samedi 28 février 2009

28 jours plus tard

Deux vieilleries épinglées aujourd'hui sur ma colonne Maurice pour clore ce mois de partage...
C'est la fête ! comme dirait Patrick Sébastien.
Je me mets en vacances : prendre son pied dans la tombe, ça fatigue.
Je n'avais pas promis que ça durerait toujours, et en plus je voulais juste retrouver l'album des Sax Pustuls, pépite de ce blog qu'un ami m'a envoyé.
Que ma joie demeure.

en vacances bien méritées dans les bardos du téléchargement illégal

[ Repost ] Cracher dans l'eau ça ne fait plus de ronds (1976)



Le regretté Gébé qui était le moins bête et méchant de la bande du Square - ses planches ont pris beaucoup moins de rides que celles de ses camarades.

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Strange # 1 (1970)


Strange est un magazine de bande dessinée publié de janvier 1970 à mars 1998 par les éditions Lug, puis par les éditions Semic.


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jeudi 26 février 2009

Ricet Barrier - 4 albums (1958/1978)


Epouvantablement mal rippés par un amateur peu éclairé avec un micro "Deutsche Gramme au Fond" dans sa cuisine pendant que son jeune fils s'exerce à taper sur une boite à rythme en sourdine, l'aspect document brut de l'archive ne compromet pas son fumet délicieusement suranné.
Ricet Barrier faisait la voix de Saturnin, le court métrage de l'ORTF en noir et blanc pour les petits, et plus tard celle du narrateur des Barbapapas, le dessin animé hippie, et a commis quelques chansons marrantes dans les années 70 dont "les spermatozoïdes"; une sorte de Vassiliu moins déchiré.
Et il ne tardera pas à nous quitter discrètement un de ces jours.
Il me fait penser, avec sa manière bien kitschounette d'épicurien disparu et oublié, à cette pique définitive de Pierre Dac : "celui qui, parti de rien, n'est arrivé nulle part, n'a de merci à dire à personne."

4 albums :
Mythologies + La manigance + ISABELLE V'LA L'PRINTEMPS + les spermatozoïdes

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lundi 23 février 2009

Dashiell Hedayat - Obsolete (1971)


"j'ai une chrysler
tout au fond de la cour
elle ne peut plus rouler
et ç'est là que je fais l'amour "


Les infos sont là
http://electricmelody.blogspot.com/2007/02/dashiell-hedayat-obsolete-1971-shandar.html
ou là
http://planetgong.over-blog.com/article-16312920.html
on peut même bricoler son propre article à partir de son vécu intime de ce disque en piquant des bouts d'arguments à droite à gauche si on vient à bout des siens propres, tout en éprouvant le sourd et discret désespoir engendré en l'écoutant trop fort, trop tard en contemplant de l'électroménager trop neuf et déjà obsolète...
... on vivait avec une rennaise à montpellier, on bouffait des champis au lieu de s'investir dans nos études, on baisait comme des jeunes parfois même plusieurs fois par an et sans viagra ...
On écoutait Gong, Crimson...

La musique est là
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et tout ça c'est du passé !

samedi 21 février 2009

Les Rigolus et les Tristus - la planète du fou rire (1969/1973)


Le Samedi 10 Juin 2006 à 23:22 GMT+2, par John (de l'Institut)

il y avait une bédé géniale dans Pif Gadget dans les années 60 : les Rigolus et les Tristus. Les premiers étaient rubiconds et morts de rire, les seconds tout verts et tristes à fendre l'âme. Quand un Tristus parvient à foutre le blues à un Rigolus, celui-ci devient verdâtre : il vient de se transformer en Tristus ! et réciproquement, quand un Rigolus arrive à faire marrer un tristus, celui-ci change de couleur et de regard sur la vie.
le Tristus qui sait qu'il est "malade" au lieu de "coupable" est mal barré pour continuer à se complaire dans son rôle de victime, mais la partie n'est pas gagnée pour autant. Il doit accepter de passer de la culpabilité à la responsabilité : nous ne sommes pas responsables de la maladie, mais de notre rétablissement, ça oui.
C'est très dur d'admettre qu'on ne peut s'en sortir tout seul, de passer de l'humiliation à l'humilité. Mais il y a tout à gagner. Le problème c'est que les Tristus préfèrent souvent leurs petits jeux "à qui perd gagne".
Comme s'ils voulaient ignorer le plus longtemps possible qu'en fait, "qui perd perd".


