dimanche 27 avril 2014

Le Seigneur nous l'a donné, le Seigneur nous l'a repris


Un crucifix érigé en l'honneur de Jean Paul II dans le village de Cevo en Italie s'est effondré mardi sur un jeune homme de 21 ans, le tuant sur le coup. Ce dernier prenait la pose devant l'édifice haut de 30 mètres et comportant une statue du Christ de 600 kilos.
Ironie du sort, l'homme habitait dans une rue Jean XXIII, l'autre pape qui sera canonisé dimanche, en même temps que Jean Paul II.
Ce n'est pas la première fois que ce genre d'accident survient en Italie. En 2004, une femme de 74 ans avait été écrasée par un crucifix en métal de 2 mètres dans la ville de Sant'Onofrio, dans le sud du pays.
Le Monde.fr | 25.04.2014 à 15h20 •

Mon commentaire : il suffit d'un devis au rabais produit par un entrepreneur peu scrupuleux, d'ouvriers peu qualifiés en science des matériaux, d'un élu pas trop regardant sur les finitions, et ce tragique fait divers provoque l'hilarité de toute la racaille athée revancharde, toujours à l'affut de l'introuvable preuve de l'inexistence de Dieu.
Si c'était une grue de chantier qui était tombée sur une gamine comme c'est arrivé l'an dernier pas loin de chez moi, ça n'aurait fait rigoler personne.

vendredi 25 avril 2014

Nino Ferrer - les inédits de l'intégrale (1963/70)

C'est un peu triste, ces blogs animés par des geeks vieillissants en mal de reconnaissance sociale où l'on célèbre à grands coups de superlatifs des chanteurs disparus parfois même de leur vivant.
Serais-je déjà entré sans le savoir dans l'antichambre de l'hospice qui pue la pisse ?
Bon, si ils passent des vieux Nino Ferrer dans l'ascenseur qui mène au réfectoire, ça va le faire.

J'ai donc trouvé le complément idéal de Satanée Mirza (je refuse d'écouter ce qu'il a fait après 70, je me la garde pour mes vieux jours) : je découvre qu'il y a eu une intégrale Nino Ferrer en 2013.

Je ne l'ai pas trouvée à gratter, mais vouassi quand même la collection de tout ce qu'il a produit à mon époque fétiche et qui n'est pas sur Satanée Mirza, collection qui rend obsolète ma collection de youtuberies péniblement assemblée dans mon précédent article.

Je l'ai dépiautée à partir de ce que j'ai trouvé ici et qui date de 2012.

Donc les puristes pourront sans doute arguer du fait qu'il y manque peut-être quelques titres live pour m'imposer un redressement Urssaf sur l'assiette des cotisations que je prétends "intégrale", mais cette ribambelle inespérée de ritournelles désinvoltes, mélancoliques (il chante rarement la peine, la perte ou le deuil, mais quand il le fait il ne se déplace pas pour rien) ou faussement rageuses, de sa voix de James Brown livide parfois à deux doigts de sombrer dans la variété la plus abjecte et n'en ayant rien à faire, est aussi miraculeuse que si je découvrais soudainement en songe, comme dans les comics Sandman ou Shade, où l'argument d'oeuvres de fiction fictives, écrites en rêves ou juste imaginées par leur auteur, et garnissant à ce titre des rayonnages entiers dans des bibliothèques oniriques et/ou célestes, est largement utilisé, les oeuvres qu'il n'a ni écrites ni chantées, vu que je ne les avais jamais entendues avant, et que tout cela est bien subjectif, mon bon monsieur & ma brave dame.

http://www.mediafire.com/download/sqfdtqty5mhjoeh/NF-Introuvables_mais_retrouves(2).zip

mercredi 23 avril 2014

[Repost] Nino Ferrer - "Satanée Mirza" (1966/70)


13/04/09

Cher journal,
j'ai eu encore un éclair de lucidité au bureau, et pourtant j'y suis souvent.
"Moi j'ai pas envie de travailler, 
Je n'aime pas les congés payés"
chantait Nino dans "Le Blues anti-bourgeois", critique radicale de notre société productiviste qui nous suggère d'accumuler les biens de consommation et les disques rippés en mp3 sans rime ni raison, à moins que ce soit une mise en boite des loulous rive droite des années 60, et en tout cas je l'ai beaucoup écouté quand j'étais petit, moyen, grand, vieux.

