dimanche 25 octobre 2026

[Compilation] : Etreintes flasques avec des créatures fantasques (EP 4 titres)

Complément indispensable de notre récent florilège "Métaphysique des tubes de l'été", ce nouvel EP 4 titres permet de somnoler en faisant semblant que non, pas du tout, aux petites heures de l'aube, le temps que l'organisme se remette du décalage du passage à l'heure d'hiver.



Alerté trop tard, le Comité de préservation de la faune sous-marine n'a pu intervenir.

jeudi 22 octobre 2026

[Compilation] : Métaphysique des tubes de l'été dernier

Dans la nuit de samedi à dimanche, nous repasserons à l'heure d'hiver. Difficile de se voiler la face plus longtemps, l'été 2026 sera alors derrière nous, pour toujours et à jamais. A vrai dire, il nous a quittés le 21 septembre, nous laissant seuls face aux sanglots longs des Mélenchons de l'automne, qui bercent mon coeur de haut-le-coeur monotones. (Le nom masculin haut-le-cœur est invariable). Sans compter les lacrymos du 22 septembre.
En souvenir de ce post légendaire du mois d'aout, et parce que j'ai eu la chance de passer des vacances plutôt bonnes, par rapport au commun des mortels, j'essaye de graver une compile, pour témoigner ma reconnaissance envers l'Esprit de l'Univers, mais je galère; l'ordre de lecture des morceaux dans la playlist, ça ne marche plus comme avant... pour générer un numéro de piste fiable dans les métadonnées des fichiers mp3, j'ai essayé de modifier le tag ID3, mais les interfaces informatiques les interprètent différemment, que ce soit les logiciels Mac (Musique, le successeur d'Itunes) ou PC (Windows media player, VLC...) D'ici à ce que mes auditeurs relèvent « des traces de balises d’IA dans les métadonnées » comme chez Thélyson Orélien, on n'est pas loin d'un nouveau scandale de l'auto-édition. 
Et les lecteurs MP3, intégrés à des chaines stéréo ou des radio-cassettes améliorés, mais bientôt frappés d'obsolescence au profit des abonnements aux plateformes de streaming dans les voitures neuves,  n'en ont rien à faire de l'ordre indiqué dans les tags ID3, je finis par croire que le plus simple c'est d'insérer un numéro avant le nom à la racine du fichier mp3, mais ça ne recrache pas la playlist dans le bon ordre, c'est à dire l'ordre QUE J'AI DÉCIDÉ MOI. Un vrai cauchemar de geek. Comme le dit Hubert Selby dans la préface du Démon, "Un homme obsédé est un homme possédé du démon." Il faut donc savoir lâcher prise. Il aurait surtout fallu que je me penche sur les fichiers M3U8...
Heureusement, dans 3 mois je prends ma retraite...



John Constantine découvrant la compilation avec sa playlist en vrac
en soulevant une grille de ventilation du métro londonien
dans Hellblazer - City of Demons (2011) 

jeudi 15 octobre 2026

Robert Charlebois - Charlebois (Fu man chu) (1972)

Pour ceux qui l'ont connue, je trouve
qu'il ressemble un peu à Tata Nénette jeune.
Alerté par la lecture tardive d'un somptueux fascicule de la tout aussi somptueuse revue Schnock, dont l'approche éditoriale consiste en des ragots hors d'âge sur des artistes populaires disparus ou cacochymes, numéro paru à l'été 2012 et récemment offert à ma femme pour son anniversaire, je me fais bourrer le mou, comme si j'étais en train de lire une critique de disque rédigée par le Philippe Manoeuvre testostéroné de Rock & Folk en 77, et mon attention est irrésistiblement attirée vers cet album voluptueusement somptueux de Robert Charlebois. 
Je le place alors sur le tourne-disques. 
Fichtre. 
Au moins 45 ans trop tard !
Si j'avais entendu ce disque à 17 ans, je ne m'en serais probablement jamais remis.
Et je pourrais le repasser en boucle tel un vieillard maniaque, avec une appétence inoxydable, comme j'écoute encore l'Autorisation de délirer de Thiéfaine. 
D'ailleurs, la chanson "Fu man chu" qui clôt l'album de Charlebois a certainement inspiré Thiéfaine pour "la vierge au dodge 51." C'est pas Dieu possible autrement. J'en mettrais mon oreille à couper. Sur une thématique très proche de celle de Boris Vian avec son Cinématographe, Charlebois orchestre une variation démesurée, luxuriante, excessive. Certes, c'est du rock-variété orchestral, qui frise parfois le rock progressif, les arrangements sont très datés, l'orgasme est mimé plusieurs fois par minute,  mais quelle énergie, et quelle virtuosité mélodique ! C'est la pierre angulaire du temple du Québécois, parait-il. Et pourtant, je ne l'ai trouvé sur aucun blog musical des schnoques que je fréquente. Alors je l'ai rippé de Spotify, avec la lessive Spotimate.io qui rend les enfants plus blancs et la purée plus onctueuse.  

