mardi 7 février 2017

Frank Zappa - Rat Tomago (original unedited version)

Ce matin, c'est que du bonheur :
dans l'affaire Bygmalion, Nicolas Sarkozy est renvoyé en procès pour financement illégal de campagne électorale.

Et Fillon s'excuse d'avoir fait des trucs légaux.
Cerise sur le gateau, Alain Soral est menacé de mort par le Mossad.
C'est pas trop tôt.

Je sais, c'est mal de se réjouir du malheur des autres, mais s'il faut attendre le bonheur des siens, on n'est pas couchés.
Frank Zappa me permet de laisser éclater ma joie.
En plus on entend Pénélope qui pousse des petits cris d'orfraie dans le fond.


samedi 4 février 2017

Thomas Fersen - Un coup de queue de vache (2017)


Avec son dernier opus, « Un coup de queue de vache » Thomas Fersen reprend l’intégralité de l’album « Animals » de Pink Floyd, à commencer par la pochette du studio Hipgnosis.


Le cochon flottant entre deux cheminées de la Battersea Power Station (une des premières grandes centrales électriques au charbon d'Angleterre) est remplacé par une vache. 
Pourquoi pas ? Au départ, Acid Barrette (premier chanteur du groupe psychédélique anglais dont l’absence persistante pour cause d'abus d'excès est éternellement regrettée dans le mythique « Jewish You Were Here », hommage à peine plus voilé qu'un jambonneau aux Protocoles des Sages de Sion) était juché à califourchon sur le porc gonflable, comme dans Docteur Folamour, mais trop défoncé, il a glissé sur bâbord juste avant le shoot photo.
Animals, l’original, brossait une critique acerbe et virulente des conditions socio-politiques au Royaume-Uni vers la fin des années 1970.
C’est à une réactualisation sans concessions de ce constat brûlant à la face de la France des années 2017 que se livre Fersen.

On connait l’engagement de longue date de Thomas Fersen auprès de Jean-Luc Mélenchon. 
Une des chansons de l’album, « La cabane de mon cochon » devait d'ailleurs s’appeller « La cabane de Mélenchon » mais sous la pression de son attaché de presse, le Leader Maximo du Front de Gauche s’est dégonflé au dernier moment, tel le dirigeable en forme de cochon fabriqué spécialement pour l'occasion par les industries Zeppelin qui s'était malicieusement échappé pendant la séance photo de 1976, provoquant une belle panique à l'aéroport d'Heathrow.
"Thomas est un électron libre, je ne peux absolument pas contrôler son discours, et les gens ne sont pas prêts." aurait déclaré Jean-Luc.

"Le droit au blasphème est absolu. Mais franchement, ces histoires de cochon, à l’heure où il nous faut choisir entre la confrontation et l’accommodement avec l’Islam c’est trop casse-gueule. L’accommodement peut réussir là où la confrontation ne peut qu’échouer. En vérité, n’importe quel niveau de probabilité de réussite de l’accommodement est acceptable parce que la probabilité d’échec de la confrontation est de 100%." aurait ajouté Emmanuel Todd.
Et que dire de l'accueil glacial réservé à "Un coup de queue de vache " en Inde, où cet animal est sacré ?

Il est vrai qu'avec ce nouveau brûlot libertaire, Fersen renvoie le "Pouvoirs" de Lavilliers au rang de bluette insignifiante.

Une chanson comme « Tu n'as pas les oreillons » relève d' une charge politique exceptionnelle contre les porcs qui baignent dans la luxure et l'oisiveté.
Honnêtement, je vois pas comment François Fillon pourrait s’en relever et marcher à nouveau dans la rue sans un sac poubelle sur la tête, avec des trous pour respirer.
« Dans les rochers de Beg-an-Fry » c’est le requiem pour les chiens qui recherchent le profit, qui exercent le contrôle des masses avec agressivité et « Un coup de queue de vache », qui donne son titre à l'album, c'est l’hallali pour les moutons qui suivent docilement, comme aveuglés et impuissants. 

Et si avec tout ça je ne finis pas sous le capot du Decodex, l'appli du Monde qui tue les fake news, c'est à désespérer des moteurs de recherche.
Même ce triste con du nouvel ordre mondial est parvenu à se faire indexer, alors pourquoi pas moi ?
Allez, cyber-Kenavo.
Et n’oubliez pas de prendre vos médicaments.



Pour ceux que ça intéresse, l'article théorique 
qui a engendré la rédaction de celui-ci est .



vendredi 3 février 2017

Live à Fip : Rodolphe Burger et ses invités (2017)

J'ai regardé une émission culinaire sur France 3

J'ai écouté Rodolphe Burger en live sur fip et je voulais te le faire découvrir.


Pour plus de découvertes musicales :
- Visite le site de FIP : http://www.fipradio.fr

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- Abonne toi à la page de FIP sur Facebook : http://www.facebook.com/fipradio

Perso, j'ai pas Facebook, ni Twitter, ni la radio, ni internet, mais on est en République, tu fais ce que tu veux.