Avant de saborder volontairement sa carrière de chanteur yé-yé à succès et devenir un certain hippie incertain, Nino Ferrer a commis une pelletée de 45 tours endiablés, empruntant au rythm'n'blues une fièvre communicative, lui tordant la gueule au passage en lui insufflant avec la bouche une orientation tragique et dérisoire par des paroles flirtant entre le narquois et l'absurde, donnant avant l'heure ses lettres de noblesse au namedropping sans que ça puisse dénoter chez lui d'un manque d'inspiration en prétendant le masquer.
http://home.nordnet.fr/jlegohebel/nino_ferrer/la_page_nino_ferrer_discographie.htm
Quand j'ai acheté ce disque, la photo de pochette était toute autre.
Méditons sur l'impermanence.


23/04/14

Cher Nino,
je n'ai pas grand chose à ajouter, sinon que tes chansons vieillissent mieux que moi.
J'ai repensé à toi et à tes ritournelles des années 60 lors d'un récent ouikende à Paimpol, car un de mes amis de collège méconnaissouzévaluait (approximativement traduit du néologisme américain misunderestimate que l'on doit à Georges Bush) un des titres de l'album, "Mao et Moa".
Et je me suis aperçu que l'album n'était plus tellement disponible ici ou là.
Tu ignorais alors que 25 ans plus tard, tu périrais de ta propre main, dans des circonstances vaguement inspirées des péripéties de l'héroïne de "Justine" (ta chanson, pas la rengaine sans gaine de Marquis de Sade)
Comme si ta vie avait été aussi pathétique, problématique, pathologique que dans ces petites fables énumératives où tu sacrifiais parfois le sens à la prosodie, pour la plus grande joie des petits et des grands.

Et puis j'ai retrouvé cette pochette du 45 Tours 4 titres que j'écoutais à donf à 4 ans 1/2, que même mon père il a failli jeter le tourne-disques, et j'ai regardé sur Youtube si je ne trouvais pas les titres qui n'étaient pas sur Satanée Mirza.
J'en ai trouvé une poignée, qui s'inscrivent dans la même veine peu exploitée depuis que tu l'as quittée début 70's, puisqu'elle emprunte autant à Gérard Manset par les thémes abordés qu'aux Charlots par l'interprétation.


J'ai aussi retrouvé la photo originale de ma compile, qui fait de toi le gendre idéal bien qu'un peu mélancolique de toutes les aventurières de l'entresol, dans les siècles des siècles.

Sur ce mini-album home-made offert en bonus, il y a au moins deux bijoux méconnus :
- une adaptation de "It's a man's world" de James Brown qui n'a pas grand chose à envier à l'original.
- "Ma vie pour rien" est une variation somptueuse sur The House of the Rising Sun revu par Johnny Hallyday, qui résonne comme une farce tragique et hantée, c'est à se demander si tu n'étais pas bipolaire.
Je suis bien content.

http://www.mediafire.com/download/259r2aq7btm2s7u/NF-Introuvables_mais_retrouvés.zip





samedi 12 avril 2014

Hellwood - Chainsaw of Life (2006)

Séki Hellwood ?

Ben c'est l'union temporaire de Johnny Dowd et de Jim White, le temps d'un album.

Oui mais séki Johnny Dowd

Et séki Jim White ?

A part moi et le tenancier du Club des Mangeurs de disques, y'a pas grand monde que les réponses intéressent.

Si vous voulez mon avis, on serait encore en plein dark americana que ça ne m'étonnerait guère.

Ne manquent que Mathew Mac Cochonnou et Woody Harrelson aux choeurs masculins.

De toute façon, si vous n'avez jamais pris la tronçonneuse de la vie dans la face, ce disque n'est pas pour vous.
Nananère.


http://www.mediafire.com/download/ll5p2ulp3e5qpe8/HW_COL.zip

vendredi 11 avril 2014

[Repost] Bernard Lavilliers - T'es vivant...? (1978)


Le meilleur du meilleur, qui pose la seule question qui vaille, bien que la réponse ne soit pas évidente à l'infortuné qui se la pose sur ma tombe.
Ca dépotait, et ça dépote toujours. Les meilleurs musiciens, les meilleures compositions, le souffle rauque, les potes morts d'O.D. dans les chiottes d'un bistrot de la Bastille... la naissance et le faire-part de deuil du mythe, tout en même temps.

Pendant longtemps, on n'a plus trouvé ce disque. 

Souhaitons qu'on le rachète et surtout qu'on le réécoute.

jeudi 10 avril 2014

[Repost] Shade, the changing man (Peter Milligan, 1990-96)


Ah ça, pour prendre des substances prohibées, on est là.



Les 3 premières pages de Shade # 01.