Ca c'était vraiment extraordinaire.
Cézard était un génie.

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vendredi 20 février 2009

Titans (1976)


Quand j'étais très jeune, j'avais le droit de lire Pif Gadget, mais sûrement pas les comics américains. Sentant obscurément qu'une enfance sans super-héros est encore pire qu'une enfance sans dieu sur le plan psychologique, je les dévorais donc en cachette, chez une vieille marchande de journaux et d'articles divers qui s'était prise d'affection pour ce petit garçon "sage comme une image ".
Le fait que je puisse rester pendant des heures plongé dans Carabina Slim, Spirou et plus tard Tounu Partout) assis sur un siège d'appoint entre deux piles de boites à chaussures et de bérets, c'est sûr que par rapport à ses petits enfants turbulents j'e présentais les signes de la "sagesse". But early Geekism ins'nt wisdow, neither its promise.

A 13 ans je me suis enhardi à acheter Titans, parce que pour Strange, c'était baisé, ils en étaient déjà au numéro chaipucombien et j'étais largué dans les autoréférences de Daredevil et Daredeschamps.
Je garde un souvenir ému de ce magazine, bien que scénario et graphisme préhistoriques mettent en évidence le chemin parcouru par les opuscules anglo-saxons de figuration narrative depuis ces temps béni des pionniers du neuvième art.

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jeudi 19 février 2009

Heldon - Stand By (1979)


Take a whole bunch of Fripp-style guitar circa the Starless and Bible Black album, mix it with electronic, near-industrial soundscapes, and you have Stand By. This is pretty alien stuff. Basically each piece relies on spacy, sci-fi analog keyboards that alternate between monolithic repetition of patterns, and eerie echoes, screeches, and skronks. The guitar accompaniment is either "Fracture"-like creepy-crawly tension/structure, or "Starless and Bible Black" style howling chaos. Drums are somewhat intermittent; sometimes a martial aggressive drum beat drives things into semi-industrial mode, and other times the drums are nearly non-existent, letting the keyboards and guitars drift off into outer space.

The textures here are pretty intriguing. The guitars have a grainy, crunchy, jagged sound that suits the style well. The keyboards all have a cold, echo-y, overly electronic sound to them (as opposed to mimicking a natural sound); they always remind me of the soundtrack to a science fiction movie from the 70s. Maybe the music would fit with "Black Hole" or "Tron" or something like that...

The good thing is that Heldon can capture that KC/Fripp guitar pretty well; the downside is that it will never compare to the splendor of the real thing (for me, anyway). However, Heldon is no KC rip-off; they just take an element of that style, and apply it to something new.

King Crimson fans might like this, as well as anybody that enjoys the electronic side of prog. This might even appeal to those that also enjoy modern trance, techno, and industrial music. Also, some Magma members are present as well! All in all, Stand By is a very interesting CD. It is worth checking out if you want to feast your ears on something different. (source)

chronique en français qui dit à peu près la même chose, à croire qu'ils se sont donnés le mot. C'est vrai que le premier morceau prend bien la kiche. Et dire que je pouvais écouter ça en boucle quand c'est sorti. Ca n'excuse pas tout, mais ça explique beaucoup.


