mardi 10 août 2021

Arno – Covers Cocktail #2 (Unreleased, 2021)

En 2008 parait un album du chanteur belge Arno composé uniquement de reprises : 
"Covers Cocktail ".
https://www.discogs.com/fr/Arno-Covers-Cocktail/release/4455530
Ce disque est réjouissant. 
Arno gauchit profondément les chansons qu'il reprend, et les emmène souvent plus loin qu'elles ne seraient allées sans lui. 
Il les dévore et se les incorpore, elles font corps et après ça fait pore.
Ce disque de 2008 est maintenant difficile à dénicher, mais sur discogs j'ai trouvé un petit vendeur de Saint Brieuc qui l'avait et qui me l'a livré pile poil le jour de l'anniversaire de ma femme. Trop la classe. 


A part l'album "Idiots Savants" (1993), on n'a jamais vraiment trippé sur les compositions d'Arno, mais la vénération de ses reprises est le ciment secret de notre couple. Chacun son truc. Par contre, pas besoin de sortir de Saint-Cyr pour voir qu'il manque des titres sur cet album de vingt reprises. Y'avait sans doute pas la place. C'est pourquoi j'ai repris sa discographie, et j'ai rajouté 8 remakes d'Arno à mon petit cadeau d'anniversaire. Je ne sais pas si ça va entretenir mon illusion de toute-puissance, mais ça fait du bien par où ça passe.




33 commentaires:

  1. En fait on connait de nos jours mieux ses reprises que les originaux.

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  2. A réécouter ces reprises, j'en ai mal pour lui. Il éructe, il titube, sa voix est un perpétuel épuisement, il ne parvient pas à débiter le texte original, il s'en arrange, j'en ricanerais presque comme d'un pochard balbutiant au bistrot l'histoire du loup dans la bergerie dans la chanson de Charlélie Couture. Je n'entends plus que le choeur du toxique qui a rongé sa vie, et qui fait que j'ai pu l'admirer du fait de le voir survivre à sa pulsion de mort liquide, quand j'avais des difficultés à cohabiter avec la mienne. On croit qu'il va tomber, il va quand même au bout. C'est ça qui ravit les fans ? Et est-ce que c'est ça qui va rester de lui ? Il faudrait que j'écoute ses créations, mais rien que l'idée me saoule.

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    1. Ah ben alors fallait pas en parler ici :-) Moi qui ne bois pas, je n’ai pas ce problème.

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  3. J'expérimente. Ce qui me fascinait m'attriste. Je ne bois que de l'eau depuis 1992. Je ne regrette rien, même si je pisse beaucoup.

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    1. On pisse moins avec l’alcool ?

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    2. Le whisky, oui. La bière, non. C'est surtout qu'on se pisse dessus. Voire dedans.

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    3. Tout un univers fascinant que je n’ai jamais connu…

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    4. Il y a des expériences violentes qu'on peut s'épargner, si les témoignages concordent et qu'on est prévenu à temps. Il y a aussi la question des prédispositions personnelles. Ce qu'on ne peut pas faire, c'est juger le parcours de l'autre, pourquoi il a pris ce chemin, ce qu'il y a trouvé, perdu, en quoi ça a impacté sa trajectoire de Vivant.

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    5. Ne pas juger le parcours des autres... Je ne sais pas... On ne m'enlèvera pas de l'idée qu'il y a bien des errements, pour ne pas dire des erreurs qui aurait pu être évitable avec plus de prévention et de pédagogie.

      Imagine si on disait cela de la pédophilie?

      Aujourd'hui avec le covid c'est un peu du même ordre avec ceux qui ne veulent pas se faire vacciner ou qui ne veulent pas du pass sanitaire.... ou de menu végétarien à la cantine de leur môme ou d'éolienne dans leur jardin.

      Ce sont les mêmes qui ne comprennent rien aux stats.

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    6. Je parlais à mots couverts de l'alcoolisme d'Arno. Pensé comme une maladie, donc malaisément stigmatisable. Surtout par moi, qui en ai aussi souffert. Dans l'alcoolisme, on s'y nuit surtout à soi, même si on fait chier le peuple par des dégâts collatéraux.
      La pédophilie, c'est autre chose.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9dophilie
      Ne mélangeons pas tout.
      Quant aux antivax, la sélection naturelle les fait remplir les lits Covid dans les hôpitaux. Ca va bien finir par les faire réfléchir.
      Ne désespérons pas de l'humain une veille de 15 août.

