mardi 3 août 2021

The Young Person's Guide to Steve Roach (2004 - 2021)

J'ensevelis vite fait sur le gaz et sous ces éboulis numériques pulvérulents et humides à la tombée du jour de début aout qui raccourcit déjà, une compilation ignifugée dans une boite en inox issue d'un futur proche puisqu'elle inclut des morceaux d'albums parus en 2021 qui ne seront donc même pas chroniqués cet été sur ma tombe, souvenirs de quelques bons moments passés à la cave au contact de la discographie de Steve Roach, chaleureuse comme une barre d'uranium laissée au frigidaire bien au-delà de sa date de péremption. 


J'ai utilisé les dates de parution des albums pour réordonner chronologiquement les pistes de ce florilège, afin qu'on puisse mesurer la progression du musicien : y'en a pas. Il reste rigoureusement fidèle à lui-même, quoi que ces mots veuillent dire, du début à la fin de cette sélection (qu'on ne peut dire "interminable" que comme un jugement moral dont personne n'aurait rien à battre puisqu'elle ne dure que 6 heures 59 minutes TTC), ce qui en fait un fragment d'éternité très relatif, tandis que Steve reste immobile et imperturbable au milieu du fluide frigorigène, comme s'il était un électro-aimant qui laisse la limaille de fer s’orienter harmonieusement autour de lui selon les lignes du champ magnétique. 
J'ai évité tous les morceaux de tous les disques qui se présentaient comme des hommages un peu appuyés au silence, tout comme j'évite de lire les bibliothèques entières d'ouvrages consacrés aux vertus de la prière, comme dirait mon père.
Et pourtant, s'il y a une musique qui me connecte avec l'Incréé et le Sans Forme, c'est bien celle de Steve Roach. C'est dingue.



[MAJ février 2022]

Ajout de 2 titres issus de la magnitude roachienne 2021 :
- "In Another Time" from Temple Of The Melting Dawn
- "Movement 4 (Live)" from Live At SoundQuest Fest 2021

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire