jeudi 26 janvier 2012

2000 blagues sur Dieu

 18.
"Un homme est allé à un salon de coiffure se faire couper les cheveux et la
barbe. 
Comme le barbier commença à travailler, ils ont commencé à avoir une
 bonne conversation. Ils ont parlé de tant de choses et de sujets divers.
Quand ils ont finalement abordé le sujet de Dieu, le coiffeur a dit:
«Je ne crois pas que Dieu existe.»

«Pourquoi dites-vous cela ?" demanda le client.

«Eh bien, il vous suffit de sortir dans la rue pour réaliser que Dieu 
n'existe pas. 
Dites-moi, si Dieu existe, y aurait-il tant de gens malades ?

Y aurait-il des enfants abandonnés ? 
Si Dieu existait, il n'y aurait ni
 souffrance ni douleur. 
Je ne peux pas imaginer un Dieu d'amour qui
 permettrait toutes de ces choses. "

Le client a pensé pendant un moment, mais n'a pas répondu parce qu'il ne 
voulait pas commencer une dispute. Le coiffeur a fini son travail et le client a quitté le magasin. 
Juste après avoir quitté le coiffeur, il vit un
 homme dans la rue avec les cheveux sales et une barbe inculte. Il avait
 l'air sale et mal entretenu. 
Le client se retourna et entra dans la boutique
de barbier à nouveau et il dit au coiffeur:

"Vous savez quoi? Les barbiers n'existent pas."

«Comment pouvez-vous dire cela?» demanda le barbier surpris.  
Je suis ici, 
et je suis un barbier. Et vous n’êtes pas le seul à qui j’ai coupé les 
cheveux et la barbe ! »

«Non!» s'écria le client. Les coiffeurs n'existent pas, parce que s'ils
 existaient, il n'y aurait pas de gens avec de longs cheveux sales et la 
barbe inculte, comme cet homme à l'extérieur."

«Ah, mais les barbiers EXISTENT! Voilà ce qui arrive quand les gens ne
 viennent pas à moi. 
« Exactement! a affirmé le client. C'est aussi mon point de vue ! Dieu
 aussi existe ! Voilà ce qui arrive quand les gens ne vont pas à Lui et ne
 demandent pas son secours. 
C'est pourquoi il y a tant de douleur de
 souffrance dans le monde.»


235.
Herbie Hancock, Chick Corea et Keith Jarrett sont au Paradis. Y'a Hancock qui dit "hé les gars, y parait qu'en bas ils disent que le meilleur pianiste de nous trois, ben c'était moi.
Corea : "Hein? ça va pas non? Mais c'est n'importe quoi, enfin, le meilleur pianiste de nous trois c'est moi, c'est Dieu qui me l'a dit"
Jarrett : "Quoi ? Hein? mais j'ai rien dit du tout, moi !!"

235bis.
R: Excellent ! Keith Jarrett avait sans doute bu trop de bières. Mais après
il a ajouté: "A trois caisses j'arrête!" lol

824.
A propos de ma prudence concernant la spiritualité, ça vient qu'en
effet, j'ai eu l'occasion de constater que la grande majorité de ceux
qui s'intéressent à ça sont timbrés. A un moment donné de ma vie, j'ai
fréquenté des librairies ésotériques, des voyantes, des astrologues et
une secte gnostique ; aujourd'hui, je vois des catholiques et des
bouddhistes et c'est exactement le même topo.

457.
Depuis qu'il est sous Seroplex® 10 milligrammes, qui refume comme Stephen Jourdain et se prend pour un petit malin ?


912.
Je l'ai lu, et aucun doute là-dessus :
Patrick Lévy attend. 
Nous aussi, pendant au moins 600 pages écrites encore plus petit que ça.
On lui préfèrera sans conteste "les 2000 meilleures plaisanteries divines", supplément à parution variable de Picsou Magazine, d'où sont extraites les blagounettes six jointes.

mercredi 25 janvier 2012

On n'est pas de bois


8 heures 45 du matin.
Dès la sortie du tramway, mes organes internes m'envoyent un mail de confirmation de l'extrême utilité de vidanger les ballasts avant de rejoindre le bureau, pourtant à portée du biniou de Guillaume, mais le mien est nettement plus court.
Je m'engouffre en feignant la décontraction dans un estaminet du bas-Nantes idéalement situé sur mon parcours.
 Les ballasts une fois vidangés, je sirote un petit black au zinc, moment de bonheur inattendu autant qu'appréciable, en attendant que la vague d'optimisme, qui ne saurait tarder, fidèle au rendez vous que l'almanach des marées de Perros Guirec lui a implacablement fixé il y a longtemps puisque c'était écrit dans le journal, me permette de remonter la rue avec aisance, entrain et à pied pour respecter les préceptes écologiques du déplacement du râble que je me suis fixés dans mon Fjord intérieur, puis de laisser la journée filer, à l'instar du maquereau au bout de son hameçon de 12,  sous le poids des dossiers à boucler pour hier qui s'entassent sur le coin de mon établi comme des mouches sodomites dès que j'ai le dos tourné, en rêvant d'attraper un bon petit coup de mou à la Steve Roach, un qu'est pus étanche depuis longtemps si vous voulez mon navire, prenez-le et bon vent.
 Pour l'heure je chancelle, et jerricane (petit réservoir) d'haut perché sur un tabouret de bar (poisson délictueux quand il est assez zôné), qui semble encore plus branlant que moi.
 Caisse je fais ? je sudjère au barremane de le faire réparer, ou pas ?
 Chez moi la fêlure est à l'irrémédiable ce qu'un coëfficient de 125 est à l'Equinoxe, qui laisse le bigorneau assoiffé sur la grève dans l'angoissante attente du flux salvateur qui doit prendre dans la conscience rudimentaire du bigorneau une forme peu conceptuelle, et pour ma part je l'accepte, c'est d'ailleurs à ce prix (c'est pas très cher au kilo, le bigorneau, surtout à la morte saison) que je puits asséché devenir abstinent, et perdurer, et merdurer aussi des fois, alors que ce pauvre tabouret de bar n'a d'autre liberté que d’accueillir vingt culs les séants qui s'offrent à lui toute la sainte nitouche journée.
Mais d'autres clients, moins avertis et plus imbibés que moi (surtout que depuis que j'ai fait pipi, c'est à dire il y a peu, remonte d'un paragraphe si ça t'est sorti de l'esprit mais ce n'est pas très bon signe, fidèle lecteur à la mémoire traitresse, j'ai atteint une côte de non-imbibation presque inédite dans les annales de ce débit de boisson) pourraient choir d'icelui (le tabouret, remonte d'un paragraphe si ça t'est sorti de l'esprit mais ce n'est guère encourageant pour la suite, fidèle lecteur à la mémoire qui tourne vin aigre) se fissurer la margoulette au point d'en attraper des contusions internes indétectables à l'oeil nu, et si mon silence en est co-responsable, en sera-t-il déclaré coupable au Tribunal de ma Conscience qui se réunit derrière l'église tous les 36 du mois des années bissectrices sauf les wouikendes, les veilles de wouikendes et les jours qui précèdent les veilles de wouikendes ?
D'un autre côté, si j'en cause au garçon de café, qui masque actuellement, et non sans un zeste de sournoiserie, avec toute l'énergie dont la jeunesse insouciante est chargée à bloc sans même lever le petit orteil du pied gauche, sa stupéfiante ressemblance avec Donald Sutherland sous une somnolence revêche en astiquant un pichet de rosé de calibre prêt à gaver, et qu'il entrepred de le réparer, ce fichu tabouret cessera de branler, et un tabouret abstinent dans un bar à pochtrons ne risque-t-il pas de faire fuir la clientèle et de réduire notre ami Donald à la mendicité, le précipitant ainsi dans l'alcoolisme sous l’œil vitreux et compatissant de l'invincible armada de travailleurs sociaux contractuellement contraints par l'Etat de l'aider à modérer sa consommation, même si au fond d'eux-mêmes ils sont impuissants devant l'alcool de l'Autre et que le tabouret n'est pas très haut ? il parait que ça fait quand même moins mal.
Encore une journée compliquée qui s'annonce.

