagement et à la présence purement existentielle (quand l'Etre est délivré du Faire et du Prétendre, on entre dans la Grande Vacance), on dirait du Moustaki, ou du Bashung sous exstasy (ce n'était pas sa drogue préférée, je le vois plutôt carburer au tramadol car “Le tramadol est un analgésique, c’est très utile pour vivre sans espoir”
Ah non, zut, je m'ai trompiné, ça c'est ----------- 
(inscris ici le nom de ton chanteur dépressif favori, mais attention, car Gérard Manchié n'est pas un mot accepté au scrabble, bien qu'il ait écrit une chanson sur le même thème du désengagement que Passer ma route, mais elle s'appelait Rien à raconter, et était beaucoup moins agréable, et beaucoup plus donneuse de leçons) 
Ah là là Akbar, Passer ma route c'est vraiment une chouette chanson. D'autant plus quand je regarde l'affiche du printemps de Bourges 2023, qui donne envie de s'enfermer dans une pièce sans lumière et d'écouter du dark ambient jusqu'à ce qu'il nous arrive quelque chose. 
Il ne manquerait plus que les choristes, qui miment des vagues orgasmiques qu'on croirait échappées belles et passées entre les gouttes du Great Gig In The Sky à la fin de la face A du Dark Side of the Moon de Pink Floyd soient noires pour que mon bonheur soit total, car j'ai gardé des goûts simples.
du coup, je mets les paroles, que tout le monde voie bien le flanby.
-----------

Laissez-les dans les cartons les plans d’la planète
Faites-les sans moi, oubliez pas les fleurs
Quand ces rétroviseurs-là m’passent par la tête
J’ai du feu sur l’gaz et j’m’attends ailleurs

Je fais que passer ma route 
Pas vu celle tracée 
Passer entre les gouttes 
Évadé belle

Tellement bien soignée la pose, qu’on se prendrait pour elle
Faut que je pense à m’trouver un métier
Autant manger de ce qu’on aime, j’ferais bien le rebelle
Et l’école de la rue, comme les autres, j’ai séché

J’ai fait que passer ma route
Pas vu celle tracée
Passer entre les gouttes
Évadé belle

Je fais que passer ma route
Pas vu celle tracée
Passer entre les gouttes
Évadé belle

Elle tape dans l’œil la grosse caisse, on dirait du cash
Ce qui faut livrer de pizzas pour l'avoir
Autour de moi les dollars joue à cache-cache
Demain je commence à chercher, pas ce soir

Je fais que passer ma route
Pas vu celle tracée
Passer entre les gouttes
Évadé belle

Parole après parole, note après note
Elle voulait tout savoir sur ma vie
J’ai tourné sept fois ma clé dans ses menottes
Sept fois ma langue dans sa bouche et j’ai dit

Je fais que passer ma route
Pas vu celle tracée
Passer entre les gouttes
Évadé belle

Est-ce que c’est un marabout, un bout de ficelle
Un gri-gri que j’aurais eu sans le savoir
Chez les tambours des sorciers, sous les échelles
Dans les culs-de-sac infestés de chats noirs

Je fais que passer ma route
Pas vu celle tracée
Passer entre les gouttes
Évadé belle


----------------
pour ceux qui préfèrent le tramadol, et je ne pourrai les en blâmer avant lundi, il est encore temps de regarder la série "Dead Ringers" qui vient de sortir, et qui n'évoque pas du tout la mort de la chanteuse des Rita Mitsouko Catherine Ringer, mais une adaptation sérielle et très féminisée du terrifiant film éponyme de David Cronenberg (son meilleur à mon sens), et qui déchire sa mère la pute et son père le tox.






plus ça va, plus je préfère la plage de Trestrignel.


dimanche 16 avril 2023

jeudi 13 avril 2023

Georges Warsen - il faut savoir déraison garder [CD 1] (2023)


Un ex-voto est une offrande votive 
faite à un dieu en demande d'une grâce 
ou en remerciement d'une grâce obtenue 
à l'issue d'un vœu (votum) formulé en ce sens.
 
https://e.pcloud.link/publink/show?code=XZEpNSZrA26tqY1uFzoWEWe1HStr8rGOn0k

il s'agit ici du premier spin-off du feuilleton en cours, dans le champ du voisin, là où l'herbe parait bien plus verte, bien que les lois de la gravité et de la photosynthèse s'y appliquent sans différence notable.

