L'oeil du cyclone, c'est carrément mes meilleurs souvenirs de téléspectateur lucide et conscient, et grâce à Wikipedia et à Vimeo, ils sont on-line.
C'est presque aussi bien que Interné sur Internet, mon chef d'oeuvre anthume.
Takavouar.
Sur le blog "J'ai tout vu, tout lu, tout bu", qui ne cache pas son ambition encyclopédique, à moins que ce ne soit sur celui des Immortels, qui ambitionne une certaine longévité, j'ai entendu parler de Igorrr, classé dans le genre Breakcore / Classique / Religieux.
Alors, tel le blaireau moyen, je consulte le wiki : "Le breakcore est un genre musical qui fait partie de la musique électronique et qui mélange des éléments de jungle, hardcore, techno, illbient et IDM, le tout saupoudré de ruptures de rythmes et de références sporadiques au happy hardcore, au rap, au funk, à la noise, etc. pour donner un son orienté breakbeat, agressif, très dynamique, peu monotone, souvent teinté de notes d'humour et de dérision, de samples de voix."
Aaaah, ok, ok.
Ben pourquoi ? dirait Jean-Pierre Papin ?
Et à l'écoute, ça donne quoi ?
Mon épicière me vante les charmes de ce produit :
"Dans les faits, Venetian Snares qui sodomise Bach sur fond de black ou death metal plus ou moins grotesque, sous la houlette de Fantômas ; mais leurs potes jazz, lounge, flamenco et compagnie se joignent également à la partouze musicale (avec aussi d’inoubliables poules balkaniques, pour la forme)… Igorrr, c’est un projet complètement taré, qui part dans tous les sens, et place sa musique, d’une complexité rare, sous le sceau d’un humour rafraîchissant."
Et pour trouver leur dernier album, ben j'ai trainé sur un serveur russe, qui m'a affirmé que Напрасно вы думали что сможете так просто уйти на заслуженные праздники под аккомпанимент какого-нибудь Френка Синатры, ce que je veux bien croire sur parole, et puis voilà : http://depositfiles.com/files/qxbyw1eni
Bach jammant avec Amon Tobin et Motorhead, c'est de la musique de chanvre, quoi.
Il y a au moins un morceau hilarant avec des poules et des tziganes, c'est toujours ça de pris.
Bel album de folk rock délicat, nimbé de nappes et d'élégance mélodique.
Je craque particulièrement pour Needleye, même si les broken hearts sont réputés pour les assholes.
J'avais perdu la trace de Matthias Schultheiss depuis "le rêve du requin", bédé 80's magistralement destroy dans un Nigeria d'apocalypse.
Pendant 20 ans il a fait des scénarios télé, et là, on ignore pourquoi, il revient au médium de figuration narrative, avec une bordée de livres qui seront peu vendus, dont ce Daddy : un Jésus obèse et shooté revient sur Terre voir si son père qui est aux Cieux l'aime toujours, et pour cela il est prèt à toutes les expériences...
C'est plein de théologie appliquée, de bourre-pifs, d'atrocités et d'enfants souffrants, et ça ferait un chouette film de Terry Gilliam avec Jeff Bridges, au lieu du décevant Tideland qu'ils ont commis ensemble, malgré un début prometteur, Bridges passe l'essentiel du film à jouer le cadavre en décomposition après une OD, ce qui est du gâchis parmentier avec un acteur de cette trempe.
Idéal pour fêter l'avènement du nouveau pape et se fâcher à mort avec un ami catholique, s'il vous en reste.
Je me suis bien fendu la poire : une chanteuse (que j'ai découverte lors de sa collaboration avec Bill Frisell) se lâche ici en réinterprétant des grands succès de la musique de film quasiment rien qu'avé la bouche.
Rien que sa version du thème de Psychose est hilarante.
Celles de Goldfinger ou de 8 1/2 ne sont pas mal non plus.
http://newalbumreleases.net/52412/petra-haden-petra-goes-to-the-movies-2013/
Attention, j'ai ressorti le vinyle pour exhumer celui-ci de l'oubli.