https://e.pcloud.link/publink/show?code=XZBEnk7ZL8mEO40kVjVTLqVgyNExqS9rocrk

*Assurez-vous que le téléchargement de ces fichiers 
ne contrevienne pas à la législation en vigueur.

un cadeau d'anniversaire très apprécié, 
surtout si on pense à ôter la facture du carton avant d'offrir.
Où apprendre que Joe Dassin appréciait Frank Zappa
mais qu'il s'est perdu dans la coke, 
ou que Jean Yanne était un nihiliste de droite ?
Mais dans un vieux "Schnock, la revue des vieux de 27 à 87 ans", bien sûr !

vendredi 9 octobre 2026

Hubert-Félix Thiéfaine en concert à Montbéliard (1986)

Le Figaro a toujours soutenu les losers,
c'est ça la rock'n'roll attitude de la street press.
Fillon fut un des premiers fans d'Hubert-Félix, 
je l'ai vu pogoter à mort au Grand Odéon en 83.

J'apprends la fin prochaine de Hubert-Félix Thiéfaine par Le Figaro, journal connu pour son soutien inoxydable au chanteur surréaliste et radicalisé depuis tout petit, dont les plus vieux lecteurs du journal apprécient le nihilisme constructif depuis 45 ans, en sniffant de la colle à papiers peints dans un sac en plastique à tous ses concerts, entre deux numéros spéciaux de leur magazine préféré consacrés aux meilleurs placements financiers de bons pères de famille, en général des sociétés d'armement, et aux petits soucis de leurs politiciens favoris avec la justice.
Plutôt que se laisser abattre par la maladie mortelle qu'est la vie, et qu'il a contractée dès la naissance, Thiéfaine se lance, à 78 ans, dans une tournée d’adieux. Mais ça fait déjà 45 ans qu'il écume le pays ! Os court !
Bien que la chanson « Alligators 427 » n’ait rien perdu de son actualité depuis sa création en 1978, je ne me vois pas aller reprendre au refrain "Vive la mort !" avec une poignée de septuagéneurs, dans un quelconque Zénith de province. Il y a un temps pour tout.
Le plus bel âge pour écouter Thiéfaine, c'est la fin de l'adolescence, entre le bac et la fac. 
Xavier Gorce über alles (2006)
Pour les jeunes qui ont la chance de pouvoir faire des études et écouter quelques disques avant de pointer au chômage, d'aller casser du bitcoin dans les mines de télétravail ou de partir sur le front de l'Est (spoil : prochainement). Je le dis pour ceux qui se font matraquer et mutiler par les keufs ces jours-ci, Thiéfaine est un remède à l'âme et un baume à l'arnica sonore qui apaise bien des brutalités policières. Et puis, c'est le chainon manquant entre Lautréamont et Guy Debord. Que n'est-il déjà dans les manuels scolaires du XXIème siècle ? 

Les lycéens demandent juste des profs pour décoder Baudelaire,
Thiéfaine et Victor Hugo sans utiliser l'I.A.