lundi 23 janvier 2012

Spéculations métaphysiques versus Pray Ze Lord : Y'a vraiment pas de quoi s'en faire, mais y'a quand même des trucs à faire.


Ca vous en bouche un coin, hein ? Voire même plusieurs...
D'un côté, un ami m'a affirmé qu'en 2012, il fallait se lâcher, faire tout ce dont on avait envie, parce que c'était la fin des haricots surgelés chez Vivagel, suite aux prédictions mayas sur l'apocalypse imminente et aux effets secondaires indésirables de tous les blockbusters conspirationnistes qu'il s'enfile en douce, ce dont personne ne parle et je suspecte un nouveau complot là-dessous.
 De la façon dont son sms était rédigé, j'ai pensé que pour lui, ça signifiait que ses pulsions les plus enracinées et même pas avouables sur un blog hyper-secret lui mettaient la pression pour être assouvies avant le 31 décembre prochain, en lui promettant de lui lâcher la grappe ensuite (ce qui est le genre de promesse dont on devrait apprendre à se méfier de la part d'une pulsion...)
Un autre ami frétille, à partir d'une lecture un peu différente des mêmes prémisses, à l'idée de la nouvelle ère qui s'ouvre pour l’humanité, un formidable bouleversement planétaire, avec l’émergence d’un mode de penser différent, la construction d’un monde d’amour et de sagesse, et si tous les hommes étaient frères est-ce que je pourrais épouser ta soeur, la pratique de relations fraternelles fondées sur la confiance et la responsabilité de chacun, et je te rendrai tes 10 sacs la semaine prochaine, si d'ici là tu pouvais finir ma compta, ça serait vraiment cool.
Alors, à qui se fier ? Ces 2 potes ont bâti leurs vies sur des croyances dissemblables, que j'ai moi-même pratiquées jusqu'à plus soif pour l'une et avec un sourire un peu crispé pour l'autre, et me voilà bien embêté.
Alors j'ai décidé de mixer les 2, consumé d'un désir consensuel de satisfaire tout le monde dans ce monde de discorde généralisée : faire ce qui me fait le plus plaisir en attendant l'Apocaslip, moi qui me suis humblement délivré de tout désir inavouable avec toute l'évolution spirituelle à moi que j'ai, tout en entrant de plain pied (avec poutres apparentes dans le slip, comme sur des blogs concurrents dont je tairai les noms) dans une nouvelle ère de partage, mais paf, vl'a-t-y-pas qu'ils ferment Megaupload le jour même où j'allais y déposer de nouveaux cadeaux pour enfants sages ?
Vous avouerez que c'est pas d'bol quand même.
Surtout quand on croise les informations strictement factuelles de la vidéo ci-dessus, je veux dire une fois le témoignage  nettoyée des scories culturelles les plus embarassantes pour des spectateurs européens à travers lesquelles il s'exprime dans le temps et l'espace,  avec celles, plus poétiques, de la chanson ci-dessous.


Dont l'interprète a déclaré "Si, au lieu de croire en un hypothétique Dieu, les hommes avaient cru en eux-mêmes et s’étaient respectés, beaucoup de morts, de larmes et de souffrances leur auraient été épargnées. Je ne crois pas en un Dieu, je crois en l’homme, en son incroyable pulsion de vie qui l’a projeté en si peu de temps si l’on considère les milliards d’existence de la terre, des arbres où il vivait en se nourrissant de baies sauvages jusqu’aux lointaines planètes qu’il explore maintenant régulièrement. Rien ne lui a été donné. Son combat pour la survie dans une nature hostile et cruelle où la loi de base est « tue pour ne pas être tué » a été âpre et douloureux. Il faut lui pardonner sa barbarie et toutes ses erreurs. Il fait ce qu’il peut. Il est en devenir. Il s’améliore tout doucement. On ne voit bien la montagne que lorsqu’on s’en éloigne. Il faut apprendre le pardon. Le pardon est notre grandeur, notre humanité, notre altitude, notre dignité, sans lui nous ne sommes que « naturels » et donc cruels.