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mardi 17 février 2009

Heldon - Electronique Guerilla (1974)


Pas vraiment introuvable, mais pas facile quand même.
Et qui se souvient de Heldon ?
Mythique pour une poignée d'inconditionnels gnan-gnan des Frippertronics produits localement : Richard Pinhas est une sorte de Robert Fripp qui aurait croisé Deleuze au lieu de Gurdjeff et qui s'est compromis plus tard avec Spinrad, mais aussi avec Dantec.
Difficile de l'aimer quand on voit qui l'aime aussi, sur ce blog juste grotesque.
Rien que la mise en page, on dirait une parodie de Vuillemin du temps où il bossait sur "Ramon Lopez, poète et martyr".
M'enfin, on est tous le grotesque de quelqu'un d'autre.
Des fois même ça rassure de savoir de qui.
Bref.
J'ai repensé à ce disque à cause du morceau "Ouais Marchais, Mieux Qu'en 68 [ex- 'le Voyageur']" sur lequel je suis resté scotché avec Laurent Larose quand on avait 17 ans.
Où es-tu Laurent ?
Ah ouais merde c'est moi qui rompis, j'oubliais.


Heldon - 1974 - Electronique Guérilla

Titles:
1/ Zind (2: 18)
2/ Back to Heldon (8: 31)
3/ Northernland Lady (6:57)
4/ Ouais Marchais mieux qu'en 68 (Le voyageur) (4: 22)
5/ Circulus Vitiosus (8: 43)
6/ Ballade pour Puig Antich (révolutionnaire assassiné en Espagne) (2: 19)


Musicians:
Richard Pinhas: AKS synth, 1957 Gibson Les Paul guitar
Alain Renaud: guitar (3)
George Grunblatt: VCS3 synth (4)
Patrick Gauthier: piano and VCS3 synth (4)
Coco Roussel: drums (4)
Pierrot Roussel: guitar bass (4)
Gilles Deleuze: voice (4)

Between 1974 and 1982, Frenchman Richard Pinhas recorded at least twelve LPs either under the Heldon name or his own, alternating between guitars and keyboards himself and accompanied by a variety of associates on guitars, drums and analog synthesizers. This double CD reissue includes Heldon's very first release, Electronique Guerrilla, and their third, It's Always Rock 'n' Roll (itself a double LP originally). These releases are sometimes referred to as Heldon I and Heldon III (Heldon II, otherwise known as Allez Teia, was recorded earlier in 1975). In spite of the rather aggressive album titles, these early recordings are mellow to the point of ambient, and inscrutably (or perversely), there's very little music in the entire program which would be considered rock & roll by any stretch of the imagination. (Very unobtrusive drums appear only on several of the later tracks on the Rock 'n' Roll reissue.) Most musical biographies of Heldon/Pinhas speak of the Eno/Fripp influence, and indeed, Pinhas encouraged the connection in early interviews by referring to the two English musicians in terms bordering on hero worship. But Pinhas is too modest. Much of the better-known electronic trance music that Pinhas and Heldon seem to be imitating, e.g., early Tangerine Dream, Soft Machine, Fripp and Eno, etc., actually comes after these early Heldon recordings -- or is occurring at roughly the same time. Aside from Fripp/Eno's No Pussyfooting, only the first edition of Fripp's King Crimson band could be considered as an obvious influence, but Pinhas doesn't use vocalists, and seldom demonstrates any delusions of prog-rock grandeur on these releases. If Pinhas is paying homage to Fripp on these recordings, then he is also extending Fripp as well, with the wailing sustain of Pinhas' heavily processed guitar gliding over the top of a number of looped and sequenced synthesizer patterns to good effect. By later standards, the electronic equipment used by Heldon is almost laughably antique, and the concepts may also seem simple and predictable to a more sophisticated audience. Nonetheless, there is a purity and conviction to this music, and a dark, slightly sinister element perhaps best exemplified in the long "Dr. Bloodmoney," a title inspired by the great sci-fi writer Philip K. Dick. Like Dick, Pinhas has a talent for messing with your head, and combines overlapping patterns in such a way that time itself sometimes seems suspended. ~ William Tilland, All Music Guide