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    7. Amen - j’ignorais que la pédophilie se distinguait de l’alcoolisme. On en apprend tous les jours (je sors).

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    8. Tu verras ça avec le trafiquant d'amalgames qui sévit sporadiquement sur mes blogs, moi je ne veux pas d'histoires, et encore moins me laisser déraper sur la différence entre les perversions et les maladies.
      Je viens de passer la semaine à corriger le mémoire de criminologie de ma femme sur l'inceste, je suis en convalescence & rémission d'un cancer de la peau, qui est peut-être lié au reste du bordel si l'on en croit le magnifique roman "Lointain souvenir de la Peau" de Russell Banks, faudrait pas être trop gourmand, non plus.

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    9. Je trouve toujours marrant les réponses à base de wikipédia car il est toujours possible d'opposer un bout de wiki à un autre bout de wiki par exemple ici... l'alcoolisme est une maladie et...

      "des « troubles mentaux et troubles du comportement » liés à l’ingestion fréquente d'alcool éthylique." https://fr.wikipedia.org/wiki/Alcoolisme

      La pédophilie fait partie des paraphilies recensés par le DSM (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux)

      Amalgamer deux trucs ici n'a de sens que pour poser la question de de la liberté et de la responsabilité individuelle et collective... non pas pour juger moralement les personnes mais pour s'interroger sur les contextes idéologiques dans lesquels ça se produit et la manière dont l'individu interagit librement avec celle-ci.

      Dans le cas d'Arno, l'idée romantique que l'alcool aide à la création et à avoir la même voix que Tom Waits, par exemple. Ça se paye cher mais ça reste un choix.



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    10. Je ne sais pas à quel point c’est un choix- du moins à moyen terme.

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    11. Et tu es le second cancer de la peau en peu de temps. Pour le premier, je faisais remarquer que ça me semblait rare. Ben, je peux remballer mes statistiques à deux balles.

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    12. C'est très facile, de choper un cancer de la peau. Il suffit de s'exposer avec volupté à la morsure de l'astre pendant 40 ans en hurlant "fuck la crème solaire". S'en rappeler ensuite évite de mimer la position victimaire, j'en ai parlé ailleurs, dans le récit de la maladie.
      Depuis que Tom Waits a cessé de boire, il a la même voix, mais il me semble que sa trajectoire artistique a changé. J'espère que c'était un choix.

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    13. J'ai un collègue qui me reproche de ne pas choisir les jours où je travaille et prétend que je serais plus libre si je choisissais mais je ne dispose d'aucun critère pour choisir tel jour plutôt que tel autre par conséquent je préfère ne pas choisir et aller râler au planning de temps en temps sur le thème je suis un intermittent à plein temps. Par conséquent je réplique à mon collègue que laisser la planning choisir à ma place est un choix défendable.
      Si je choisissais, je ne pourrais pas râler ensuite puisque ce serait de ma responsabilité si je ne travaille pas. Après j'ai demandé à ne pas travailler en septembre mais on annonce déjà le pic de la 4ème vague pour la rentrée... avec saturation des hôpitaux... Le calme actuel m'allait très bien.

      La question c'est plutôt de savoir à quel point on est prêt à assumer de ne pas choisir.

      D'ailleurs faut que je me réinscrive sur les listes électorales parce que je ne suis pas prêt d'assumer une Marine au pouvoir surtout quand on voit comment ils s’approprient la colère anti-passe-sanitaire.

      Après les gens qui assument leurs maladies très bien mais ça aussi ça a un coût pour la société. Certes on ne peut obliger les gens à se mettre de la crème solaire mais pour l'alcool, le tabac, les vaccins... si on pouvait appuyer un peu plus fort là où ça fait mal... suis pour.

      Il parait loin le dernier album de Tom Waits

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  4. Essentiellement sur ma tombe, d'ailleurs.

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  5. Ma fille m'a raconté qu'en Corée, tout le monde se baigne habillé et enduit de crême. Toujours couverts sur la plage, ils sont. Ils n'ont pas la névrose culturelle du bronzage, qui est le chemin du mélanome.
    Pour l'alcool et le tabac, on peut augmenter les prix, c'est assez efficace. Prohibition et prévention ont montré leur limites. Mais c'est aussi des modes culturelles : la virilité Marlboro n'excite plus grand monde, et aux USA j'ai vu les fumeurs condamnés à la marginalité sociale.
    Côté vaccin, laissons faire les anticorps (en plus de conserver le pass jusqu'à extinction des nonvax par 4eme vague et variant Delta).