Ou, comme le disait Machine dans son roman de SF crypto-bouddhiste :
"Qui sommes-nous, pour exiger de vivre avec des gens parfaits ? Si j'étais Saint François d'Assise, je pourrais me plaindre, mais justement, je ne me plaindrais pas. Le simple fait que j'aie à me plaindre prouve que le problème, c'est moi."
(...)

heureusement que moi, c'est pas pareil.

D'autant plus qu'un 4ème larron qui est plus qu'un frère, spirituel, me remet sous le nez au même moment, dans une simultanéité qui fleure bon la synchronicité jungienne,  cette preuve irréfutable du conspirationnisme divin :

Malheureusement, il est déjà bien tard pour en tirer des conclusions hâtives, d'autant plus que cet article aurait amplement eu sa place sur mon autre blog, sur lequel les feuilles mortes se ramassent à la pelle, tu vois, je n'ai pas oublié, et les herbes folles y prolifèrent parmi les graminées et les minets plus maigres par manque de temps au cours de ces putains de 24 heures de répit qui me sont accordés un jour à la fois grâce au programme de rétablissement de 12 étapes.
Mais si je le rouvre aussi, ce caveau plus familial, à la faveur de ce changement d'humeur aussi brutal qu'inespéré après des années à trainer une dépression larvée comme un noyé tirant un landau sous la mère, là c'est sûr que ma femme me plaque... mais bon, après tout y'avait pas marqué dans le contrat de mariage qu'on était destinés à rester ensemble jusqu'au bout du voyage qui m'est offert à bord du train de la vie, ou alors en si petitis caractères que je n'ai rien remarqué... faut dire que j'étais en train de mater la témouine de mon mariage, une Hollandaise sur laquelle mon père a tellement flashé qu'il n'hésita pas à la comparer à une peinture flamande du XVIIeme siècle pendant le repas de noces qui suivit, provoquant une gène ostensible parmi les convives que je ne pus dissiper qu'à coups redoublés de mes vannes les plus ordurières pour détendre l'atmosphère alourdie par la concupiscence paternelle...

Bon, demain c'est décidé, j'irai en réunion des Bloggeurs Anonymes, je leur ferai ma confession en live, rien ne remplace les réunions in Real Life.
In fine, ma conclusion me tombe sous les doigts :
Pray Ze Lord, d'accord, mais Move Your Ass marche aussi.
Quand t'as les deux, c'est mieux.
Mon Dieu, préservez-moi de m'attribuer les mérites de la chance qui est la mienne actuellement et dont je sais bien qu'elles sont dûes en partie aux effets du Seroplex 10 milligrammes, loué soit son saint nom.

Et puis, comme le dit une copine chrétienne, j'ai intérèt à me rappeler que c'est pas moi qui fais, c'est le Père qui fait en moi.
Si j'oublie ça, je suis archifoutu.
A ne pas confondre avec ce que Mon père fait en moi, qui fera sans doute l'objet d'un autre débat à une heure de moindre écoute.
Où ai-je mis mes pilules contre l'oubli ? J'arrive pas à m'en rappeler.



dimanche 22 janvier 2012

Alabama 3 - Exile on Coldharbour Lane (1997)

Alabama 3 are a British band mixing rock, electronic, blues, country, gospel, and spoken word styles, founded in Brixton, London in 1995.In the American deep south during the 1930s, two black men were hung for allegedly raping a white woman. Their case becomes a symbol for miscarriages of justice and they went down in history as the Alabama 2.
Over half a century later in South London, the son of a Welsh Mormon preacher meets the offspring of a Glaswegian trades unionist at an underground acid house party and they embark upon the mischievous miscegenation of Hank Williams, gospel and acid house.
Expanding in the mid '90s into a Brixton based collective, they called themselves Alabama 3 and continue to be one of the most joyous, righteous, provocative and inspirationally delinquent bands Britain has ever spawned.

Mon opinion à moi que j'ai :
Disciples rosbifs & zarbis d'Odeurs qui font une fixette sur la dope, les prédicateurs, les losers pas magnifiques pour un sou, les abus de boisson et leurs conséquences sociales, les groupes de rétablissement spirituel en 12 étapes, en les passant à la moulinette d'hymnes rudement entraînants qu'on croirait concoctés par des fondamentalistes chrétiens borderline, voici leur premier et meilleur album à mon goût, accessible anglicistes chevronnés. Les autres n'y entendront
Une fois qu'on a les titres des songs, on trouve les lyrics un peu partout sur le net et on se poile encore plus passque des fois c'est dur à entraver, la langue de J'expire.
Alabama 3 est surtout passé à la postérité pour la chanson du générique des Sopranos, l'interminable série quasi-entomologique sur une famille italo-américaine de mafieux, présente sur le skeud dans une version plus longue et assez enjouée.
Après cette rudement bath galette, ils ont un peu perdu la niaque au fil des ans, mais il faut bien naître quand on a tété. Et il parait qu'en concert, c'est formidable.

“The thought of not knowing Alabama 3 fills me with horror”
Stephen King

“A monumental waste of time”
NME

"I don't need no freaky, deeky, fractal geometry, crystal silicon chip. 
 I ain't walking on lay lines, reading no High Times put me on another bad trip. 
 Timothy Leary, just check out this theory, he sold acid for the F.B.I.  
Well, he ain't no website wonder, the guru just went under, you can keep your California Sunshine.
'Cos the righteous truth is, there ain't nothing worse than some fool lying on some Third World beach wearing spandex, psychedelic trousers, smoking damn dope pretending he gettin' consciousness expansion. 
I want consciousness expansion, I go to my local tabernacle an' I sing with the brothers and sisters"

http://www.mediafire.com/file/0zvgosjsrjx0w0a/A3-EOCL.zip/file

Leur site 

Allez en paix. Et sinon, foutez-la moi.

samedi 21 janvier 2012

Marie Dubas - Le Tango Stupéfiant (1928)

Les toxicomanies ne datent pas d'hier...
Cette chanson date des années 1930, écrite par Francis Carco et interprétée par Marie Dubas ( 1894 - 1972) à qui l'on doit également "Mon Légionnaire" (1936).