(y'aura 3 épisodes, peut-être 4 si je lance une campagne de crowdfunding, mais je préfèrerais conclure rapidement mon petit tumulus littéraire et ne pas m'éterniser dans le No man's land où je me suis aventuré)
L'anthologie musicale peut se lire indépendamment de la série principale, qu'elle a partiellement inspirée.
Evidemment, tout est vrai, sinon ça ne serait pas drôle.
Ou alors, ça le sera, d'ici 2053.

jeudi 15 septembre 2022

Henri Salvador - Intégrale 1961-1980 (2021)

si l'image vous fait peur, 
attendez d'avoir écouté le disque.
Trésor inestimable et à jamais englouti pour certains, gros tas de merde avariétée verdâtre pour d'autres, l'œuvre d'Henri Salvador n'en finit pas de diviser les vieillards cacochymes qui s'en rappellent les meilleurs moments et en oublient volontairement les pires scories, en traçant d'un air constipé des micro-sillons dans leur assiette de purée à l'Ehpad de Sétay-L'bontamps (dans l'Eure) à l'aide d'une fourchette.
En complément de l'intégrale qui couvrait les années 50 et même un peu plus,
voici de quoi aller en principe jusqu'au bout, ou presque. 

Soljenitsyne, sors de ce corps

Rappelons-nous que sur la période trouble des années 60-70 qui voit Henri faire preuve d'une inconcevable liberté, rien d'aussi intelligent que ce qu'en écrivit Guido Cesarsky ne pourra jamais sortir de ma plume, ni même d'un autre endroit de mon individu. Que dire, après ça ? juste un mot sur la source miraculeuse : une maison de disques se vante de sortir une intégrale d'Henri Salvador "en version digitale" pour ne pas avoir à sortir les CDs physiques, dont les derniers fans d'Henri sont pourtant friands.


Si on regarde les commentaires de l'article, et qu'on vérifie chez un fan qui a collectionné tous les disques d'Henri, cette soi-disant intégrale est un peu fausse.

Mais on y trouve tellement de titres qu'on croyait perdus, que c'est quand même Byzance. Pour s'y retrouver, il faudrait embaucher un chercheur du CNRS à plein temps pendant 6 mois, pour comparer la playlist de l'éditeur avec celle du fan qui a patiemment collecté tous les vinyles.
De plus, il apparait à l'écoute que certains titres soit-disant remasterisés en 2021 l'ont été par de fieffés filous, qui ont repiqué à la ouane eugaine les vieux 45 tours de leur tante Marie-Berthe, d'une qualité vraiment inférieure à toutes les copies qui circulaient depuis des lustres sous le manteau.
On peut avoir un preview ?
oui.

https://music.apple.com/fr/artist/henri-salvador/7025919/see-all?section=full-albums

Il faudrait aussi par souci de rigueur comparer avec l'intégrale des années précédentes, qui chevauche celle-ci jusqu'à 1962, pour voir si y'a pas un inédit quelque part. Parce que on a peut-être déjà tout en double, sauf les pépites. Quand il endosse simultanément les costumes de crooner et d'atroce pitre au cours de la même chanson (Pan ! V'la La Pluie, 1966). Ou quand il se lance en roue libre dans la complainte d'un obsédé sexuel rendu priapique par le porno (Sex-man, 1971).
Plébiscité pour ses talents de fantaisiste plutôt que de chanteur créole, c'était pas facile de s'évader des cases qui lui furent assignées par ses succès public, même s'il sort parfois du cadre :

garanti sans trucage, je l'jure à mortel
Maman, j’veux faire l’amour avec toi
Ce n’est pas la peine
D’en faire tout un plat
Vaut mieux rigoler
Que m’faire des reproches
D’ailleurs mes copains
Sont dans le même cas
Sauf ceux dont la mère
Et vraiment trop moche
(Comme un souffle au coeur) 
Il y en a pour tous les goûts, des rengaines poujadistes, des refrains tropicaux, des twists endiablés avec des choristes de jazz qui rappellent les étranges mélopées des Double Six. Il y a même une Crucifixion, écrite par Bernard Dimey. 
Le parcours de l'artiste est raconté par le menu dans Schnock n°38

Et comment ça se fait que Henri Salvador conserve la même bobine entre 1961 et 1989 ?
aurait-il signé un pacte avec le diable ?
et comment ça se fait qu'il ait conservé la même chemise, sans qu'elle se salisse ? 
aurait-il signé un pacte avec le blanchisseur ? 


Avertissement : 
les rips ne sont pas les miens, je les ai trouvés ailleurs, et j'ignore leur date de péremption.
Devant la recrudescence de vols de sacs à main, la direction vous conseille de garder le votre sur les genoux le temps du download, et décline toute responsabilité.

Henri Salvador 1961-1962 :
Henri Salvador 1963-1964 :
Henri Salvador 1965-1966 :
Henri Salvador 1967-1968 :
Henri Salvador 1969-1970 :
Henri Salvador 1971-1972 :
Henri Salvador 1973-1974 :
Henri Salvador 1975-1977 :
Henri Salvador 1978-1979 :
Henri Salvador 1980-1989 :
Full Albums En Un Lien :
HSdor1961-1989_Fonz.rar ( 1.89 GB )

jeudi 7 juillet 2022

Alain Souchon Anthologie [Disc 16] Versions Étrangères Et Live, Poèmes Inédits (2019)

 descriptif du fournisseur :

Ce coffret limité regroupe pour la première fois la quasi-totalité de ses albums studio, dans leurs pochettes originales cartonnées reproduites de façon incroyablement cheap.
Inclus aussi 2 CD bonus proposant des titres hors albums, de rares versions live ou étrangères, et des inédits (Les versions anglaises Jim's Story et Just as You Please, lecture de poèmes de Musset, Apollinaire, Verlaine, Baudelaire...)

commentaire utilisateur :

attention, ne pas avale, sinon fini la garanti (référence au gag d'Edika qui a fait long feu dans nos colonnes)

Nomenclature du contenu du disque 16 ci-inclus:



mardi 21 juin 2022

Sanseverino - Live Session (2007)

Pour la fête de la musique, quelques raisons assez sérieuses de rester chez vous, en plus du gain écologique évident pour la planète :

- une édifiante biographie de Stéphane Sanseverino

http://www.acoustic-guitars.com/artistes/Sanseverino.php

- un bon clip de confinement (on a vite oublié, mais c'était comme ça avant-guerre) (2020-2021)

https://www.youtube.com/watch?v=xXoQ7qXsxi4

- un site de fan pour se repérer dans la discographie du chanteur, qui change plus souvent de style musical que de chemise, mais c'est jamais du tergal, et d'ailleurs le site du fan est sympa mais la page d'accueil est complètement périmée

http://autourdesanseverino.free.fr/autourdesanseverino_Discographie.html

- une vidéo testimoniale trouvée sur le précédent, avec Béranger : leur rencontre sur la scène de La Cigale le 30 Octobre 2002 pour un duo sur "Le Tango de l'Ennui")


- un article où je faisais exprès de faire semblant de confondre Sanseverino et San Pellegrino, parce que j'avais oublié de prendre mes médocs, c'est bien fait pour moi

- Le morceau dont la ligne de basse est aussi incroyablement mélodique que les paroles sont misanthropiquement antisystème, du coup je me repens sincèrement et amèrement de ne pas être allé le voir en concert récemment dans ma région, ô combien je m'en mords le chinois (Dutronc)

- le Live session EP mythique de 2007, car je ne puis vivre que de regrets
j'ai bien l'impression que c'est un disque dématérialisé, parce que c'était une session live iTunes, je ne trouve sa playlist que sur spotify

tu peux cliquer sur l'image, mais y se passera que dalle


samedi 18 juin 2022

Alain Chamfort - Trouble (1990)

En 1980, Souchon pleurniche "Tu vois pas qu'on s'aime pas ?" sans même écouter la réponse. Et il en vend des caisses, et les filles se jettent sur lui et déchirent ses pochettes, révélant son LP de 30 cm.
Salami de figue à la pistache
(encore en vente sur ordonnance sur Zamnesia.fr)
Dix ans plus tard, Chamfort pousse le bouchon un peu plus loin en susurrant "Personne n'aime personne"
On dirait du Cioran adapté par Roland Jaccard, l'immortel auteur de la chanson de saillie «J’ai beaucoup aimé les Japonaises, jusqu’à ce que j’en rencontre une.» Mais à part ça, amateur de cavités juvéniles et ami de Matzneff comme j'ai pu le découvrir dans "Ma vie et autres trahisons", mais aussi laudateur de Zemmour au crépuscule de sa life, comme beaucoup de prétendus nihilistes avant lui. Pas de quoi se vanter post mortem.
Normal, c'est les années 90 : l'argent roi, les filles faciles, la cocaïne à pleines narines, le saphisme chic, le dandysme désabusé, le salami à la pistache. 

Et que nous reste-t'il de cette époque ? une assignation à comparaitre retrouvée dans la poche d'un vieux complet sous blister, un peu de lactose dans une toute petite pochette plastique, une aversion pour le cynisme sophistiqué, et les disques d'Alain Chamfort. 
Enfin, pour tout dire, je ne connais que celui-là, et encore, depuis tantôt, mais il tourne en boucle, parce que "Ce ne sera pas moi" semble avoir emprunté ses harmonies et ses orchestrations au générique de Twin Peaks (la série) et que "Personne n'aime personne" est une chanson élégante avec happy end (je suis pas une fille compliquée au niveau des rimes riches). Le reste est assez sympa, même si je ne suis pas du tout ici comme chez moi. Et pourquoi pas Alain Chamfort, à moins de rester tristement hétéronormé, genré et racisé ?

« Reconnais tes erreurs cachées.
Approche-toi de ce que tu trouves repoussant.
Aide ceux que tu crois ne pas pouvoir aider.
Tout ce à quoi tu es attaché, abandonne-le.
Va dans les lieux qui t’effraient. »
(conseils donnés à une yogini tibétaine par son maître, rapportés par Pema Chödrön.)

D'ailleurs, on n'entre pas ici comme chez Jean Moulin, bien que très tôt ce matin j'aie manié la pelle du 18 juin, dont c'est l'anniversaire, pour éviter les chaleurs potagères. Avec Chamfort à donf pour faire pousser les betteraves.