En garde à vue, plus aucune distraction à base de réseaux sociaux ne nous empêche de réécouter "Autorisation de délirer " dans le calme retrouvé de notre cellule. 
Si j'étais condamné par la médecine, je ne crois pas que je ferais une tournée d'adieux, en reprenant mes meilleures blagues de blog depuis 25 ans, comme lors de ces célèbres numéros de stand-up assis qui ont forgé ma légende d'employé du mois à la boite. 
Je préfèrerais partir dans les iles et y suspendre mon hamac entre deux arbres, en mettant un vieux Steve Roach sur le Teppaz. 
J'essayerais de défusionner de mon imaginaire, tant qu'il est encore temps. 
J'ai entendu dire qu'après la mort, c'était plus compliqué. 
En démarrant cette tournée comme s'il voulait se prodiguer des soins palliatifs à lui-même, Thiéfaine s'inflige, par pure provocation, de s'auto-séquestrer au bureau jusqu'à ce que mort s'ensuive. C'est peut-être un chantage à Dieu, mais je trouve ça un peu triste. Faut-il qu'il soit accro à la reconnaissance du public ! en plus, en tant que fan, aller le voir parce qu'il va mourir, tu pars déjà sur une base morbide. Sétoupouri. Vive l'amor. 
En réécoutant "Narcisse 81", (Y a des traces de pneu sur ton flip / Et ta p'tite soeur qui s'tape ton fixe), je finis par accoucher sans faire exprès et sans péridurale d'une importante définition : "Est narcissique celui qui, n'ayant trouvé personne à aimer aussi fort qu'il aimerait qu'on l'aime, se charge de faire le boulot tout seul."

Ptiluc, "Ni Dieu ni Bête" (1986)

L'attitude juste, avant même que la mort nous mette la pression pour rendre notre âme dans un état décent, me semble celle rapportée par mon frangin, qui évoquait hier soir, à propos de mes travaux sur le narcissisme, que j'avais déjà colportés via l'éther à 135 correspondants triés sur le volet, l'immense Gregory Perelman, qui avait répondu aux journalistes souhaitant l'interroger sur ses refus des multiples prix, récompenses et médailles internationales et millions de dollars associés que le monde des mathématiques voulait lui décerner : "Laissez-moi tranquille, je suis en train de ramasser des champignons"

Voilà, pour l'essentiel de mes réactions à froid. 
Dans ma life, je n'ai guère le temps de regretter Thiéfaine, même s'il me manque déjà. 
Au pire, on se recroisera plus tard dans la ruelle des morts.

Et maintenant, Les documents de la mère Docu : j'ai exhumé une émission de la télévision française de 1986 inédite sur Youtube, comme on dit.

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Titre : Hubert Félix THIEFAINE en concert à Montbéliard

Date de 1re diffusion : jeudi 15/05/1986

Durée : 00:43:30

Résumé / Description de l'extrait : Portrait d'Hubert Félix THIEFAINE et extrait d'un concert de la tournée 1986 à Montbéliard.

Oeuvres : Hubert Félix THIEFAINE chante Lorelei, les dingues et les paumes , Stalactite, la femme de Loth, Soleil cherche futur, Mathématiques souterraines, le chant du fou, Nyctalopus airline, Psychanalyse du singe, et Autopsie rock.

https://adilo.bigcommand.com/watch/JOtnaYfc

[Edit]

L'Observatoire d'évolution des radicalités hybrides (OERH) nous signale que pour un Thiéfaine, dont la revanche narcissique est assez réussie, vu qu'il a crevé la dalle dans sa jeunesse avant de triompher auprès de jeunes attirés par son romantisme polychrome et désespéré, combien d'individus ont basculé vers l’extrémisme violent ?
L'oeuvre d'Hubert-Félix est avant tout un arsenal défensif qui vise à protéger l'auditeur contre un sentiment de non-existence subjectif. Pour moi, ça a été efficace, à un moment où c'était difficile de ne pas non-exister.
cf cet article du Monde :

lundi 5 octobre 2026

Arrière-Salles & Espaces Luminaires (2)

Backrooms, c'est pas un film, c'est un test de Rorschach. Et une allégorie de cette nouvelle Terra Incognita que sont les Espaces (Luminaires, mais très peu éclairés), engendrés par le putain de monstre de Frankenstein qu'est l'I.A. générative. Backrooms est pour moi le premier long métrage de l'ère de l'I.A, comme Toy Story était le premier film en images de synthèse. 
Il y a d'ailleurs des moments où les deux films se rejoignent, dans leurs ambiances funéraires et la question qu'ils portent : "Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?" (spoil : oui.)
Le scénario de Backrooms aurait pu être écrit par une I.A. tellement il est farci de stéréotypes. C'est l'ambiance générale qui sauve l'oeuvre du grotesque. Et le rendu image parvient à évoquer les bugs de l'I.A, bien que les décors existent vraiment, et qu'ils aient été construits dans un studio d'environ 3000 m2. Toutes ces salles vides forment un réservoir inépuisable de métaphores : on peut les remplir en esprit de tout ce qui nous manque pour faire corps, en tant que société humaine. Si on met tous les lycéens en colère à l'entresol, et qu'on installe une petite mezzanine, on peut aussi y accueillir plein de migrants. Et y faire disparaitre tout l'état-major antisémite du RN au 3eme Sous-Sol. Sans qu'ils se croisent jamais.

la BD Nameless, de Grant Morrison,
rend aussi malade que Backrooms.
Ou que la primaire à gauche.
Ou que les effets du réchauffement
sur Gaza, en Ukraine.
Si, si, c'est vaste à ce point. Et au-delà. Regardez le film si vous me croivez pas. Seul Chuck Norris a exploré l'intégralité des niveaux du complexe immobilier de la SCPI maudite. Deux fois. 
Backrooms, sur lequel nous nous sommes longuement épanchés tantôt, sans pour autant vider l'abcès, car l'infection est profonde et le lac de pus se remet à niveau toutes les nuits quand j'ai la faiblesse de dormir d'un mauvais sommeil, est un film d'une malignité déroutante, parce que l'auteur n'a que 21 ans, et que le métrage est à la fois retors et naïf, il exalte la morbidité des centres commerciaux déserts et de l'ultra-moderne solitude, en esquissant un pas un peu timoré vers la lutte contre l'artificialisation des sols. De mémoire, les plans où l'enfant met les mains dans le béton frais, à 7'11" du début du métrage, mains dont on retrouvera les moulages dans la plaque de ciment brisé juste avant le générique de fin, vers 1h42', quand la psychologue de bazar sera elle aussi brisée, et pour tout dire à tout jamais perdue dans les ruines de son esprit, comme Sam Lowry à la fin de Brazil.

Au fond du fond, au niveau moins 173 des espaces luminaires, le film suggère juste qu'on est seuls, d'une solitude accablante et sans remède, et qu'on va tous crever de ça, après avoir erré interminablement, surtout vers la fin, dans nos vieux pyjamas en peau. 
Mais qu'avant, des copies défectueuses de nos personnes seront réalisées en loucedé lors de nos arrêts contraints aux Toilettes excentrées du Leclerc Meubles de Basse-Goulaine, et qu'elles vivront une demi-vie abjecte, spectrale et autistique, prostrées dans les Espaces Luminaires qui n'ont d'autre existence que celle que nous lui prêtons, même si Lionel Naccache a révolutionné notre compréhension de la conscience et de la subjectivité en soulignant les liens profonds qui existent entre notre flux de conscience et la fiction.
https://www.odilejacob.fr/catalogue/art-et-litterature/fiction/habeas-corpus_9782415015992.php

Même le Pape, récemment en visite en France pour nous tirer les oreilles à propos de notre utilisation irresponsable de l'I.A. alors que seul le dieu des Chrétiens est le dépositaire légitime d'une intelligence supérieure via le truchement copyrighté du Saint Père, Léon dit le XIV, s’adresse à une jeunesse en quête de sens et met en garde contre le « vide intérieur » généré par Backrooms et ses prévisibles suites, maintenant qu'il a rempli les salles et vidé les bourses.

https://www.lemonde.fr/societe/live/2026/09/26/en-direct-visite-du-pape-a-paris-aucun-de-nous-n-est-un-numero-sur-une-carte-d-identite-ni-un-matricule-mais-une-personne-unique-affirme-leon-xiv-lors-d-une-messe-a-la-concorde_6782008_3224.html

ça faisait longtemps qu'on n'avait pas reçu
Xavier Gorce dans notre immodeste échoppe.
Le Pape, s'il avait des couilles, il excommunierait dans la foulée tout le cinéma d’horreur, ce frisson bourgeois qu’on ressent dans le confort de nos ventres repus d’intellectuels de canapés, auto-addicts à leur volupté devant ces mélodies du malheur, avec ou sans causes surnaturelles. Mais il fait gaffe, parce que pour la droite catho qui lit le Figaro, le nihilisme luminaire des films d'horreur, c'est peut-être de la pornographie spirituelle, qu'ils préfèrent, et on les comprend, à la pornographie normale, sale et triviale, qui dégrade l'estime de soi et donne mauvaise haleine et des boutons plein la gueule, et il ne voudrait pas se couper de la base de son électorat, déjà réduit pour des raisons historiques que je ne pourrai pas développer ici, bien qu'on observe un retour du besoin du sacré, à l'approche de l'effondrement civililsationnel, qui cette semaine sera jumelé pour des raisons de coût de production avec la sixième extinction de masse. 