Merci à Sylvain et Philippe, dont les conversations culturelles et débridées au restau chinois enrichissent mon répertoire.
Celle-là et d'autres tout aussi chouettes, .

jeudi 19 janvier 2012

Du vieux avec du vieux : Brassens revisité



Remake à moustache de l'autre (enregistré dans mon garage avant Jesus Christ mais après un concert de Motorhead) à l'occasion du championnat du Monde des Brassens où j'ai rien gagné, même pas à être connu.
C'était le temps béni où l'on pouvait encore se prendre pour un artiste maudit avant de découvrir qu'on n'était que maudit, et encore, que par sa femme.

mercredi 18 janvier 2012

The Best of the Red Army Choir-The Definitive Collection

Finalement, y'a que ça qui m'éclate vraiment quand j'ai envie d'envahir l'Afghanistan (et Dieu sait que ça m'arrive plus souvent qu'à mon tour)

Partie 1

Partie 2

Partie 3

mardi 17 janvier 2012

Michel Benita & Manu Codjia -Ramblin' (2008)

 J'aime bien ce que fait Michel Benita en electro-jazz (Drastic, Ethics)



Mais là, il me coupe la chique en faisant un pas de côté vers le folk atmosphérique.
Cette année, j'achète des disques, vous faites ce que vous voulez :

 on peut l'écouter ici,

et l'acheter .

Nous vivons une époque moderne.

Sont-y pas beaux ?
On s'en fout, du moment qu'y jouent bien.


lundi 16 janvier 2012

COLETTE RENARD - LES NUITS D'UNE DEMOISELLE (1962)


Que rajouter ? le silence qui suit cette chanson doit vous permettre de prendre le râteau de votre vie, ou à défaut de vous interroger sur pourquoi ça n'arrive apparemment qu'aux autres.

dimanche 15 janvier 2012

"MALIcool" - Roswell Rudd, Toumani Diabate (2002)

Si la remarquable série de David Simon Treme se passait à Bamako plutôt qu'à la Nouvelle-Orléans, MALIcool en constituerait la bande-son idéale.
Et Roswell Rudd n'aurait plus qu'à se mettre un peu de cirage Kiwi pour reprendre le rôle du truculent Wendell Pierce.
C'est Rudd !

Etonnant, non ?
Le lien est dans les commentaires.

samedi 14 janvier 2012

Réouverture du caveau : Soldes d'hiver sur les Phénix aux ailes brûlées et autres Hellblazers

Salut les gars les filles et les transgenres.
En 2009, J'avais tout lu, tout vu, tout bu, et j'étais bien décidé à rester silencieux sur ma tombe que je suis.

Et puis, la vie n'étant que changement, mon humeur s'est améliorée, et je rouvre mon immodeste échoppe, pour la joie du partage et de la découverte de nouveaux talents morts ou vivants.
Entendons-nous bien : il ne s'agit point ici de se comporter comme dans un vulgaire supermarché du Choix Funéraire en profitant de l'absence de vendeur, et de tituber jusqu'à la sortie en traînant derrière soi un cercueil plombé de précieux mega-octets musicaux.
Je ne suis plus non plus, merci Seigneur, en quête d'une éventuelle reconnaissance par mes pairs geeks, comme ces collègues de bureau qui ne peuvent se valoriser qu'en vous prêtant fièrement le dernier film qu'ils ont téléchargé sur Planète Lolo, et vous avez intérêt à le regarder d'ici lundi si vous ne voulez pas vous le mettre à dos.
Ce collègue de bureau, il est facile à reconnaitre : il est assis en face de vous au bureau, et il croit que le collègue de bureau, c'est vous.

 Je n'ai pas besoin d'ajouter (mais je le fais quand même) qu'évidemment, si j'étais un anorexique social, mon Grand Retour parmi la confrérie des auto-addictés du blog aurait quelque chose d'inquiétant.
Mais j'ai la chance d'être entouré de gens positifs, de l'être moi-même en ce moment privilégié qui durera moins longtemps que les impots, et que comme disait Coluche : Si  tu te sens inutile et déprimé, souviens-toi : un jour tu étais le spermatozoïde le plus rapide de tous.

Bref, c'est reparti comme en 14 (d'ailleurs, plus que 2 ans avant le centenaire ! Ach !)

La Grande Nouveauté, c'est que me voici fraichement doté d'une éthique inébranlable :
quand c'est des disques que j'achète tellement qu'ils m'ont plu, je ne les mets plus à dispo des pompeurs du Net, je vous fais juste écouter de quoi il retourne, et après vous prenez vos responsabilités.
J'ai eu trop de remords de participer implicitement à la lente agonie de certains artistes, alors que j'aurais préféré contribuer activement à celle d'autres.
Je ferai peut-être une entorse dans le cas de chanteurs morts et de soldats incornus, dont on sait que la rétribution pécuniaire de leurs succès passés leur est globalement indifférente, et ne peut qu'entretenir une dépendance néfaste chez leurs ayants droits, qui feraient mieux de chercher un travail honnête.
Bref.

Comme l'apocalypse est prévue dans 300 jours, lâchons-nous un petit peu, en tâchant de conserver un peu de la dignité que nous aurons sur thésauriser par ailleurs.
Enjoy.

dimanche 31 janvier 2010

César plie les Gaules


J'ai démarré ce blog début février 2009, et j'ai donc fait le tour du compteur.
... et un sacré trou dans la couche de vynile, sans parler de la pile de comics.
Incidemment, j'ai enrichi mes connaissances musicales et affiné mes goûts.
Mais j'en ferai pas un deuxième.
C'est trop chronophage.
Il y a aussi des disques que j'aurais été plus inspiré d'acheter plutôt que de les siroter au cul du camion. Si la passion du mélomane tue l'artiste par ablation des ressources non-subventionnées, elle tient plus de l'avidité fatale et narcissique que de l'amour.
Bref, je suppose que j'ai encore une bonne marge de progression.
Allez en paix.


samedi 30 janvier 2010

Tell Me Dark - Karl Edward Wagner & Kent Williams (1992)


Au rayon des Dave Mc Kean moins connus, y'a quand même Kent Williams.
C'est en découvrant "Blood : a tale" à la fin des années 80 au grenier d'un ami dessinateur de bédés que j'ai compris que la bédé américaine devenait adulte... et c'est quand la bédé américaine devient adulte qu'on convient que regarder des tafioles en collants lycra envoyer des bourre-pifs à d'autres tafioles dits "du côté obscur" en voltigeant entre les buildings, tout ça parce qu'on n'avait pas le droit de lire Strange quand on était petit, c'est pas si nourrissant que ça, et c'est parfois même d'une indigence rare.

vendredi 29 janvier 2010

dernières balises avant mutation


Le dernier Funki Porcini est un peu nébuleux, et frappé de minimalisme.
Il a troqué sa drum'n'bass ironique pour des balbutiements névrotiques qui me plaisent bien.
Il a dû bouffer avec Steve Roach, et ils ont commencé à dessiner des nappes sur la nappe.