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  6. J'ai un collègue en intérim qui a toujours été buraliste avant de vendre son commerce et qui travaille avec nous le temps d'en racheter un. Cet été il a fait des remplacements... et je lui ai donc posé la question si ça restait toujours une bonne affaire de vendre du tabac... et sa réponse fut catégorique... il gagne beaucoup plus d'argent à vendre du tabac qu'à travailler avec nous aux conséquence du tabagisme (entre autres). Il y a toujours autant de gens pour en acheter.

    Le coût du tabac est estimé à 47 milliards d'euros par an... très loin de ce qu'il rapporte en recette à l'état (12 milliards). On estime à 20 milliards d'euros par an le coût social pour l'alcool.

    Je ne voudrais pas manquer de tact mais l'alcool et le tabac augmente de manière faible mais significative (entre 2 et 14% rien que pour l'alcool selon les études) les chances d'attraper un cancer de la peau et réduit un peu les chances de s'en sortir (du moins pour ceux qui continuent à fumer)

    Je me demande si les gens pro-pass-sanitaire manifestaient est-ce qu'ils seraient plus nombreux que ceux qui sont contre?

    Les vaccinés ont quand même des chance de se faire contaminer par des non-vaccinés et des vaccinés puisque le pfizer ne protège qu'à 40% contre le variant Delta.

    Comme pour le tabac ou l'écologie, je m'insurge contre les logiques uniquement individualistes qui voudraient que chacun fait ce qu'il veut.
    Les choix individualistes impactent sérieusement la collectivité avec un coût social exorbitant... Les nonvax ne sont pas seulement dangereux pour eux-même pour aussi pour la collectivité.
    Déjà avec les vaccins on n'est pas sorti de l'auberge mais avec la bêtise humaine ça va durer encore plus longtemps.

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  7. La vente de tabac en France baisse régulièrement depuis 1990
    https://www.ofdt.fr/statistiques-et-infographie/series-statistiques/tabac-evolution-des-ventes/
    Bien sûr que dans un contexte pandémique, les nonvax sont nuisibles à la Santé Publique. Mais les as-tu entendus évoquer le bien commun ?
    Et peut-on imaginer fumeurs et buveurs se soustraire durablement à leurs toxiques après avoir médité sur l'impact sur la précieuse existence humaine, la leur comme celle des autres ?

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  8. Pardon de placer ce commentaire un peu tardif, il est vrai que je ne viens te voir que de façon épisodique, et souvent pour te dire merci.
    Merci pour tes commentaires vécus autour de l'état alcoolique, c'est si joliment dit, et tellement vrai, et tu en as tellement parlé dans d'autres blogs en ayant toujours ce regard tout autant acerbe que décalé, mais toujours bienveillant.
    En 1992, tu t'arrêtais. En 1992, je continuais et ne me suis pas arrêté depuis... Et que l'on puisse me comparer à un pédophile relève de la psychologie de haute volée et de bas front. J'ai vu Arno sur scène il y a quelques années et il assurait et s'assumait avec talent. J'ai vu Bashung monter ivre mort sur scène, dommage pour cette soirée, et après ? Son talent reste intact.
    Et crois-moi, qui en ai passé des étés à me peler mutuellement la peau avec ma soeur la première semaine de nos vacances en Espagne avec les parents dans les années 60, le mélanome n'est pas si malin que ça, j'en ai connu de plus futés...
    Thierry

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    1. Si ça peut te rassurer je me compare moi-même souvent à un pédophile pas tant pour faire de la psychologie de haute volée mais pour interroger les limites de ma propre volonté.
      Je parle de ce moment où tu fais un truc que tu ne préférerais pas faire si tu y réfléchissais calmement en pensant aux conséquences.
      Évidemment dans le cas de la pédophilie ce n'est pas à toi que tu fais le plus de mal contrairement à l'alcool. Se nuire à soi-même est certes moins pire que de nuire aux autres mais quand tu gravites dans un monde où l'alcool ne coule pas à flots, comparativement, y a pas photo.
      Oserais-je ajouter que l'alcool désinhibe le pédophile? En ce qui me concerne c'est une raison suffisante pour m'en tenir éloigné.