Ca commence par le récit d'une pauvre et jolie fille qui boit comme un trou détective depuis que son amant noir, qu'elle vient présenter à ses parents, se fait dessouder sous ses yeux par un flic blanc, parce qu'on est en Louisiane et que on rigole pas avec la mixité raciale et sexuelle dans les Etats du Sud, et puis dans certains comics non plus, malgré leur nom. Pas de bol, ses parents se font hacher menu par un serial killer psychotique qui, une fois attrapé et condamné, est possédé par une entité d'outre-espace en provenance de la planète Meta lors de son passage éclair sur la chaise électrique. 
Puis, le Hurlement Américain s'abat sur la ville, et les rend tous barges.
Bref, c'est un peu chargé.

La première apparition du Hurlement Américain, un vendredi 13 à 5 heures.

Je suis tombé sur Shade après ma cure annuelle de Hellblazer, dont c'est Milligan qui a tenu le manche sur les 50 derniers épisodes.
Je l'ai feuilleté sur internet, puis j'ai acheté les 3 premiers volumes, qui ont été republiés chez Vertigo. 
Respect : un mélange de psychanalyse psychédélique, de thriller horrifique, de métaphysique quantique et d'expérimentations tous azimuts sur l'identité...
La mise en couleurs du premier tome est assez atroce (ça date du début des années 90) puis ça s'améliore.
Tout au long des 70 fascicules mensuels que dure la série, on sent que Milligan s'amuse à exorciser les cauchemars qui trainent dans l'air du temps depuis que l'American Dream est devenu l'American Scream, et quand ça ne lui suffit pas, il convoque ceux de la mythologie yankee des décennies précédentes, comme l'affaire JFK, les gourous du Flower Power, la clochardisation du Rêve Américain...
C'est à se demander s'il n'en a pas fumé un gros avec Stanislas Grof, le papa de la psychologie transpersonnelle.
On frôle aussi parfois l'esprit du Sandman de Neil Gaiman.
Et Milligan explore un bon paquet de possibles du medium "comics", quitte à sombrer dans le farfelu, avec plus ou moins de bonheur. Ca ne le dérange pas de convoquer Ernest Hemingway, James Joyce, Pandore ou John Constantine l'espace de quelques épisodes, pourvu que ça fasse des étincelles.
Y'a des gros coups de mou dans la série, mais aussi de sacrés morceaux de bravoure surréaliste, poétique et macabre.



La saga de Shade à travers les âges farouches du comic.


Shade #001/010
Shade #011/020

mercredi 9 avril 2014

Micah P. Hinson – And The Nothing (2014)

La voix est brisée, très proche de celle de Johnny Dowd, alors qu'il a vingt ans de moins que son non-illustre ainé, que nous saluerons demain.
C'est normal, il a eu un très grave accident de voiture en Espagne, et il a été obligé de réaliser cet album sans les mains, je l'ai lu dans Gala.
Moi aussi, j'ai eu un très grave accident de voiture en Espagne, mais j'ai pas fait d'album après, et heureusement, il n'aurait pas été aussi réussi que celui-là.


A noter que Micah P. Hinson, bien qu'il soit un outlaw de l'americana, n'a absolument pas participé du tout à la bande son de True Detective.

Ca tombe bien, il faut que je m'entraine à ne plus en parler.

J'aurais bien attaqué un nouveau running gag avec The Red Road, mais c'est nettement moins abouti dans le genre Big Bazar Psychopathologique.
Et je viens d'aller voir Nebraska, un film américain qui est l'antithèse de toutes ces séries anxiogènes, et c'est pas plus mal, ça serait même moins pire.
J'en ai, de la chance.

mardi 8 avril 2014

The Handsome Family - Singing Bones (2003)

Encore une trouvaille tombée du camion plein à ras bords de la sélection musicale concoctée par T-Bone Burnett pour la série True Detective : The Handsome Family signe la musique du générique.
Dans les milieux autorisés, on murmure que c'est  soit de l'alternative country, soit du dark americana.
Le chanteur a été étiqueté bipolaire par la psychiatrie, il était donc prédestiné à se retrouver piraté sur les blogs musicaux de ceux qui alternent entre des états larvés de sociopathie audiophile et des stases mélancoliques de sociophilie audiopathe.
C'est plein d'une langueur vénéneuse, nourrie d'influences western et de colchiques mexicains.
Surtout quand on pratique le binge-listening à partir de leurs 10 albums studio, après avoir tâté du binge-drinking et du binge-watching.





