En 2023, quelques jours après avoir posté la BD israélienne qui met en scène des commandos américains aux prises avec des démons d'Asie du Sud Est, je regardai par hasard le début de l’anthologie de courts métrages « expérimentaux » (hum…) « Oats Studios - Volume 1 » de Neill Blomkamp, réalisateur jadis inspiré de District 9, film précurseur qui dénonçait le racisme et la blaxploitation des populations immigrées extraterrestres, Blomkamp qui n'a pas trop retrouvé cette veine prometteuse par la suite, un peu comme Francis Lalanne après ses deux premiers disques, mais qui a créé avec Oats Studio quelque chose d'assez étonnant, à défaut d'être réussi. (Comme Francis Lalanne avec Dieudonné, mais en mieux.) Une réussite un peu à la Besson. Plus de moyens que d'idées. Et je cite Besson parce que son premier long métrage, "Le dernier combat", c'était de la SF petit budget très maligne. Bien malin d'ailleurs qui retrouvera ses vaches bien gardées dans ce paragraphe qui s'achève déjà par un lien hypertexte.
| Rakka : tous les contrevenants seront embêtés très fort. |
Le premier court-métrage de l'anthologie, Rakka, est assez sympa question ambiance, quelque part entre Black Mirror et l'anthologie Love, Death and Robots. Ou comme un vieux numéro du Métal Hurlant rebooté qui voudrait se faire aussi beau que le spin-off du préquel.
Pendant le visionnage de ce bout d'essai visant à susciter lefinancement de la suite de l'histoire, je me suis dit "tiens, ils font jouer la Sigourney Weaver du pauvre" (je venais de la voir dans "Le Village", de 2004) mais dès le générique de fin, je fus bien attrapi, car finalement c'était la vraie... et c'était en 2017, bien avant l'invasion des IA génératives ! Pauvre Sigourney, et pauvres de nous, incapables de ne pas l'associer à sa prestation dans l'Alien de 1979, alors qu'elle a quand même bougé depuis, y'a qu'à la voir dans Dust Bunny.
Le second épisode de l'anthologie, sorti lui aussi en 2017, c'est Firebase.
Un croisement de série Z un peu gore, de jeu vidéo de SF à trois balles, et de resucée de found footage à la Documents interdits, toujours imités, jamais égalés.
| Putain de mindfuck, ce roman. Que fait Sweterlitsch depuis 2018 ? |
En conclusion provisoire de ces réflexions assénées sans sommation pour essayer de smurfer sur la vague d'agitation de propagande liée à l'IA (conversationnelle ou générative), je suis bluffé par l'épisode #7 "Deepfake" de la série d'Arte "Phantas'IA"
(les autres m'ont laissé plus dubitatif, même sans prostate)
https://www.arte.tv/fr/videos/123998-007-A/phantasia-7/C'est filmé comme un faux documentaire à base de fausses archives de la télé des années 60. Tout est tellement outré, perverti et distordu grâce à un usage jubilatoire des deepfakes qu'on dirait un vieux numéro de l'oeil du cyclone, ce magazine des images qui sévissait sur Canal au début des années 90.
Pour en savoir un peu plus :
La tragique histoire du studio Oats, dont plein de trucs vont continuer à sortir sauf si les Aliens débarquent :
version corporate :
version wiki :
La mariée mise à nu par ses célibataires même :
la chaine youtube de Oats studio :
l'émission à jamais dans nos mémoires :
Bon, tu m’auras fait lire et voir des choses dont il aurait mieux valu que j’évite. Toujours pas lu Demain et le jour d’après. Faudra que je tente - peur d’être déçu.
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