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    2. C'est intéressant ce concept autour de l'alcool qui désinhibe (ce que je ne conteste pas chez certaines personnes), mais tout le monde n'est pas inhibé au départ. Cela reste un concept très freudien...

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    3. Lol! pour désinhiber il n'est pas nécessaire d'être inhibé au départ.
      Par exemple Moi, je n'ai pas besoin d'alcool pour dire des conneries mais quand j'en bois j'en dis encore plus.
      Il n'y a rien de freudien là dedans.
      Le mec qui se bourre la gueule à mort il le fait pour lâcher prise, là où il est stupide c'est qu'il existe d'autre façons moins mortifère de lâcher prise à commencer par la méditation... sauf qu'il faut être un peu aidé au départ... et que se torcher la gueule c'est plus facile.
      Je ne pense vraiment pas être inhibé au départ, j'ai dragouiller des tas de minettes dans la rue qui ne s'en sont jamais plaintes (sauf peut-être ma femme sur la longueur) mais je n'irais jamais draguouiller une minette de 14 ans sans un sérieux coup dans le pif.

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    4. arf, en fait tu veux dire que tous les pédophiles n'ont pas forcément besoin d'alcool pour passer à l'acte. C'est possible, encore que ceux qui n'en boivent pas une goutte sont relativement rares. Ok on rajoute les musulmans qui généralement n'en boivent pas... ok ok... l'absence d'inhibition peut être lié à une tolérance sociétale un peu comme pour matzneff à une autre époque, ou bien à un excès d'argent qui peut produire l'illusion de l'impunité.


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  9. Y'a pas d'heure pour commenter mon blog, faut juste avoir quelque chose à dire.
    Comme tu me flattes, faut bien que ce méfait ne reste pas impuni.
    Personne ne te compare à qui que ce soit.
    Pour les lecteurs éventuels, ce blog joue plus comme un miroir, sans doute un peu déformant (je dis ça bien que j'aie du mal à me placer du point de vue du lecteur, sauf Hannibal)
    Emmanuel Carrère, qui adore parsemer ses livres de citations, a cité quelque part un maitre bouddhiste qui disait que l'homme qui se compare à autrui n'a pas compris grand chose à l'être humain, je ne parviens pas à retrouver la citation exacte, mais tu vois l'idée.
    Oh Bouddha à scooter, tu viens de m'aider à affiner ma recherche, en te la formulant : apparemment c'est dans Le Royaume : "L'homme qui se juge supérieur, inférieur ou même égal à un autre homme ne comprend pas la nature de la réalité".
    Pour le reste, c'est toi qui vois où t'en es, et ce que t'as envie d'en faire. J'ai assez martelé qu'il est toujours temps de refaire ses choix.
    Sur la malignité du mélanome, ça dépend à quel stade il est pris. il peut être nigaud, mais il peut aussi être relou, et récidiver (tu m'as tiré de la scarification rituelle de la pelouse au râteau, torse nu mais à l'ombre).

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  10. Je ne me compare à personne, je m'étonne parfois d'être encore vivant, en sachant qu'il y aura bien un retour de bâton un de ces quatre, de là à refaire mes choix...

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    1. Les lois du karma sont impénétrables. Si le retour de bâton n'a lieu que dans deux ou trois vies, t'as peut-être encore un peu de temps pour en profiter. Mais bon, deux ou trois vies ça passe vite quand même.

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    2. L'éternité, c'est long, surtout vers la fin...

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    3. Quoi qu'il en soit, chaque jour qui passe est un pas de plus sur la glace, et chacun sait qu'un jour, il entendra un Craccccc...

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    4. Si on combine réincarnation et collapsologie, l'éternité risque d'être de plus en plus courte.
      Parce qu'avec 4° en plus dans 30 ans et de moins en moins d'endroits vivables sur terre pour une densité de population terrifiante, ça va être chaud de se réincarner... Faut pas beaucoup de place pour méditer mais il faut au moins survivre 20 à 30 ans pour pouvoir commencer sérieusement.

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  11. Attention au syndrome du survivant (exemple : Jeff Bridges dans Etat second de Peter Weir, 1993) d'ailleurs, survivre, pourquoi faire ? (Jeff Bridges dans Fisher King, Terry Gilliam)
    et sinon, t'inquiète pas, personne n'est encore jamais mort, comme me le disait un Rimpotche tibétain.
    https://johnwarsen.blogspot.com/2008/10/la-prcieuse-existence-humaine.html

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