mardi 7 décembre 2021

Patrick Font - L'Algérien (1974)


J'étais peinard devant un feu de bois d'arbre, une bûche d'une espèce rare, en voie d'extinction, et bien décidé à reposer mes yeux et surtout mes doigts. J'ai mis un vieux disque, glané sur un blog de curiosités. J'ai découvert "L'Algérien" de Patrick Font. Une chanson de 1974. J'ai alors compris que le problème ne datait pas d'hier. 
Bien sûr, les chansons ça sert à rien, comme le fait finement remarquer quelques années plus tard Francis Lalanne dans "J'ai de la boue au fond du coeur", qui ne résoud rien, pas plus que celle de Patrick Font, pas plus que le film Dupont Lajoie d'Yves Boisset sorti à peu près à la même heure. Parce que ni les films d'Yves Boisset ni les vidéos de Jaune Warsen ne peuvent influer le cours implacable du monde. 
Néanmoins, à la première écoute de L'Algérien, mon sang n'a fait qu'un tour. 
Adieu la sieste devant la cheminée. 
Ca n'a pas trainé, en deux heures la vidéo était bouclée. Mon premier clip anti-Zemmour, putain de sa mère. A 58 ans, il était temps de commencer à m'impliquer. J'ai un collègue monteur qui s'interdit d'avoir un logiciel de montage à la maison, je comprends pourquoi. Je pensais sincèrement ne plus m’en servir, maintenant que les enfants sont trop vieux pour que je fasse des films de famille, je me suis pas méfié, mais j'ai récemment refait un peu d'art vidéo avec des potes, et là, j'ai un nouveau projet sur lequel m’investir la nuit, quand j’en ai marre de déblogguer des mots pleins de lettres. Je réalise pour les fêtes (mais je ne pense pas être prêt avant Noël 2028) un long métrage ludique et pédagogique incluant l’ensemble des génériques des films de James Bond depuis l’Antiquité jusqu'à Pourrir peut attendre, le dernier en date, agrémenté des séquences de fiction qui précèdent souvent ces génériques, y adjuvant des sous-titres de mon cru un peu farfelus; on peut envisager ultérieurement une version en breton quand je serai sorti de prison après avoir ainsi transgressé les lois sur le copyright, évidemment, tout cela fleure bon la kolossale perte de temps, l’auto-addiction à trois balles et la crispation identitaire « ah dis donc qu’est-ce que je suis drôle » qui me pend au nez depuis longtemps, après avoir frappé de plein fouet Wes Anderson et son French Dispatch. 
Et alors ? qu’y puis-je, si je me shoote à la vacuité égotiste de la dérision ? et ça ennuie qui ? au moins je laisse dormir mes colocataires.

 [EDIT] 
Excellent édito d'un philosophe dans l'Obs sur Zemmour. 
Tout n'est donc pas si foutu que ça.

13 commentaires:

  1. Je me méfie des gens qui posent des questions sur ce que méritait (ou pas) Patrick Font.
    Patrick Font n'était pas une méritocratie.

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    1. Ne te laisse pas faire, John, je suis derrière toi à 100%

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  2. Grâce à monsieur Warsen, moi qui me tiens éloigné des images d'actualité, j'ai au moins une idée de la bande de zorglhommes hantant les meetings de l'autre crevure. Merci John.
    Quant à Youtube, les commentaires ont été déjà désactivés au onzième spectateur. Je vous prédis une carrière dans l'underground.

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  3. Merci de ton appel : cela fait si longtemps que je n'avais pas uppé de vidéo sur youtube, que je me suis mépris sur la restriction "cette vidéo est conçue pour les enfants" (ce qui peut sembler ironique eu égard au futur du Patrick Font de 1974, mais je ne tiens pas à rouvrir la polémique) qui désactive d'elle-même les commentaires.
    Je viens donc de cocher le paramètre "Cette vidéo n'est pas désignée comme étant conçue pour les enfants" (ce qui peut sembler encore plus ironique eu égard au Patrick Font du futur postérieur à 1974, mais je ne tiens pas à faire rappliquer le Christopher Nolan de Tenet) ce qui semble permettre aux gens de laisser des commentaires.

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  4. Il est dans la liste. ^^

    https://www.dicocitations.com/auteur/4583/John_Warsen.php

    Hello et bonne soirée.

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  5. Je vois que dicocitations m'agrêge avec d'autres géants de la pensée contemporaine "Similaires à John Warsen" comme Patrick Font (sans compter Joseph Lanza del Vasto et
    Michka Assayas, qui ne sont pas non plus des nains de jardin)
    Patrick Font qui passe ainsi à la postérité avec une blague que je ne pourrais renier :
    "Moi aussi, je me suis marié, mais j'avais une excuse: le lave-vaisselle n'existait pas encore."
    Paix à son âme de boomer.

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  6. Merci de ne pas réduire Font à un simple touche-pipi...
    Thierry

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  7. Au niveau de la réduction, pour l'instant, c'est celui qui le dit qui y est.
    https://jesuisunetombe.blogspot.com/search/label/font%20et%20val

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  8. lalala... Allo, les chiennes du garde ? J'en tiens un, j'en fais quoi ? Il appelle touche pipi des actes pédophiles ! Oui, il ose ! C'est révélateur de la mentalité nauséabonde que ça sous-tend, n'est-ce pas ? S'il est zemourrien ? Probablement. Ca sent la vieille France du touche pipi. A moins que du côté de Lang ? Quoi langue ? Oui, Lang. S'il est révisionniste ? Ben oui, il aime Patrick Font, un nostalgique du bon temps de Fidel, celui où y'avait des camps pour les gays à Cuba et ils trouvaient tous ça bien, même Mélenchon, oui jusqu'en 2010. La rééducation ? Oui, il en a besoin, son logiciel est périmé, touche pipi... Comment ? Une dose mensuelle à vie ? Sa modification génétique sera programmée dès la 5e injection ? Moi, je lui filerais bien en sus quelques hormones femelles bio pour amoindrir le caractère très reptilien de son esprit patriarcal parce qu'au stade de réduire des viols d'enfant à des touche pipi, ça réclame plus qu'une rééducation, faut un traitement génique, sinon même une lobotomie complète ? Nan ?

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  9. Et voilà. Dieu m'est témoin que je n'ai pas voulu ça, mais ça va finir par ressembler à la foire aux trolls des lecteurs du Monde. Il faut dire que Patrick Font est devenu un sujet très clivant.

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  10. J’ai voulu faire mon malin mais je n’ai pas le courage de me faire insulter en place publique.

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