J'ai vu ce groupe écossais de folk électrique au printemps 77 à la MJC de Lannion, et j'en ai été tétanisé.
Quelle grâce ! Quelle puissance ! Quelle beauté !
Et en plus, ça déménage.
Et ça donne salement envie de danser avec une tourterelle en fichu à carreaux et d'écluser quelques pintes de Guinness avant d'aller se friter sur la lande avec ces peignes-culs du clan MacWindows. http://www64.zippyshare.com/v/26412557/file.html
Il y a le titre, trop lol.
Il y a des beats, et des gargouillis entre les beats.
Il y a des indiens, mais pas de cowboys.
Und mann kann über dies tanzen, ja ja.
Mais une description précise du goût du melon ne doit pas nous dissuader d'y goûter.
On peut appeler ça de l'électro minimaliste, et ça nous fera une belle jambe.
A l'écoute, ça n'évoque rien de connu, et surtout pas le catalogue ECM, ou alors bien démantibulé, pardon, déconstruit.
Et puis, comme on n'a pas pied, on cherche des repères, on pense au György Ligeti de Lux Aeterna, c'est assez froid sans être glacial, et y'a plein d'air, rendant la saisie malaisée.
Et puis après, si on a de la chance, on cesse carrément de penser, et c'est reposant.
Plus ça va, plus The Kilimanjaro Darkjazz Ensemblem'évoque le Tuxedomoon de ma jeunesse enfuie avec la caisse, la salope.
Ou David Lynch tapant le boeuf avec Godspeed You Black Emperor ! dans une lessiveuse.
Ce maxi-45 à dominante noirâtre et mortifère me réjouit l'âme jusqu'à ses tréfonds, peu accessibles à l'entendement.
Encore des inconnus, encore la sélection annuelle du blog musical "said the gramophone" recompilée, encore des découvertes inattendues, take it olive it.
Sur la foi d'une pochette ressemblant beaucoup à celle d'un récent album d'Animal Collective, j'ai écouté un album qui n'excitait pas plus que ça mon incuriosité.
Quelle surprise : revenue d'entre les morts, Amy Winehouse livrait un disque de rock-soul sans hype, maitrisé et inusable dès la première écoute.
En fermant les yeux, j'imaginais une énième chanteuse afro-américaine, maigrelette et nerveuse, surfant sur la vague du revival 60's.
Je ne vais pas spoiler, mais on va s'poiler : vous auriez vu ma tête quand j'ai découvert celle d'Asaf Avidan.
A qui se fier !
Je n'avais jamais pris le temps de me mettre sérieusement sur cette série dont je me méfiais de l'auto-pub trop alléchante sur le blog de Warren Ellis, qui croyait qu'il inventait le Webcomic à lui tout seul, ou peu s'en faut.
Finalement, ça se lit très agréablement malgré un argot artisanal qui semble amuser beaucoup l'auteur, et c'est son oeuvre la plus originale depuis un bout de temps.
Bien que le pitch soit clairement sorti d'une version alternative du Village des damnés dans laquelle les douze enfants au goût étrange venu d'ailleurs auraient survécu, et que ça rappelle un peu Misfits dans le traitement. Avec presque autant de blagues pourries.
A défaut de l'emprunter dans une médiathèque virtuelle, ça se lit en ligne :
Je ne sais plus où j'ai déniché ces chutes de studio de la période flamboyante du Floyd, mais l'autre jour dans Philosophie Magazine, dans un article sur le burn out y'avait une photo d'un cadre en train de cramer avec sa valise à la main, qui m'a évoqué une des photos réalisées par le studio Hypgnosis pour la pochette de l'album du Floyd.
Quant à ces unreleased Tracks, peu de pépites, des prises alternatives moins flamboyantes que les originaux, mais quand on aime on ne compte pas.