Cordialement
Johnny La Warsenure

Aaaah Rodolphe...

mardi 31 janvier 2017

[Repost] Philip Glass : Koyaanisqatsi soundtrack (1998 recording)



18/08/2009

J'ai revu Bronco Apache hier soir, mais Brute l'Encastré en guerrier indompté qui se met à cultiver du maïs pour échapper au génocide, ça vaut pas un coup de cidre.
Heureusement que selon les prophéties Hopis énoncées dans Koyaanisqatsi, et récemment réactualisées dans Home, homme blanc bientôt dégager de la biosphère comme pet sur toile cirée.
Hugh !

https://www.koyaanisqatsi.com/films/koyaanisqatsi.php

https://www.senscritique.com/film/Koyaanisqatsi/498132


31/01/2017

Avec la grippe, on revient aux films contemplatifs, qui ne nécessitent pas forcément de cerveau pour le visionnage.
Quand je pense qu'il y a des gens qui n'ont pas encore vu Koyaanisqatsi quand il est sorti il y a 30 ans... il faut qu'ils se dépêchent.
The End is near.



Je découvre que des malades l'ont diffusé à l'envers :
ça donne ISTAQSINAAYOK (ce qui en Hopi désigne sans doute la pire offense qu'on puisse faire à son ennemi)




Ce qui pose cette intéressante question :
If I watch this will I unwatch the original version ?


Bon en tout cas la musique est bonne là :

https://www.mediafire.com/?v2u31agv9r5bh72

Je jure que j'ignorais totalement que c'était le 80ème anniversaire de Philip Glass aujourd'hui.
C'est un heureux hasard.

dimanche 29 janvier 2017

Ode au camp des orchestres

Bandcamp is a global community where millions of fans discover new music, and directly connect with and fairly compensate the artists who make it. Our mission is to provide all artists with a sustainable platform to distribute their music, while making it easy for fans to directly support the artists they love.

https://daily.bandcamp.com/2017/01/24/everything-is-terrific-the-bandcamp-2016-year-in-review/

et en prime leurs 100 meilleurs albums de 2016.

https://daily.bandcamp.com/2016/12/09/the-best-albums-of-2016-20-1/

Et en super-mega bonus, Bandcamp me préserve presque efficacement contre la psychopathologie du téléchargement illégal.

vendredi 27 janvier 2017

Emiliana Torrini, The Colorist - The Colorist & Emiliana Torrini (2017)

Je découvre Emilíana Torrini par Kid Koala, qui m'appelle dans ma boite spam pour me prévenir qu'il vient de faire un truc avec elle.
https://kidkoala.bandcamp.com/album/music-to-draw-to-satellite-featuring-emil-ana-torrini


Première écoute : c'est épatant, et rudement relaxant.
KidKoala, jadis Ze King of square turntables, a visiblement trippé sur Steve Roach, ça l'a rendu zinzin, et il enferme Emilíana Torrini dans une cabine téléphonique jusqu'à ce qu'elle ponde des nouvelles chansons sur ses nappes d'ambient.
D'où les grésillements et la voix fortement compressée, la réception est mauvaise.

Il est indiqué en tout petit sur l’ordonnance que « This inaugural volume in the Music To Draw To series is Kid Koala's first non-sample-based record, instead using an array of synthesizers, keys, guitars, strings, turntables, and inventive recording techniques to portray this heartrending musical story about a couple separated by a mission to Mars. The output is over 72 atmospheric minutes of stardust settling like fresh snow over Kid Koala’s trove of turntables and sentiment. »
Ca évoque Lulu Rouge ou Massive Attack période Paradise Circus sous Tranxène 50 mg.

J'en reviens pas de savoir tant de choses d'un simple clic, sans lever mon Q du fauteuil.

Emilíana, fille d'un père italien restaurateur et d'une mère islandaise.

Je vous vois bien me demander sa biographie pipeautée, dans laquelle elle aurait exercé un  premier métier d'Otho-Rhino-Laryngololo sous le nom d'Emilieno Torrino avant de changer de sexe après avoir vu un film des soeurs Wachowski; il n'en est pas question.

Je la conseille comme une Bjork de substitution pour les gens qui ne supportent pas Bjork.

En fait le disque qui m'enthousiasme vraiment, c'est celui-ci :

http://www.lesinrocks.com/musique/critique-album/the-colorist-emiliana-torrini/



J'ai un clip, mais pas de bandcamp.

jeudi 26 janvier 2017

Resolution (2012)



La bonne nouvelle du jour, c'est que j'ai posté un film d'angoisse dont j'ai refait la traduction moi-même (1639 sous-titres, c'était l'horreur mais j'ai appris plein de trucs)
La mauvaise, c'est qu'il va falloir aller le chercher à côté.