Mais le dernier Tindersticks est très bien, et très élégant.
Sinon, y'a le dernier Jaga jazzist, finalement assez proche de Zappa, période symphonique orchestrale.
C'est saoûlant.
Et le dernier Method of Defiance, qui n'est rien de tout cela, et bien pire encore.
Et la rencontre de Lalo Schifrin et du Marquis de Sade.
(Bicarbonoute pour les intimes)
Bon, je vais aller faire quelques gammes, ça va me délier les doigts.

jeudi 28 janvier 2010

hara-kiri#153 (1974)


Aujourd'hui on ne pourrait plus faire ça.
Ou alors ça ne ferait plus rire du tout : ça a sans doute été libérateur en son temps (mais moins que les Alliés en 44 quand même)

mercredi 27 janvier 2010

la folie du jour


http://01fragments.blogspot.com/2008/12/made-to-measure-volume-one.html


C'était au temps où la musique était expérimentale. Mais si la pochette ne vous évoque rien, c'est pas la peine d'insister, ça vous ramènera pas votre jeunesse arty.

mardi 26 janvier 2010

Seven soldiers#00 - Grant Morrison, J.H. Williams III



Qu'est-ce que je disais à propos de Grant Morrison ?
c'est un peu comme dans les X-files, les films de Lynch ou l'art moderne de maintenant, quand il faut le mode d'emploi à côté de l'oeuvre pour s'esbaubir en sachant qu'on a raison de le faire.
Ceci dit, rien que le dessin de JHWIII c'est quelque chose...

lundi 25 janvier 2010

Final Crisis #1 - Grant Morrison, J.G.Jones (2007)


Tout le mal qu'on peut raisonnablement en penser est , et s'appliquerait sans doute à une grande partie de la production de Morrison, si l'on omet ses séries mainstream.
M'enfin, comme le disait Claire dans ses commentaires à l'article sur The Filth, "un Grant Morrisson qui partirait pas en couilles à la moitié, ce serait pas un vrai Grant Morrisson."
Sauf que d'après ce que je peux en comprendre alors que je n'en suis encore qu'à la moitié de l'anglais en 90 leçons, c'est que c'est très confus dès le début. Peut-être qu'il faut apprécier chaque case pour ses qualités intrinsèques, indépendamment de celles qui la prècèdent ou qui la suivent.

dimanche 24 janvier 2010

Nicht Lustig

A propos de boucle temporellle, depuis mon récent voyage à Stuttgart j'ai fait de gros progrès en allemand.
J'ai découvert là-bas un disciple de Gary Larson.
Il fait plein de dessins, après il les vend dans des recueils qui s'appellent "Nicht Lustig" ("pas drôle")
-Bonjour, je viens réparer votre machine à laver. -Vous êtes en avance ! et dans le fond du jardin : -Bonjour, je viens casser votre machine à laver !

En fait c'est le seul que j'ai parviendu à traductionner sur les 10324 dessins sur son site.

samedi 23 janvier 2010

What Ever Happened to All the Fun in the World ?


l'autre soir j'ai revu Frank Zappa jouer Chunga's Revenge dans feu l'émission Chorus d'Antoine de Caunes qu'on regardait à la télé le dimanche midi en se demandant ce qu'on ferait quand on serait grands, sans savoir qu'alors on serait pris dans une boucle temporelle à rechercher les émissions télé de quand on était petits.
C'était bien, mais Zappa c'est comme les cacahouètes, difficile de n'en manger qu'une seule.
Enfin, pour ceux dans l'oreille desquels ça rentrait comme dans du beurre : c'était pas les blonds de 1,80 m qui tombaient les filles au lycée qui pouvaient tripper sur Zappa, sachant que même les apprentis guitaristes trouvaient parfois son approche trop techniciste.
Moi mon solo de Zappa préféré c'est Rat Tomago, sur Sheik Yerbouti. Rien que sur Youtube j'en ai dénombré quatre versions avant de comprendre que c'était une partie instrumentale de "Torture never stops" qui avait été démembrée.
Comme c'est souvent des solos sur une seule tonalité, on a tout loisir d'étudier la gamme sur laquelle il tricote jusqu'à épuisement de l'inspiration, mais il parait qu'il écrivait tout avant.
Il n' y a rien de plus pénible que d'être coincé avec un zappaphile qui vous montre ses photos de vacances, sauf s'il a trouvé des vidéos inédites (et qui bien souvent auraient gagné à le rester) sur la toile.

En écoutant Chunga's Revenge, je me suis aussi demandé combien de versions de ce morceau existaient.
J'ai trouvé la réponse à cette question fondamentale sur un très bon site consacré à Frank Zappa
et voilà le travail.
sinon, pour avoir le ventre plat, vous pouvez aller à tahiti heu non haïti.

jeudi 21 janvier 2010

Hellblazer 261/262



grace à Greg Burgas je sais ce qu'il faut lire pour ne pas mourir idiot.
Bon, avec Hellblazer au moins on est dans du connu.
Correspond à un niveau d'anglais et de démonologie moyens.