Bio:
Led by guitarist Richard Pinhas, the French group Heldon released seven groundbreaking albums, melding electronic and rock forms, from 1974 to 1978. Pinhas also recorded six albums under his own name. Pinhas was heavily influenced by Robert Fripp; this shows in his guitar playing, and in the titles of several of his compositions. While early LPs sometimes evoked the sound of Fripp and Eno, Heldon evolved in its own direction. The release of Heldon IV: Agneta Nilsson saw the group heading toward a more intense, menacing sound. Heldon V: Un Reve Sans Consequence Speciale was the first to feature the "classic" lineup of Pinhas, drummer Francois Auger, and keyboard player Patrick Gauthier. These three would be the key personnel on Heldon's last four albums. The entire Pinhas/Heldon catalog was reissued on CD by Cuneiform, several featuring bonus live tracks. ~ Jim Dorsch, All Music Guide



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lundi 16 février 2009

Jacques Higelin - Irradié (1975)


Un des premiers disques que j'ai achetés quand j'étais p'tit était son mémorable "Alertez les bébés", deux albums plus tard. Parfait et indémodable.
J'en tremble encore rétrospectivement d'extase comme de la gelée fluo type dessert anglais.
Cui-là est moins accompli, mais plusse introuvable, et y'a quand même "la fille au coeur d'acier" et "le courage de vivre", qui récapitulent l'esprit du rock'n'roll à la sauce higelin : tout dans la tchatche, rien dans les mains.
Tous les albums d'Higelin antérieurs à sa trépanation pré-frontale avec les conséquences post-opératoires de sa possession démoniaque par le fantôme de Charles Trénet sont fréquentables.

Comme je ne sais pas pourquoi on met le lien dans les commentaires, je le mets là.

http://www.megaupload.com/fr/?d=14GPM5MY

dimanche 15 février 2009

Voyage au fond des mers - S03.03 - (Le jour de la fin du monde) - 1968


Voyage au fond des mers (Voyage to the Bottom of the Sea) est une série télévisée américaine en 110 épisodes de 48 minutes (dont 32 en noir et blanc), créée par Irving Allen et diffusée du 14 septembre 1964 au 31 mars 1968 sur le réseau ABC.

Cette série met en scène les aventures fantastiques du sous-marin atomique expérimental Neptune (Seaview en anglais) et de son équipage. Conçu par l'amiral Harriman Nelson, ce vaisseau est un outil de recherche océanographique au service de la Nelson Institute of Marine Research. Il embarque un petit véhicule en forme de soucoupe, le sous-marin volant.

En France, la série a été diffusée à partir du 26 octobre 1969 sur la deuxième chaîne de l'ORTF.

J'étais là.

J'ai tout vu.

C'est rentré comme dans du beurre.

La série est remarquable par la présence, dans de nombreux épisodes, de créatures improbables et par les sujets abordés, tels que les risques du nucléaire ou les problèmes de pollution maritime. C'est un peu Star Trek au fond des mers, quoi.

D'ailleurs, comme dit le chat de Gelluck, j'espère que le fond de la mer est étanche.

(source)

Le lien est dans les commentaires, si je mens je vais en enfer.

samedi 14 février 2009

Ange - Au delà du délire (1974)


A la fin des années 70, on trouvait des piles et des piles de ce vynile dans les bacs des soldeurs.
Etait-ce si mauvais ? Le rock progressif tenait pourtant là un parangon hexagonal qui n'avait pas attendu 15 ans pour traverser la Manche sans s'abâtardir.
Des bâtards, il en était confusément question dans les textes et l'imagerie médiévale, cousus dans des nappes de mellotrons et de guitares confuses.
Manifestement, on tenait là le King Crimson du coingue.
Et la comparaison tient la route sur la distance : splits et reformations s'étalant sur des décennies, hordes de fans étiques et inconditionnels, militants autistes, carrière élégamment infra-underground.
Mais bon, fin 70's il fallait solder toute cette quincaillerie psychédélique, les punks et bientôt la new-wave rendaient tout ce qui comptait plus de trois accords distordus emphatique et précieux dans le mauvais sens du terme.
C'était déjà la débandade pour le prog-rock, lui-même genre bâtard : on répugnait à accoler le terme "jazz" au mot "rock" que déjà toutes les pochettes de Yes s'auto-effondraient sous la kitscherie et le chateau s'écroulait déjà devant le punk puis la new-wave avant d'être mythifié post-mortem.
Je ne connais pas autre chose du groupe que ce disque, à céder dans l'état.
Mélange d'imagerie médiévale, de métal, de mellotrons psychédéliques...
"Si j'étais le Messie, je raconterais n'importe quoi, N'importe où, n'importe comment, Et les gens me croiraient, Ils n'ont rien d'autre à faire... Si j'étais le Messie, je mènerais en bateau N'importe qui, n'importe comment, Et les gens me croiraient, Ils ne connaissent pas mes eaux... Si j'étais le Messie, je serais pédéraste, Avec n'importe qui, n'importe comment, Et les gens me suivraient, Reniflant mon derrière..."
hybridation inimitable de Jacques Brel et de Pink Floyd période dérangements intestinaux.