J'aurais pas cru ça de lui, qui fut jadis si retors à l'informatique, mais mon copain Ptiluc, privé d'éditeur, lance sa dernière BD sur le net... c'est un portrait à l'acide des ONG en Afrique ! http://bdptiluc.canalblog.com/
Découverts par hasard sur la bande son de la saison 4 de True blood, cette bande d'énervés de Chicago délivre un rock âpre et tendu, un peu comme si les Blues Brothers avaient préféré la methamphétamine au Jack Daniels, bien que leurs histoires soient fortement imbibées de personnages peu fréquentables.
Il plane ici l'ombre de Nick Cave période Red right hand, dans la façon de raconter des destins brisés par un fatum un peu raide, entre débine et faits divers, yep.
les Fils de Teuhpu, depuis longtemps engagés contre le nucléaire, ont raconté leur rencontre (fictive ?) avec la jeune Natacha sur les rives du lac Baïkal.
"En vacances au lac Baïkal
Sur la plage de la centrale
Sous un soleil hivernal
J'ai rencontré une fille bicéphale
Elle s'appelle Natacha
Une oreille, deux nez, trois doigts,
elle est née dans la misère,
près de la centrale nucléaire..."
J'ai acheté le titre de bon coeur sur iTunes.
On n'a pas tant que ça l'occasion de se marrer dans le rock français.
Ca fait longtemps que j'ai pas posté de comics, et pourtant j'en lis des bons.
Milligan je l'ai découvert par Hellblazer, dont l'ultime épisode 300 vient de sortir, et après, en remontant le courant, Shade the changing man, et puis maintenant ça, qui date de son âge d'or...
c'est vraiment barré et jouissif, autant que très surprenant, bien que la fin soit un peu bâclée.
Delight come
Delight go
How far will it reach?
Ain't nobody know
And when the dawn breaks
The cradle will fall
And down will come baby
cradle and all
And now I know you need the dark
Just as much as the sun
But you're signing on forever
When you ink it in blood
A.E.I.O.U, A.E.I.O.U
I use the state of the art
Technology
Suppose to make for better living
And a better human being
We got our wires all crossed
The tubes are all tied
And I'm straining to remember
just what means to be alive.
Find More lyrics at www.sweetslyrics.com
A life worth living
Now you can feel it in your chest
Building like a little birds
Just building up the nest
And you build it up strong
And you fill it up with love
And you pray for good rain
All from the Lord above
A.E.I.O.U, A.E.I.O.U
I use my state of the art
Technology
Now don't you forget it
It ain't using me
'cause when the power goes out
I got....eeee..
'cause when the power's goin out
I hear the power's going out
I mean it the power's going out
I really mean it the power's going out
Dans la foulée du revival psychédélique très à la mode depuis hier, Jim James n'a pas fait semblant de tomber dans la marmite. Pour preuve le morceau en écoute, profondément hypeunotique.
Gode blesse Télérama pour la découverte.
Hier, le mangeur de disques nous a transportés en 69 dans sa grosse machine temporelle qui ne marche que dans un sens : en avant toute vers le passé.
Béni soit-il, encore qu'il me fallait réagir sans délai afin que ce forfait réactionnaire ne reste pas impuni.
Je ne prétends pas en avoir une plus grosse que lui (une machine temporelle, hein) mais des fois je tombe sur des contemporains qui m'évoquent irrésistiblement cette époque bénie de l'amour libre, du fromage de chèvre dans les cheveux et du patchouli en intraveineuse, en compagnie de filles qui ne s'embarrassaient guère de soutien-gorge et ne stressaient pas pour leur plan de carrière, alanguies sur les galets de la rivière glougloutante.
Mariee Sioux n'est ni mariée, ni sioux, mais chante les paradis hippies mieux que je ne saurais le faire.
La musique, ce voyage merveilleux vers un pays où l'on n'arrive jamais.
Comme le dit Greil Marcus dans le Believer #2, Sioux, née dans la campagne californienne, chante doucement, murmure et piaille, et il est impossible de lui mettre la main dessus, littéralement. Même lorsqu'elle semble se diriger droit sur vous, vous savez qu'il existe une distance que vous ne saurez jamais franchir.