Pendant ce temps, en Sierra Leone, les habitants des bidonvilles piégés par la montée de l’océan n’ont plus tellement d’appétence à aller se faire peur au cinéma devant un bon film de chtrouille. Rien d'aussi revigorant, pour un amateur de cringe lessivé par Backrooms, que de s'imaginer se réveiller dans la peau d'un Sierra Leonais  :

 Dans la pièce exiguë où il vit, Joseph Amara a les pieds dans l’eau. Toutes les heures, inlassablement, il écope à l’aide d’une bassine en plastique la pluie qui pénètre par le toit en tôle et inonde le taudis. Le 10 juillet, au cœur de la saison des moussons, la cadence devient parfois impossible à tenir, surtout lorsque l’océan Atlantique, juste en face, s’infiltre lui aussi. L’homme de 38 ans a encore subi une violente inondation il y a trois mois, en mai, durant laquelle il a perdu sa télévision et un réfrigérateur pourtant soigneusement surélevé sur une palette en bois. Ce jour-là, la mer est montée trop haut, jusqu’à 50 mètres derrière chez lui – la faute à une combinaison de fort coefficient de marée et de violentes averses. 

En ce mois de juillet, les pluies diluviennes qui descendent vers ces quartiers accrochés à la côte charrient avec elles des millions de déchets que recrache la ville chaque jour. « Les ordures bouchent les canaux d’évacuation des eaux usées, les canalisations débordent avant que l’eau n’atteigne la mer, et c’est tout le bidonville qui est inondé en quelques minutes », énumère Joseph Amara, pour raconter le piège dans lequel il se trouve enfermé depuis des années.
Dans le quartier informel voisin de Susan’s Bay, 10 000 personnes survivent dans des conditions similaires. Au pied d’une colline qui plonge droit dans l’océan, les habitations s’empilent les unes sur les autres, sur une pente raide, puis s’étalent sur des berges artificielles créées directement sur l’eau. Le paysage apocalyptique ressemble à une Venise de ferraille bâtie sur des tonnes de déchets.

Il est temps que ces gens découvrent les Backrooms,
pour pouvoir y ranger tout leur fourbi.

Pas de doute, on se sentirait aussi bien, c'est à dire aussi mal, en Sierra Leone que dans Backrooms, ou dans "I'm Thinking of Ending Things", ou dans "The Curse", mais là, c'est dans la Réalité Réelle Ratée, en 3D THX et en Odorama, nul besoin d'I.A. pour recalculer tout ça. Pour le prix d'un billet d'avion, on doit pouvoir s'engager dans une mission humanitaire sur place et récolter son quota d'émotions fortes et de restauration d'estime de soi, si on est un peu down dans sa life et qu'on regarde sa vie "comme un vieux magazine" (Capdevielle).


Prochainement sur vos écrans, un nouveau chef d'oeuvre du cinéma d'épouvante. 

Quant à moi, le temps de rédiger ces 2 articles en forme de crise de palu, j’ai glané plus de 10 nouveaux films d'horreurs eldritches (terme dont je suppute qu’on peut en attribuer la paternité au Palmer Eldritch du « Dieu venu du Centaure » de Phil K. Dick) et de chtrouille à découvrir… c’est ça ma malédiction à moi que j'ai !
...et maintenant je vais m'aider d'une I.A pour écrire un remake de Obsession, l'autre succès d'horreur de l'été, dans lequel Emmanuel Macron, souhaitant séduire la France, passe un pacte à 3 balles avec une entité maléfique croisée dans un magasin de farces et attrapes, le pays s'entiche follement de lui, (je vous la fais courte) et à la fin quand Macron meurt la France se réveille du maléfice, elle est ruinée, et à peu près dans l'état où qu'elle est maintenant.
Ah ben tiens finalement, j'ai pas eu besoin d'IA.

Annexes :

Le génie mortifère du capitalocène se décline en d'autres coloris :


le capitalisme de la solitude :

Mon article de légende sur les films de chtrouille. 

Pour une critique plus éclairante des arrière-salles, voir par ici la sobre chronique :

ou celle-ci :