Le lien est dans les commentaires, si je mens je vais en enfer.

jeudi 12 février 2009

Monty Python's Flying Circus : Intermission + The Naked Ant (S01E12+E13) (1970)


Je ne pensais pas poster de vidéo ici, mais bon, puisque la technique et les coïncidences le permettent, pourquoi pas...
Monty Python's Flying Circus est une série télévisée britannique en 45 épisodes de 30 minutes, créée par Graham Chapman, John Cleese, Terry Gilliam, Eric Idle, Terry Jones et Michael Palin, et diffusée entre le 5 octobre 1969 et le 5 décembre 1974 sur le réseau BBC1.
En France, pays sous-développé sur le plan de l'humour, la série a été diffusée à partir du 1er août 1991 sur FR3 et rediffusée entre le 10 octobre 1992 et le 11 septembre 1993 sur Arte.

Encore un sommet infranchissable, qui montre que quand on est une bande de potes, qu'on a des idées et une caméra super 8, c'est bien nous les rois du pétrole.

Le lien est dans les commentaires, si je mens je vais en enfer.

mercredi 11 février 2009

tom waits : blue valentine (1978)

"little black girl in a red dress
on a hot night with a broken shoe
little black girl you shoulda never left home
theres probly someone thats still waitin up for you
its cold back in chicago
but in los angeles its worse
when all you got is $29.00 and an alligator purse"...

J'étais un peu trop jeune pour me prendre pour un faible du ventricule gauche, écartelé entre les émois geekiens post-ados et le "Broken Hearts are for Assholes" suggéré par Zappa, et puis Tom Waits débarque, et installe sa petite station-service drugstore ouverte à toute heure, propose de se bitumer la trachée et de siroter du bourbon... j'ai pas craché dessus. C'était avant que la folie lui crame ses violons, ses pianos, pour le laisser à la tête de sa fanfare déglinguée.

mardi 10 février 2009

charlélie couture - le pêcheur (1979)


Deux ans avant sa réussite la plus flagrante que sera Poèmes Rock, dont il ne se remettra jamais vraiment, retombant par la suite dans un obscur baratinage semi-clandestin (je veux dire que je cessai alors de l'écouter) le nancéen délivre 12 chansons un peu dans la sciure, quelque chose qui ne ressemble à rien de connu, prometteur d'un ton nouveau.
En concert, jamais vu quelqu'un multiplier aussi vite les pains ( d'un piano et non avec la jesus touch, malheureusement)

dimanche 8 février 2009

wish you were here (1975)


c'est dimanche, on se repose.
La semaine s'annonce rude en uploads.
Une carte postale qui m'est revenue en mémoire en visitant le lac mono cet été : elle y fut prise en 72 et on la trouvait dans la pochette intérieure de wish you were here de pink floyd.
Un yogi y retint sa respiration sous l'eau pour parvenir à cet effet spécieux.
Y'avait pas photoshop.

samedi 7 février 2009

font et val : Baader (1978)


Les deux gauchos flamboyants des 70's, ambiance Charlie Hebdo de la bonne époque.
Longtemps avant que leur karma se déploie dans sa radicale altérité :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Font
http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Val
Enjoy, comme on dit dans le Bas-Rein.
J'ai longtemps cherché ce disque en vain, alors que hier j'ai mis le pied sur l'intégrale, par hasard.
http://auteursreunis.free.fr/