Dimanche dernier, en allant ramasser des respountchous,
 je les ai croisés dans le petit bois derrière chez moi.
Je leur ai dit tout le bien que je pensais de leur roborative production.
Du coup ils nous ont invité à l'apéro bipolaire : Caouettes et Seroplex®.

dimanche 6 avril 2014

John Mellencamp, T-Bone Burnett, Stephen King – Ghost Brothers of Darkland County (2013)

Quand j'étais petit, j'écoutais avec ferveur le disque 25 cm du Livre de la Jungle raconté par Serge Reggiani. 
Dans la cire vierge de mon cerveau d'enfant, la mise en ondes flamboyante creusait ses sillons tonitruants. 
La jungle était beaucoup plus inquiétante et les animaux beaucoup moins nunuches que dans la version Disney.
Il n'y avait pas toutes ces merveilleuses chansons à la con style "il en faut peu pour être heureux", ode typiquement anglo-saxon à une frugalité qu'ils sont bien infoutus de pratiquer.
Et puis quand on est petit, on n'a pas l'imaginaire saturé par tous les livres et les films qu'on découvrira plus tard.
A partir d'une histoire interprétée par des récitants convaincus et de quelques bruitages idoines, on part en live comme qui rigole.
Ô temps bénis du Disque d'Aventure, quand reviendrez-vous ?
Sans doute jamais.
Il faudrait d'abord vider le disque mou du cortex pour se remettre dans l'état d'innocence et d'attention pure qui furent les miens lors de l'écoute religieuse de cette dramatique télé sans images.

Je crois que c'est au même genre d'expérience version adulte que nous convie le trio John Mellencamp, T-Bone Burnett, Stephen King.
A eux trois, ils nous content une petite histoire d'horreur sous la forme d'une comédie musicale qui se laisse écouter.
Ca ne veut pas dire que ça soit aussi chouette que le T-Bone Burnett d'hier ou que le Steve Earle de demain.

John Mellencamp est un rockeur émérite dont j'ignore tout.
T-Bone Burnett n'a jamais récolté la gloire méritée comme artiste de variété et idole des jeunes, mais comme illustrateur sonore de True Detective, il s'y entend.
Stephen King n'a pas écrit que des conneries, il en a aussi filmé.
Mais son "Echiquier du Mal", sous le pseudonyme de Dan Simmons, force l'admiration des Ennemis de la Joie.
Bien sûr, je plaisante et je désinforme : tout le monde sait que c'est Dan Simmons qui a écrit des romans de gare sous le pseudonyme de Stephen King.

Surprise : sur le disque, il y a plein d'invités, comme Elvis Costello, Marc Ribot, Taj Mahal, Kris Kristofferson, Sheryl Crow.




http://exystence.net/blog/2013/06/04/john-mellencamp-t-bone-burnett-stephen-king-ghost-brothers-of-darkland-county-2013/

samedi 5 avril 2014

The True False Identity - T-Bone Burnett (2006)




Et voilà.
Dès que  T-Bone Burnett  met une contrebasse et une guitare un peu débraillée à la Marc Ribot dans son Americano, pardon, cana, ça se met à ressembler à du Tom Waits période Rain Dogs.
Et qui s'en plaindrait ?
Son beaucoup plus sale que dans l'anthologie d'hier, thématique du Mal assez omniprésente dans les urines des lyrics, bref une vraie trouvaille.
Quand c'est trop, c'est Tropico.
Ca se laisse écouter avec beaucoup de plaisir, et en relisant le Louisiana Breakdown de Lucius Shepard qui vient de mourir d'autre chose, c'est encore mieux.

J'ai cherché à savoir si la chanson qui ouvre l'album avait quelque chose à voir avec le film Zombieland dans lequel joue Woody Harrelson qui joue aussi dans Trou détective dont la musique est signée  T-Bone Burnett, mais ce n'était que suppositoire, pardon sition, de geek enfiévré par les vapeurs du bayou.

http://uploaded.net/file/6xgysw5e

vendredi 4 avril 2014

Twenty Twenty - The Essential T-Bone Burnett (2006)

Son nom, au croisement de la cote de boeuf XXL et de l'auteur de polars, est déjà un chef d'oeuvre qui m'avait caressé l'oreille par le passé, mais son oeuvre m'était inconnue.

Comme il signe la B.O. de True Detective, la série qui fait des trous dans les détectives, je tends l'oreille sur Internet. 
Et j'apprends qu'il a aussi signé celle de O' Brother.

Ca veut dire qu'il sait bien choisir les morceaux qu'il écoute et qu'il met dans les oreilles des autres.