Le vif succès rencontré par l'édition précédente (500 downloads selon les organisateurs, 1 selon le fournisseur d'accès Mediafire) me permet de refinancer avec un énorme cash-flow cette nouvelle compilation d'illustres inconnus oeuvrant dans le domaine du rock contemporain, sélectionnée à partir du best of du site "said the gramophone" pour l'an de grâce 2011.
Cette compilation, c'est bien simple, plus je l'écoute, plus je l'aime, et plus je l'aime, plus je l'écoute.
Du jazz-rock très technique, sans concession à la musicalité, mais ça déménage.
Si vous n'aimez pas la pochette, il y a peu de chances que la musique vous agrée.
Auquel cas je vous la rembourse, sur présentation du ticket de caisse que vous avez jeté la semaine dernière.
J'avais bien aimé leur premier album, au point de l'acheter, c'est vous dire.
Ils savent écrire des mélodies et des harmonies, ces deux anglais-là, et nous consolent un peu avec leur musique suspendue, serpentine, élégiaque, du peu d'intérêt récemment suscité par le catalogue Ninja Tune depuis la baffe d'Amon Tobin, il y a 15 ans déjà.
En fouinant pour vous le mettre à disposition, j'ai découvert, chers auditeurs, une version Dark Shadows du deuxième album avec des arrangements moins abrasifs, j'allais dire moins rococo :
Le mec faisait de bons mixes ambients (à faire ricaner tous vos collègues de bureau) avant d'être plaqué par sa cop's et de freezer son blog, tel un vulgaire dommage collatéral, en frémissant d'une rage impuissante, jurant mais un peu tard qu'on ne l'y planerait plus.
Ses mixes ne sont plus en ligne, mais j'en ai déterré un à la cave, et comme il mettait une scrupulosité maniaque, à l'instar de beaucoup de bloggueurs de fond, à donner les ingrédients de sa confiture, on peut faire ici d'heureuses et mélancoliques trouvailles.
Groupe de rock lent, hanté et cryptique, 20 ans d'existence, pas beaucoup de succès, pas beaucoup de morceaux qui me plaisent dans chaque album, mais ceux qui me plaisent me plaisent vraiment.
On s'en fout.
J'ai longtemps possédé une version de travail de cette chanson sur cassette audio, cassette sur laquelle Emmanuel Booz éructait en yaourt, parce qu'il n'avait pas fini d'écrire les paroles.
Ca faisait encore plus peur, si c'est possible.
Pour moi, la meilleure incursion dans le rock apocalyptique de ses auteurs.
On ne peut pas parler franchement d'inédit puisque ce titre est ressorti sur cet album, vivement suggéré à l'achat.
J'ai écouté les 100 titres qui composent l'introuvable sélection du Gramophone 2010 pour en compiler 24.
Inclus : Peter Nalitch - "Gitar" [website] Peter Nalitch seems an unlikely champion for the strong & steely-eyed nation of Russia. But that shows what I know. Buoyed by "Gitar", aviral video hit, Nalitch represented his country at this year's Eurovision Song Contest. (He was singing another, sappier song.) "Gitar" is part lo-fi pop, part yearning serenade, part post-Borat joke. What makes it so special, what lifts it so high on my list, is the way these three genres are confused. As in the video, it's never clear which is on the ascendant. Nalitch's heart is his own. Joanna Newsom - "Good Intentions Paving Company" [buy] Dan told this song almost impossibly well, as a very small story. Still, it bears saying - "Good Intentions Paving Company" is the grooviest song Joanna Newsom has ever written. This is not, admittedly, saying much; but "Good Intentions" is effortless in its adaptation of 70s singer-songwriterisms, roving and wry, soft pop with a sharp right hook. Joanna's lyrics are still daft & gorgeous filigree (So with a solemn auld lang syne, sealed, delivered, I sang...), but "Good Intentions" is nothing too complicated - just a losing love-song, a fist-fight with the fog. Eternal Summers - "Bully in Disguise" [buy] Eternal Summers' Silver is one of the verybestalbums