lundi 18 janvier 2010

La gueule ouverte



Je fais pas mal de soins dentaires ce mois-ci, et c'est l'occasion de redécouvrir un court-métrage qui m'avait terrifié il y a 20 ans, beaucoup moins maintenant parce que je vois les ficelles, et qui préfigurait en quelque sorte la nouvelles génération de tortureurs-de-spectateurs-pas-tout-à-fait innocents qui allaient accoucher des Saw, Hostels... et dévoyer un genre mineur qui n'avait pas besoin de ça.
Ce vers quoi les films d'horreur tendaient alors, à leur façon pataude : induire une stupéfaction lovecraftienne, Lovecraft étant le maître étalon de la terreur quand on a 17 ans, qui inspirerait la terreur sacrée du Mal (qu'il soit incarné par d'occultes et malfaisantes entités ou des humains peu respectueux des enseignements du bouddhisme), et par contrecoup inclinerait à suivre des rêgles de droiture pour éviter de tomber dans des travers de porc, bien qu'on ne soit jamais à l'abri d'être sur la trajectoire d'un de ces malades mentaux et prétendus génies du mal (la mythification du Mal étant le dommage collatéral le plus affreux de l'aventure) dont les scénaristes facétieux et fatigués sont si friands.
Bref, des films moraux.
Ce que ne sont plus les films de trouille d'aujourd'hui, partis en live dans la surenchère pour contenter un public adolescent déjà gavé de gore par les jeux vidéo et le journal télé d'hier, et peu sensibles aux admonestations parentales.
Pour justifier le caractère éprouvant de ces films quand on les a laissés prendre un ascendant émotionnel sur nous, comme quand on confond pitié et compassion, on dit parfois "oui mais c'est un film sur l'Existence du Mal."
Tu parles.
J'en apprends plus sur le Mal en lisant les commentaires malintentionnés des démoneaux qui squattent des bloggueurs bien intentionnés (Moréas ou Assouline ) qu'en visionnant des courts-métrages d'épouvante. Les Monty Python auraient donné la pleine mesure du personnage du dentiste, qui ne franchit pas ici la frontière de la cocasserie.
Heureusement que je ne suis pas hypocondriaque.
Du coup, j'ai beaucoup plus de tendresse pour les films fantastiques qui, partant de la vie quotidienne, osent inventer une poésie plutôt que rebattre les cartes du mauvais sort.
C'était une soirée thématique sur le câble ou sur Canal+ il y a 20 ans, c'est les deux films qui m'en sont restés, et le plus excitant dans toute l'affaire ça a été de traquer les films sur internet à partir de souvenirs pas frais et de la tranche de foie de veau d'hier soir au souper.

Kitchen Sink \ Alison Maclean [1989] from veana on Vimeo.



La semaine prochaine, je vous parlerai de ma coloscopie.

dimanche 17 janvier 2010

I have a dream

Ce n'est pas la première fois qu'Haïti est entièrement détruite par un tremblement de terre.
Et me rappelant un surprenant article de l'an dernier, je me suis demandé si Giampaolo aurait pu prévoir le coup.
En 1981, Bernard Lavilliers lui-même a prédit que la Californie "sombrerait dans l'azur" un de ces quatre, même sans l'aide de Schwarzenneger, qui finit son mandat en laissant l'Etat en aussi mauvais état que s'il avait participé à Terminator Renaissance au lieu d'en être le gouverneur.
Ca va en faire des nouveaux membres sur I am a grave.
(anglicisation hasardeuse du titre de mon blog qui proclame ce qu'elle dénonce)
C'est pas la première fois non plus que je vois mon fils jouer à Call of Duty 4 (j'avais qu'à pas lui télécharger pour vérifier la fluidité des millions de pixels qui peuplent mon 24 pouces)


Call of Duty 4 Modern Warfare-Mission1-PS3/Xbox360
envoyé par Playscope. - Découvrez plus de sujets sur les jeux vidéo !

Et le fait de casser du Bosniaque Virtuel au Bougnoulistan n'a pas fait de lui le militariste haineux que ç'eut pu, ou dû.
Mais du fait de la crise, un de ses potes qui ne trouvait pas de boulot après un BEP électrotechnique et qui en avait marre de geeker chez lui a préféré s'engager dans l'armée de Terre. J'espère qu'ils ne vont pas l'envoyer tout de suite en Afghanistan.
Du coup, la couverture du Courrier international de la semaine a des relents d'avant-guerre.
Ca serait sympa de créer des jeux vidéos qui conjugueraient les invariants du genre - parcours du combattant, mission périlleuses à l'extrême, et les nouveaux élans de solidarité mondialistes : la misère avec un parpaing sur la gueule est soudain inacceptable aux yeux du monde civilisé, alors que ce pays crevait d'un savant dosage de tous les maux de la terre depuis l'indépendance, voire plus.
Le slogan national, c'était au moins "si Dieu existe, j'espère qu'il a une bonne excuse."
D'ailleurs, devant les accusations de Pat Robertson (triste enculévangéliste qui ne cherche sans doute qu'à donner du sens aux évènements à partir d'une grille de lecture obsolète, parce que personne ne sympathise avec l'idée d'une causalité aveugle, stupide et impitoyable aux hommes de bonne volonté) Satan s'inscrit en faux, comme le rapporte ce fan d'Aristote et des comics US.
Call of Duty 5 Haïti : au lieu de s'éclater au tir subjectif, on arpenterait les villes détruites de l'ile en essayant de sauver le maximum de gens, en grattant les gravats avec sa souris, il faudrait aussi convaincre des paysans abrutis par le ratafia local de prêter leurs tracteurs pour dégager les éboulis, agir vite, négocier avec les malfaiteurs qui se sont enfuis des prisons effondrées pour qu'ils ne rackettent pas les secours, coordonner l'afflux de hordes de journalistes et le chaos des ONG...

samedi 16 janvier 2010

des comics pour ne pas trouver ça drôle

J'ai découvert par accident trois blogs de comics US en VO à rafraichissement incessant (les comics en VO c'est aussi charmant que les chansons des Beatles avant de comprendre vraiment l'anglais chanté : on comble les trous de compréhension par son imagination, et c'est souvent mieux qu'une traduction)

http://comics-release.blogspot.com/
http://comicsinvasion.blogspot.com/
http://zeegi-comix.blogspot.com/
et le prescripteur qui va bien :
http://goodcomics.comicbookresources.com/category/what-i-bought/

Seigneur tout puissant ! Puisses-tu me venir en aide !

mercredi 13 janvier 2010

Virtuel, réel, et des nippons.