Le lien est dans les commentaires, si je mens je vais en enfer.

vendredi 6 février 2009

The Honeymoon Killers - les tueurs de la lune de miel (1982)


C'est souvent les meilleurs qui partent les premiers, c'est peut-être pour ça que je suis encore là.
Tout ce qu'il y a à savoir sur ce météore est ici
et le lien est dans les commentaires, si je mens je vais me faire...

jeudi 5 février 2009

bulldozer - j'suis punk (1978)


"Dehors les gens se pressent
pour aller au boulot
Moi qui suis dans ma caisse
bien peinard, bien au chaud
J’ai quand même un peu le trac,
quand j’vois un poulaga
Qui passe d’vant ma baraque,
c’est p’t être mes chèques en bois
Il était une fois, il était une tranche de foie dans l’ouest
Sacré bon dieu d’cuillère en bois"

Un sommet inégalé.

Titres :
-J'suis punk
-Corned beef
-L'enclume des jours
-Pourvu que Satan me pardonne
-L'ogre bolchevique
-Il était une tranche de foie dans l'ouest
-Oh yeah ! oh no !
-Lulu
-Y'en a ras l'bol
-Sauve qui punk

Gerry Zipanar : plombier zingueur, spécialiste de la tuyauterie, guitare rythmique, chant
Emile “Lulu” Palfium : guitare solo
Jérome Boche : peintre en bâtiment - basse
Lolita Carabine : danseuse, chanteuse
René Moulinot : batterie

Ingénieur du son : Gérard Weiss au studio Davout


Le lien est dans les commentaires, si je mens je vais en enfer.

mercredi 4 février 2009

François Béranger - en public (1977)


S'il vivait encore, il jouerait dans les meetings de Besançenot : il était tellement de gauche que quand il est parti, la gauche est partie avec lui, pour paraphraser les Fatals Picards, dont l'ironie pseudo-nihiliste me semble paradoxalement de droite.
Un live période MJC, mythique pour ceusses qui se le sont passé en boucle à l'époque, inaudible pour les autres.
Le lien est dans les commentaires, si je mens je vais en enfer.

lundi 2 février 2009

bernard lavilliers - pouvoirs (1979)


Bide absolu dans la carrière du métallo mégalo, ce disque a creusé un gros cratère dans mon cerveau (j'avais 16 ans en 79) par son caractère résolument hybride : la rencontre d'un tract de la lcr période krivine et du rock progressif tendance king crimson sous prozac.
"La peur a une odeur de carnaval cru
Que des allemands rasés contemplent des terrasses
Ils laissent louvoyer ce serpent de la crasse
Son poignard de bronze contre sa cuisse nue..."
L'alexandrin fastoche psalmodié sur la basse fretless de pascal arroyo et les claviers brumeux de françois bréant, c'était kek' chose...
Le lien est dans les commentaires, si je mens je vais en enfer.
J'ai eu beaucoup de mal à trouver cette mauvaise version à 128kbps, ceux qui ont mieux peuvent me le faire savoir.

dimanche 1 février 2009

Je suis une tombe : un début et une fin


Pour m'exprimer son étanchéité à toute forme de commérage, un ami m'a dit un jour "je suis une tombe".
Je lui ai répondu que ça ferait une très jolie épitaphe.
Sur ce blog, je mettrai en ligne des disques et des BD généralement introuvables voire incunables, afin de ne pas nuire au petit commerce.
Musique pour évaluation : si ça vous plait, soyez gentils d'acheter le disque, qu'on trouve en général si on se donne la peine de chercher.

Pour y accéder, le lien est dans les commentaires.
C'est pas bien compliqué.
Etant venu au monde nu et sans opinions, je déposerai ici ce que je ne pourrai emporter avec moi quand je fusionnerai avec le grand Tout.
Un linceul n'a pas de poches pour y glisser sa carte fnac.