of 2010, a record of damned blueberry pop songs, messy and fast. So many great ones - "Able To", "Safe at Home", "Dye" - but the one that's won me deepest is the one that's most unalike. "Bully in Disguise" is an epic ask, a slow ascendancy, the Velvet Underground & 90s lo-fi & today's garagey ba-ba-bas. Love lost, lost found, going on. Sharon Van Etten - "Love More" [buy] A song of harmonium, tambourine, voice. Plain and gorgeous. I called it steamy - but not steamy like parked cars, closed bedrooms, breath on cold glass. It lacks the loneliness of ones and twos. I meant steamy like a hothouse, summertime and spring, greens softly curling. Loscil with Dan Bejar (Destroyer) - "The Making of Grief Point" [buy] Loscil's collaboration with Bejar (which is inverted, as "Grief Point", on Destroyer's Archer on the Beach 12") is haunting, vivid, like a film by Apichatpong Weerasethakul, a book by W G Sebald. Scott Morgan's beats swim, flourish, recede; and Bejar speaks. It seems a straight telling, an email read aloud, but also it is not; the context is discarded, the object obscured. It's a profound portrait of making art - yet also more than this, not just conceptual, sonically beautiful. Bejar says, "I have lost interest in music. / It is horrible. / I should only make things I understand, I should only make things I know how to construct, however imperfect."
Little Scream - "The Heron and the Fox" [buy] I spilled a lot of words, introducing you to Little Scream. She is from Montreal. Her songs are not always so simple & soft as this. Next year, when The Golden Record is properly released, I'll write about another one. But "The Heron and the Fox" is perfect in its rude splendour. We measure distances in miles of highway. It doesn't matter how the bird flies, or how the fox runs. We are men and women, locked in cars and buildings and jobs and lives, parked at truckstops, and we cannot slip through the forests, swim through the lakes. We are far away, sometimes, and we cannot take the shorter route. Sometimes the shorter route is closed.
etc...
Bon, j'ai pas tout lu, j'ai écouté mes oreilles avec mon coeur... et ça tient presque sur un CD !
Steve Roach & Byron Metcalf - Tales From The Ultra Tribe (2013) Label: Projekt Records Genre: Ambient, Ethno Quality: 320 kbps Total Time: 01:13:54 Total Size: 170 Mb :: PLAYLIST :: 01. Setting Forth 13:53 02. A Noble Direction 09:52 03. Midnight Migration 11:04 04. The Magma Clan 09:37 05. Road From Here 08:24 06. Fire Sky Portal 04:13 07. Return of The Dragon Bone Tribe 10:40 08. In the Safety of Travel 06:11
Steve Roach, on ne l'entendait plus trop ces derniers temps... Le revoilou, dans la veine du gars qui creuse son sillon pour épuiser son filon, et nous avec.
Des nappes d'ambient, des percus tribales au mètre, une transe qui peine à poindre.
Est-ce lui qui s'est enfermé dans ses boucles, ou moi ?
Ou les deux ?
Il semble bien loin, le temps des fulgurances du Serpent's Lair, moi j'vous l'dis.
Un jour, j'ai préféré écouter ses disques que de prendre l'avion pour goûter de l'ayahuesca en Amazonie, désirant l'aventure mais chérissant mes pantoufles.
Erreur !
Tout comme j'ai jadis adulé la colère froide de Godspeed You ! Black Emperor, qui marient "Souffrons dans la joie et le rock progressif " et lancinances obsessives tout au long d'albums instrumentaux où l'asphyxie le dispute à l'angoisse.
Je les ai vus en concert, et ils ne plaisantent guère. Mais au moins ils incarnent leur désenchantement dans une chair sonore de fin du monde.
Avec eux, même pas la peine de se repentir, les carottes sont cuites depuis un moment.
Des ruptures, des montées, des descentes, bref de l'intensité, là où Roach joue la montre et les patterns.
Faudrait quand même comparer ce qui est comparable !
Steve est le pape de l'ambient, et en cela il est incomparable.