J'ai été un peu déçu par la vétusté de l'appareil idéologique déployé par Avatar ; quelle débauche technologique (à l'image + dans les lunettes 3D donc au final dans ta tête) pour dénoncer le déséquilibre spirituel des sociétés trop technologiques !
Dire que j'en suis stupéfait serait excessif. (1)
Mais au moins, dans La forêt d'émeraude, les sauvages n'étaient pas en plastoc, affublés d'une culture-patchwork qui emprunte ses images à ces peuples premiers décimés par les ancêtres du réalisateur.
Le problème étant alors d'entrer en empathie avec un ersatz de bons sauvages, au demeurant fort sympathiques, mais au goût chimique très prononcé.
J'étais là à me dire "mais enfin, ne boude pas ton plaisir", et l'instant d'après je me suis dit qu'il aurait d'abord fallu que j'en éprouve.
Et là, c'est le drame : mes critiques préférés dansent avec les poules et se dandinent sur l'air du "virtuel qui vient au secours du réel".
Autant prétendre que les milliers d'Haïtiens décédés cette nuit cherchent désespérément l'adresse de "je suis une tombe".
Heureusement, la veille j'avais vu une nipponerie très stimulante.
Moi qui n'attendais rien des japonais, et surtout pas d'être ému par leur cinéma.
Ce film provenait du Studio 4°C dont j'avais déjà vu Mind Game, qui m'avait complètement scotché.

(1) un ami m'écrivait récemment à propos d'autre chose : " Toutes ces merveilleuses inventions ont ceci de commun (au sens fort) de nous entretenir dans notre illusion : tout peut continuer à l'identique puisque les progrès de la technologie résolvent les problèmes posés par les progrès de la technologie. (...) Finalement, tout se passe comme si, au cœur de notre pensée, agissait un moteur qui est celui de notre destin, le destin d'une petite bande de grecs en jupette, sur l'agora d'une cité provinciale, qui commencent à tenir un discours d'un nouveau genre. 2500 ans plus tard, ce discours a parcouru un chemin extraordinaire. Son efficace a transformé l'homme et le monde au delà de tous les rêves de ses fondateurs. Jamais nous n'avons disposé de tels moyens pour nous nourrir, nous soigner, pour démultiplier notre force de travail à travers des énergies surpuissantes, pour nous protéger des catastrophes, pour communiquer, pour développer nos connaissances, percer les mystère de la matière, retrouver les chemins oubliés de l'histoire, nous déplacer à l'autre bout de la planète voire plus loin, faire des images, inventer des sons, nous divertir. Comment renoncer à cette prodigieuse efficacité ?"

mardi 12 janvier 2010

VIDNA OBMANA & BASS COMMUNION - Continuum (2005)


Impromptue et ascétique, la rencontre du leader de Porcupine Tree et de Vidna Obmana, le Steve Roach belge :

http://in-the-mouth-of-madness.blogspot.com/2009/12/continuum-2005-volume-1.html
et
http://in-the-mouth-of-madness.blogspot.com/2009/12/continuum-2007-continuum-2.html

effectivement, à côté, Steve Roach c'est les Gipsy Kings ;-)

lundi 11 janvier 2010

Bernard Lavilliers - 15eme round


il manquait à l'appel de mon petit tumulus sonique : l'album de l'âge d'or de la période Barclay.
Par ailleurs j'ai découvert sur sa bio que son vrai nom c'était Ouillon ! (faut pas nous prendre pour des ...)

dimanche 10 janvier 2010

A Tribute To John Mclaughlin And Mahavishnu Orchestra : Mahavishnu Re-Defined

J'avais trouvé ce disque sur le blog Jazz Rock Fusion Guitar avant son pléonastique et big crunchesque auto-effondrement. Maintenant que me voici menacé à tout instant du même sort, réjouissons-nous sur ces reprises endiablées des tcha-tchas d'hier qui feront peut-être les succès dansants de demain !
On pouvait craindre le pire : en matière de covers, les thuriféraires des groupes des années 70 nous ont habitués au grotesque (Pink Floyd), au tragique (Pink Floyd) voire au regret d'avoir eu un jour des oreilles (Pink Floyd)
Là, que nenni ! c'est assez agréable.
Pour ceux qui sont déjà adeptes du Mahavishnu, évidemment.
Y'a deux cédés, et c'est en 320.
Et y'a pas que du Mahavishnu, mais aussi des reprises de trucs de Mc Laughlin tout seul; la virtuosité écrème sans doute les gougnafiers qui voudraient copier le maitre, et c'est un rare exemple de nivellement par le haut.

Pour les notes de pochette, voyez avec mes associés.

partie 1
partie 2
partie 3
partie 4

samedi 9 janvier 2010

Moore vivant

On va encore me reprocher de ne penser qu'au passé et de casser du zombie gratuitement.
C'est vrai qu'hier soir j'ai regardé Dead and Buried et Stand by me, où abondent les spectres, sinon les cadavres. L'un aborde crûment le problème de dissonance cognitive chez les zombies, l'autre évoque sans ambages la fin de l'enfance.
Mais c'est que j'ai un blog spécialisé, moi : sur Je suis une tombe, on ne perd pas son temps en fredaines et fanfreluches avant le coup de sifflet final.
Pour passer un moment aussi sépulcral que revival d'une certaine presse alternative :
http://www.dodgemlogic.com/
le magazine underground d'Alan Moore !
car je viens de survivre à l'intégrale de Promethea en V.O., lecture d'une inanité titanesque, dans la mesure où Moore parvient à faire passer l'importance d'acquérir un petit bagage en spiritualité pour l'après-vie qui semble très peuplée d'entités diverses et de mondes innombrables, tout en dégoutant à jamais le néophyte moyen des symboles et du symbolisme.
Par ailleurs, j'ai dégoté une version craquée de Comic Book Lover pour lire les bédés au format .cbr et .cbz sur Mac sans avoir le petit logo qui s'affiche en bas à gauche quand on n'a pas la licence.
Que ma joie 2 meure.
autoportrait de Richard Corben, qui sentant la fin proche, se décide enfin à bosser pour de bon.

vendredi 8 janvier 2010

Expériences de mort imminente : où en est la recherche ?


télécharger l'émission


Emission écoutée et appréciée sur France Culture avant de subir une intervention sous anesthésie générale (pour me mettre dans le mood)
Non seulement j'ai pas fait de Near Death Experience (Expérience de Mort Imminente en français mais ça fait moins branchouille) ce coup-là mais en plus j'aimerais bien me rappeler à qui j'ai prêté mon exemplaire de la Source Noire de Van Eersel que j'ai racheté l'an dernier sur Amazon.

