Le mieux dans la série "IT : Welcome to Derry", c'est son générique. Il recycle avec malice l'imagerie amerloque des années 40-50, recyclage désormais symptomatique de la crampe culturelle (qui tourne à la tétanie, mère du tétanos) autour de "l'âge d'or" de la civilisation américaine, qui devient d'autant plus mythique qu'on s'en éloigne, dans le temps, dans l'espace et dans l'esprit.
Pour le reste, je me suis un peu fait enfler par la critique du site Ecran large, souvent avisé dans l'évaluation du cinéma de genre, mais là, bof bof, j'ai regardé 5 épisodes en 2 jours et après je n'y suis plus revenu, c'est tombé de moi comme un vieux paletot usagé en attaquant Better call Saul, série pourtant ardue, pour d'autres raisons. Je me rappelle avoir éprouvé une pétoche singulière en lisant le livre "Ca" de Stephen King, mais la littérature de trouille a cet avantage sur le cinéma, c'est qu'on peut dire sans montrer, alors que dès qu'on montre, le danger est objectivé et l'adrénaline redescend.
"Ardu", Better Call Saul ? Non : c'est du hard, du grand art, point-barre.
RépondreSupprimerMais sûr que ça prend quelques jours pour arriver au bout des 63 épisodes…
Bon visionnage !
C'est très lent. Surtout quand on regarde les 6 saisons d'un coup. On a dépassé la 4. On a eu beau temps. Faut pas se plaindre.
RépondreSupprimerC'est vrai. D'autant plus que tu as mis un point d'honneur à finir "IT : Bienvenue à Derry," dans lequel les décors et les costumes étaient bien faits, et en plus tu as croisé une jolie femme dans la personne de Taylour Paige. Et tu t'es mis au dégoût du jour question trucages numériques.
SupprimerTonnerre de saperlotte, du coup ça me titille le slip de revoir tout le bouzin !
RépondreSupprimerJ'avais oublié la règle antichronophage n°1 : "Ne jamais glisser ne serait-ce même qu'un œil, même en coulisse, vers les alléchantes déblatérations de John Warsen".
Après, y'aura Pluribus, avec la même Rhea Seehorn toujours aussi revêche et pas godiche, mais c'est une autre histoire…
Mimétisme du désir. Je veux ce que l'autre convoite. René Girard et Guy Debord s'associent à moi pour te faire débander devant tant de navritude, et relire tout David Graeber au lieu de regarder des bétises à la télé.
SupprimerJe sais plus où se situe l'épisode de la traversée du désert, mais pour moi c'est l'acmé (ou le zénith ? – disons l'apex).
RépondreSupprimerJ'ai l'impression que l'omnibus de 63 épisodes n'est qu'une traversée du désert, sans ouvreuse et sans eskimo à sucer. Si je croise un Capdevielle sauvage, je te dirai. A cause de Breaking Bad, je suis allé à Albuquerque. Voir comment c'était en vrai. Je ne me suis jamais senti autant en insécurité, et pourtant je venais de faire 5000 km en voiture depuis Salt Lake City.
RépondreSupprimerPas réussi à accrocher à Saul.
RépondreSupprimerOui, ça demande une foi qui est souvent mise à l'épreuve dans les premières saisons, et qui ne tient que par les témoignages réitérés de convertis dans son entourage proche. Quitte à revenir leur péter les genoux avec une barre à mine si on s'aperçoit au bout du compte qu'on s'est fait flouer; tous les programmes n'aspirent qu'à une chose : être vus. C'est le règne du scopique.
RépondreSupprimerLa nuit, je relis l'article des apôtres de critikat pour retrouver l'espérance.
https://www.critikat.com/actualite-cine/critique/better-call-saul-saison-5/