Godspeed You ! possède l'exclusivité sur le rock symphonique déprimant post-Deleuze, dont j'ai laborieusement déniché d'autres zélateurs, en la personne de Russian Circles, dont le son est plus rock parce qu'à Chicago on ne trouve pas Deleuze en librairie.
entendu et apprécié hier soir sur France Inter en rentrant d'Alceste à bicyclette
Bertrand Belin pratique un art délicat, celui de la chanson abstraite et pourtant très précise dans sa logique des sensations, qui accroche ou qu'on rejette immédiatement.
Pas de concessions.
Un jeu de guitare à rendre jaloux bien des amateurs éclairés, et une voix d'une suavité qui me fait regretter d'être aussi hétéro que Fabrice Luchini dans ses multiples déclarations médiatiques autour de la sortie d'Inceste à bicyclette.
Je rêve, ou c'est encore une belle chanson sur ma bite ?
Et voilà, j'étais au volant de ma clé USB en écoutant le moteur de ma voiture, et j'ai encore flashé sur une des chansons de Beck Hansen, (à ne pas confondre avec sa demi-soeur Beck Bunzen, prix Nobel de chimie 1968) sur son dernier album virtuel.
Quatre versions de cette rengaine inspirée se disputent mes faveurs.
et la meilleure, réalisée par des professionnels de la profession :
Ca faisait longtemps que je n'avais entendu un bon Beck, disons depuis son album Mutation, qui remonte quand même à 1998.
Et puis là il a fait quelque chose d'assez original, il a écrit plein de chansons sans les enregistrer, en publiant juste les partitions pour que tout le monde ait sa chance d'en faire quelque chose de chouette.
Surprise, les morceaux sont de facture assez classique, sur des trames musicales plus qu'éprouvées, avec des paroles plutôt bien envoyées
Ma préférée, c'est celle-là.
Aaah, les contre-chants féminins !
mais il y en a plein d'autres !
Sur un blog concurrent et néanmoins ami, j'ai vu passer une compilation des publicités réalisées par Richard Gotainer, et j'ai fait semblant de me scandaliser du fait qu'il ait pu chercher à nous vendre les réclames chantées que nous payons déjà en achetant les produits.
Hé oui, le consommateur est toujours en bas de la chaine alimentaire.
C'est pas si grave, ça dénote d'une innocente malignité, et n'oublions pas que les vrais problèmes sont au Mali.
Par contre ça m'a rappelé que Claude Villers nous avait diffusé ce premier album de Gotainer, dans son émission Pas de Panique, et que c'était sympa et sans prétention.
C'était en un autre temps.
J'ai failli le racheter sur Itunes pour le partager, et puis comme j'avais acheté le vynile, j'ai préféré l'emprunter ailleurs.
Voilà.
Je pouvais difficilement passer à côté.
La pochette est repoussante, mais la musique est bonne.
Enfin, pour ceux qui apprécient les quintettes de néo-hippies violoneux du Colorado.
Je suis tombé sur trois nouveaux projets sur lesquels a travaillé Bill Laswell, aussi déroutants, bruitistes, envoûtants et musicaux que d'habitude.
Béni soit-il.
Rappelons qu'un ex-bloggueur aujourd'hui disparu a longtemps mis en ligne et entretenu une liste de 277 disques sur lequel notre ami Bill avait oeuvré, on se demande comment il a pu trouver le temps d'épouser Ejigayehu Shibabaw, franchement, y'en a qui ont du bol.
Malgré le Global Warming, malgré ma crisette de la cinquantaine et malgré la situation au Mali qui ne cesse d'être préoccupante, malgré malgré la relative confidentialité de sa carrière nonobstant le soutien de Lavilliers sur son avant dernier album, la belle Clarika persiste à sortir des disques élégants, tendres et acides, où elle explore la féminité post-moderne, la vie, la mort et tout le bazar.
Ca m'oblige à acheter des disques et à relancer l'économie, et c'est toujours ça de pris.
Claire Diterzi n'a pas l'air mal non plus, mais je ne peux pas être partout, et je n'ai plus beaucoup de sous depuis que j'ai tout claqué en implants dentaires tralalère non remboursés.