Merci France Culture !
pour une fois que c'est pas les animateurs de la station qui semblent en état de coma dépassé...
Et n'oublions pas que la vraie question c'est pas d'avoir peur de la mort, mais de la vie.

jeudi 7 janvier 2010

Moondrive - Genius Party (2007)

Moondrive, fusion du manga et de Mutafukaz
(la bédé française qui va être produite par les japs !)


Issu de l'omnibus (je ne savais pas que ça s'appelait comme ça, et ça m'évoque surtout une séquence de mon ami Totoro) et très inégal Genius Party, Moondrive est un court métrage aussi hallucinant que ses petits camarades, mais en plus, très réussi !- j'ai cru y déceler la patte d'un européen, mais il semble que ce soit une de ces damnées faces de citron qui se soit laissée contaminer par la culture franco-belge ; bon, il y a bien des frantsouzes qui se font empapaouter par les tibétains, hein...
Du Studio 4°C, on regardera über alles Mind Game et Amer Béton, psychédéliques, oniriques et pour tout dire grantmorrissoniens.
Par contre, "le manchot mélomane" de Nicholas de Crécy, annoncé comme le seul apport non-jap à Genius Party, semble faire partie de ces films qu'on n'oublie jamais parce qu'ils n'existent que colportés par la web-rumeur, modernes avatars de l'arlésienne.
un film imaginaire de De Crécy ?

le film au format mkv, à visionner avec vlc :

http://www.megaupload.com/?d=FDO4TGZ4

mercredi 6 janvier 2010

xtc - nonsuch (1992)



Autre oubli scandaleux de ce sépulcre, (c'est pas parce que je suis mort que je vais fermer ma gueule) l'opus très pop de ce groupe au parcours exemplaire - punkitude alambiquée, rédemption pop, puis silence assourdissant suite à dissolution dans la stratosphère des Meilleurs Absents - aussi magnifiques et intouchables que s'ils étaient morts dans le crash du premier épisode de Lost, avec tous ces scénaristes impuissants du ciboulot, merci d'avance.
En France, les membres d'XTC ont inspiré et produit le meilleur de Luis Trio, à savoir leur album "L'homme aux mille vies". Et je n'ai pas trouvé d'encodage correct de Nonsuch dans les estaminets faciles d'accès, dont acte.

dimanche 3 janvier 2010

La fin de tous les disques de rock : Trio - Da da da (1981)


Avec une économie de moyens qui 30 ans plus tard force toujours le respect, ces boches issus de la mouvance new wave ont poussé leur petite chansonnette tristouille, à la fois dépressive et sarcastique, sur trois notes de farfisa et une caisse claire. Alors que les teutons n'étaient connus que pour l'invention de la bière et les groupes pénibles de métal lourd, les 3 membres du Trio (ach ach) connurent avec leurs minimalistes ritournelles un succès planétaire, fredonnant leur constat terrifiant du désarroi occidental sur de petites mélopées entêtantes et décomplexées ("Ich lieb dich nicht du liebst mich nicht, Da da da", punaise c'est dur à taper)
Un peu comme si le Godard première manière avait vendu sa caméra contre un micro pour des comptines acides et existentialistes, mais tout cela ne vous sera accessible qu'à condition d'entraver un peu la langue de Goethe (niveau débutants, quand même)
L'autre jour j'ai voulu réécouter l'album original, qui est resté affreusement collusionné dans le réduit de mon esprit à des amourettes déglinguées et cendreuses, et pas moyen de remettre la main dessus sur le web, qui n'en offrait que d'infâmes remixes.
Heureusement, il y a quelques années à Stuttgart un mien ami m'avait recraché le vynile vintage sur 2 galettes qu'il me gravait à la main avec son casque à pointe et sur lesquelles il restait de la place, un Raoul Petite et un Zebda. Quand de ceux-là il ne restera rien, on fredonnera toujours Da da da d'un air idiot et compassé.
Ne me restait plus qu'à tronçonner et renommer les fichiers, armés de soundtrack pro, de l'érudition de Discogs et de la légendaire patience de ma moitié quand j'ai dit que j'allais faire du repassage un samedi matin.
Un mot encore sur l'adjectif minimaliste, qui pour moi désigne inconsciemment des artistes qui auraient les moyens d'écrire des symphonies mais réduisent tout à feu doux jusqu'à obtenir des bonsaïs de chansons, c'est un terme un peu impropre car ici on sent bien que l'ambition ne va guère plus loin que les trois accords jetés en vrac dans la cire chaude.
J'ai titré l'article "La fin de tous les disques de rock" parce que c'est grâce à celui-ci que j'ai compris qu'il était vain d'enjoliver ma vie intérieure des dérisoires enluminures que les petits bougnats de la musique anglo-saxonne me proposaient. Grâce à Trio, on voyait l'os, et il n'était plus temps de tergiverser.

samedi 2 janvier 2010

la fin de tous les comics : The Punisher "the end" Garth Ennis - Richard Corben, 2005




J'ai l'estomac solide, et d'habitude j'aime bien Corben, mais là c'est too moche : ignorant tout du travail de Garth Ennis, je me suis dit que c'était l'occasion de mourir moins con, mais le Punisher semble un triste avatar non-parodique de Chuck Norris, et cette ultime épopée le voit parcourir une Terre agonisante, cracher à la gueule de son dernier frère, tout Judas qu'il fût, massacrer les derniers nantis terrés dans le dernier abri anti-atomique et finalement mourir des suites de ses blessures en regrettant son lointain passé à un arrêt de bus.
Ah ça, pour spoiler les nazeries on est là.
Un abîme dispensable, donc.
un mot de notre sponsor (qui ne les mâche pas)