Est-ce que comme Trent Reznor, bien qu'officiant dans un tout autre périmètre musical, ce garçon ne réussirait-il pas mieux pour les autres que pour lui ?

En tout cas, rien qu'avec ces deux références, Total Respect.

D'autant plus qu'il a la tête de Peter Sellers dans The Party.

Ca vient peut-être des lunettes, mais quand même.

Et je découvre que musicien unanimement reconnu par ses pairs, il n'a jamais réussi à percer commercialement.

Voilà de quoi susciter ma sympathie, voire mon identification, moi qui ne suis que maudit, et encore, que par ma femme.

Allez, on écoute Twenty Twenty - The Essential T Bone Burnett, en 2 volumes.

Bon, à priori, c'est de l'Americana, ce genre musical auquel je n'ai jamais rien compris avant de taper le mot dans Wikipedia.

C'est un peu foutraque, son entrepôt : il y a de la variété américaine, mais aussi du rock, des échos de Roy Orbison, du folk déglingué, des guitares slides, et même un tango.

Il a produit Elvis Costello, ça ne m'étonne pas, même si je n'ai pas le temps ce soir de me pencher sur les paroles, je sens une proximité dans le songuewritingue, congue.

Je ne sais pas si l'anthologie suit un parcours diachronique, mais plus j'avance, plus je trouve ça sympa.

J'en ai trouvé un autre qui me plait encore plus mieux, et que je posterai demain.

CD 1

CD 2

jeudi 3 avril 2014

Dances in Dreams of the Known Unknown - The Skull Defekts (2014)



Le poison sonore coule dans nos veines psychiques.
Ca ne vous suffisait donc pas d'être suédois, encore fallait-il que vous fussiez noisy ?
Ingrédients de la galette : Incantations, guitares rageuses et darkness für alles.
Assez hanté pour figurer dans la bande son de True Detective.
En écoutant les paroles, on a peut-être même une chance d'en apprendre un peu plus sur le Roi Jaune et Carcosa, parce qu'avec Mathiou McCochonou, on est un peu restés le bec dans le marigot.
Mais bon, c'était du divertissement, là on est dans le dur.

Poussés par la pulsion prosélytique, qui nous pousse à diffuser le fruit de nos acquisitions, de vieux adulescents recopieront d’un clavier tremblant les versets psalmodiés par ces Défauts du Krähn (Skull Defekts) sur des blogs mortifères à vocation culturelle que personne ne lira, dans l’espoir toujours déçu d’attirer l’attention de filles faciles qui auraient été débectées, si elles étaient passées par là, par la pochette qui mixe pourtant habilement radiographie crânienne, dépistage du cancer du col de l’utérus et test de Rorschach.


http://exystence.net/blog/2014/03/25/the-skull-defekts-dances-in-dreams-of-the-known-unknown-2014/

mardi 1 avril 2014

[Repost] Lutin Bleu - Leur Bonheur est total (2002)


A l'occasion de la renégociation du régime d'assurance chômage, en particulier les annexes 8 et 10, il faut prendre le temps de réécouter "Ernest Antoine"(et Ségolène !!!).

A l'occasion de la nomination de Manuel Valls au poste de premier Sinistre, il faut prendre le temps de réécouter "T'sais quoi".

Honteusement méconnus, ces trois schtroumpfs ont enregistré quelques albums inspirés, dans la tradition du rock bruyant et rigolo.

Celui-ci, à l'époque je l'ai commandé chez eux, à Grenoble, et j'ai attendu trois semaines avant de recevoir une galette enveloppée dans du papier kraft taché de gras, comme si son contenu était plus que douteux, alors qu'au final c'était une bonne surprise, dans la lignée d'Odeurs pour les meilleurs titres et des Fatals Picards pour les moins bons.

Comme le groupe s'est auto-dissous après le relatif insuccès de leur épuisante formule albums autoproduits / tournées dans les MJC, et que les disques ne sont plus en vente nulle part, je m'autorise le postage de leur album studio le plus réussi sur le plan musical et textuel.

Ce qui les a tués, c'est peut-être la tentation rock fm, qui avait déjà bien amoché Raoul Petite (dont nous reparlerons) et d'autres...

Par exemple, ça pour moi c'était moins probant, bien qu'énergique.
Ils ont dû se dire que ça ouvrirait les portes vers le grand public.
Et ils ont plié les gols juste après.

Je ne vise pas à l'encyclopédisme du rock parodique, mais je pense qu'avec celui-ci, on commence à avoir fait le tour.