Pourquoi ?
Parce que.

mercredi 25 janvier 2017

Murcof x Vanessa Wagner - Statea (2017)


Depuis l'album "Mexico" avec Eric Truffaz en 2008, je n'avais rien ouï du señor Murcof qui me ravisse l'oreille. Ils avaient refait un truc ensemble, Being Human Being (2015), belle pochette de Bilal, album un peu mou du genou, même pour du jazz électro-atmosphérique.

Et Murcof se complaisait dans des albums d'électro glaçante qui ne me faisaient ni chaud ni chaud.

Et puis là, paf ! Je ne sais si c'est parce que j'ai été élargi dans ma perception musicale à force de flirter avec du neo-classical à la Max Roach Richter, à tel point que j'ai cessé d'écouter du doom métal quand je sacrifie des vierges à France Télécom dans le petit bois derrière chez moi dans l'espoir de dégeler ma connexion bas débit, mais la réinterprétation d'oeuvres du répertoire contemporain qui vont de  John Cage, Erik Satie et Arvo Pärt à Morton Feldman et même Aphex Twin me touche plus que je ne saurais l'admettre. 
Heureusement que je t'ai, cher journal, et que je puis tout te dire, toi qui es une tombe.


Ambient and classical music have a lot in common and a vast chasm between them. Both have texture, tone, and tests of patience that promise certain rewards. But the making of each—one usually by means of electronic processing, and the other most often by hand—signals different origins and different priorities. For the cross-genre collaboration Statea, two artists—the Mexican ambient producer Murcof and French classical pianist Vanessa Wagner—focused on matters of contrast and commonality to find a meaningful middle ground.
The duo came together under the aegis of InFiné, a French label with curious ears (the company motto: “easy music for the hard to please”), and settled on a cast of celebrated modern and contemporary composers to both of their liking. The result is a sort of crash-course in 20th-century classical music remade in ways that celebrate the source. John Cage comes first with “In a Landscape,” which starts off as a naturalistic solo piano piece before certain notes begin to echo and stretch in ways that suggest more than just ebony and ivory at play. That would be Murcof, working with electronic effects that gradually become more and more pronounced, until it becomes hard to distinguish what is acoustic and what is electric.
Giving up that ghost comes as welcome relief as Statea stretches out stylistically. In “Variations for the Healing of Arinushka,” beatific piano notes divined by Arvo Pärt are greeted delicately by an electronic throb and even beats by the end. In “Avril 14th,” the tables are turned with a track by electronic antagonist Aphex Twin (from his infamous album Drukqs) turned into something more conservatory-inclined, thanks to Wagner’s tender performance. Points of approach vary, so that György Ligeti gets a treatment as dark, moody noise (“Musica Ricercata No. 2”) and Morton Feldman turns to minimal techno murmured in hushed tones (“Piano Piece 1952”). All the while, Murcof and Wagner rise up and down in terms of prominence with a deft sense of when each is needed—and when both can come together as one.
—Andy Battaglia


lundi 23 janvier 2017

Steve Roach – Fade to Gray (2016)

Cinquante nuances de grave ?

…Moving beyond the drone form, Fade to Gray is a consciousness-activating 74 minute space of slowly churning, shifting harmonic alchemy. Subterranean sonics emerge rich with visual correlations; this could be occurring deep below the earth’s surface, monitored and amplified into a listening space above ground. Steve Roach approached Fade to Gray as if working on a large scale canvas or as a sculptor, shaping an etheric material into a sonic form through the tactile process offered by his analog-hardware based studio.
Beyond the immersive environment experience it also functions on several levels: At low volume and infinite playback, Fade to Gray is highly effective for hypnogogic travel and sleep. At a higher volume, on a sound system that supports the emotional impact of full resolution playback, the sensation of a surreal, symphonic movement magnified and expressing texture, mood, and emotion at a cellular level.
https://steveroach.bandcamp.com/album/fade-to-gray

4 Comments:
Plain Talker
January 22nd, 2017 at 18:45
(smh at that description) I think it’s like a contest with these people at this point. “Oh yeah? You think THAT was a load of pretentious, random words strung together that does nothing at all to describe what the actual music sounds like? Well try THIS on for size, bub!”

ᑕᐧᔐᔫᓂᑯᒑᔥ
January 22nd, 2017 at 22:52
Completely understood the description and it gives me a better idea
of whether the music is another new age happyville vacation or if it
has some deeper creative resonances.
Thanks!

Plain Talker
January 23rd, 2017 at 00:11

Yeah, sure.
Oh, and that opening statement that it “moves beyond the drone form”? Spoiler alert : it doesn’t.
But enjoy your deep creative resonances.

John Warsen
January 23rd, 2017 at 11:09
Don’t you dare waking me up of my hypnogogic travel and sleep at my office desk.

Sérieux.
C'est la percée la plus importante en territoire Somnifère de Steve Roach depuis A deeper silence, qui remonte à 2008.
Je crois que ça enfonce même le Somnium de Robert Rich, pourtant une somme sur la question.